[Up and Down] The US Version, une fin octobre et un mois de novembre interstellaire

Chronique écrite par @Manu_Calafiore, le Suricate que vous pouvez aussi lire ici

Hello everyone !

Après avoir mouliné, analysé, digéré et recompté les billets verts, voici le box-office US. Retour dur deux mois pour le prix d’un et sur les bons et mauvais moments qu’ont connu les salles américaines.

Encore une fois, le principe est clair : un points sur les blockbusters puis les films indie et les surprises de ces deux mois.

Ainsi, vous découvrirez les Up and Down dans chacune des catégories, ce qui sera plus simple pour s’y retrouver.

 

Up-and-Down-Dumb-and-Dumber-To

Cette fois, nous n’ouvrons pas avec une franchise mais bien avec un film d’une beauté incomparable :

  • Interstellar de Christopher Nolan cumulent déjà 122,7 millions de dollars de recettes. Je vous entends déjà me dire : « Oui mais Nolan a déjà fait beaucoup mieux avec les Batman! ». Et vous n’auriez pas tort du tout… en effet, les scores sont pour le moment en-deçà des aventures de l’homme chauve-souris, mais son nouveau film n’est ni un film de supers-héros, ni une nouvelle franchise ou une suite quelconque. Interstellar est à la fois une œuvre personnelle et en même temps un hommage (à Kubrick, Disney, aux pionniers de l’espace) et une superbe histoire d’amour filiale. Interstellar porte en lui : la magie des vieux films des années 1980 et en même temps la modernité du scénario des frères Nolan. On retrouve également l’inventivité du réalisateur, l’humour léger et toujours à point nommé, la rigueur scientifique et la mise en avant des acteurs. Une mise en avant qui permet de découvrir Matthew McConaughey tout en nuance et en subtilité, Anne Hattaway radieuse et surtout dans le doute ou encore Jessica Chastain lumineuse et investie. Vous l’aurez compris, attendu comme le Messie (pas le joueur bien entendu… d’accord j’arrête l’humour), Nolan a réussi son pari car pour une durée de 2h49, il réussit à emporter le marché américain et le monde (bon certes, il n’a pas réussi à être premier lors de sa sortie aux USA mais qui lui en tiendra rigueur). Un voyage sublime dans l’espace, dans le temps et dans le cœur des hommes. Une œuvre qui est déjà un classique et vous l’aurez compris pour laquelle j’ai un immense coup de cœur.
 Interstellar-Critique-Image-4Interstellar, un film Warner Bros. France

 

  • Hungers Games : La Révolte – Partie 1 de Francis Lawrence. C’est le retour de Jennifer Lawrence et c’est une belle réussite. Déjà 7ème du box-office annuel (« et ce n’est pas fini » air connu), mais cependant ce n’est pas génial pour autant. En effet pour sa première semaine, le film cumule 121,9 millions de dollars de recette mais c’est moins que le premier volet (152 millions) et le second (158 millions). En adoptant la devise du « diviser pour mieux gagner », en gros couper en deux le dernier volet pour que le spectateur retrouve les sensations du livre et ne crie pas au saccage… ou alors, c’est la version mercantile : pour que le producteur soit plus heureux pour finir l’année. Quoi qu’il en soit, cette devise ne fonctionne pas pour HG3 même si les scores seront atteints (300 millions de dollars de recettes), il va falloir que la seconde partie soit juste parfaite !

 

  • Les Nouveaux Héros de Don Hall et Chris Williams. Voilà le Disney de Noël (pour février chez nous… va falloir attendre) adapté de héros chez Marvel. Oui le catalogue est inépuisable mais ces héros sont peu connus et les premiers graphiques et images révélées chez nous valent véritablement le détour : de l’humour, de la fantaisie et surtout beaucoup de bons sentiments (cela fait partie des Disney mais là c’est loin d’être mièvre). Une réussite telle que Disney finira parmi les 15 premiers de l’année : merveilleux non ?!

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  • Dumber & Dumber De de Bobby et Peter Farelly: ils reviennent et sont encore plus débiles. 20 ans après avoir plié en deux le public US, il fallait au moins ça pour plaire de nouveau. Pour être débile, c’est clair que c’est débile mais souvent drôle car ils sont sans limite et ils jouent sur ce souvenir que l’on garde des mésaventures de Lloyd et Harry… certes ce n’est pas toujours très fin et même par moment limite scabreux mais ce retour est un succès véritable aux USA. Chez nous, cela ne devrait pas être le même scénario mais par moment les suites ont du bon.

 

  • Dracula Untold de Gary Shore: à peine 56 millions de billets vendus… c’est très peu même trop peu pour ce film qui se veut installer une nouvelle franchise, d’autant que le budget est de 70 millions de dollars. C’est l’international qui sauvera ce Dracula (156,7 millions) pour entraîner la préparation d’un deuxième volet car Luke Evans n’a pas été frappé par cet insuccès américain, plutôt mis sur le compte d’un scénario léger ne renouvelant pas totalement le mythe du vampire.

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Up-and-Down-Nightcrawler

En cette période, les studios placent leurs billes pour les Oscars car avec les blockbusters, ce sont les indies qui récoltent les statuettes… et vous verrez qu’il y a un léger goût de prix à venir.

  • Une Merveilleuse Histoire du Temps de James Marsh: calibré pour la course aux Oscars, ce biopic sur la vie de Stephen Hawking, génial scientifique, étudiant brillant en cosmologie, dont la vie marquée par la maladie de Charcot va conditionner ses découvertes. C’est aussi une formidable histoire d’amour car son épouse Jane, interprétée avec conviction par Felicity Jones, sera un soutien sans faille dans son avancée pour la science et surtout sa vie personnelle. Un biopic avec deux interprètes livrant une interprétation de qualité et d’exception, un film qui ne verse jamais dans le larmoyant mais plutôt dans l’émotion : vous avez là tous les ingrédients pour les Oscars. Si le film est juste sorti dans 5 salles, il a cumulé 208 000 dollars de recettes permettant son extension à 802 salles pour un cumul de 9,6 millions de dollars, soit un début de carrière en fanfare pour un film indépendant… lui permettant ainsi une progression constante jusqu’aux Oscars, et sans doute les plus belles récompenses d’ici là.

 

  • Night Call de Dan Gilroy: Jake Gyllenhaal ne fait rien comme les autres : brouillant les pistes entre Prisonners et Enemy, le voici désormais dans un film qui dénonce le monde des médias et de l’infotainment (si vous préférez l’info-spectacle) qui fait sensation aux USA. Parfois, quand on tend un miroir aux Américains, ils le prennent et le repoussent aussitôt, ne préférant pas voir leurs défauts. Ici, ce miroir n’est en rien déformant et pour son premier week-end d’exploitation, Night call (appelé Nightcrawler aux USA) engrange déjà 28,7 millions de dollars de tickets vendus et s’octroie une belle seconde place au box-office. Voici un sérieux concurrent aux Oscars pour fin février dont Jake qui devrait enfin recevoir la deuxième nomination tant attendue pour ce rôle hallucinant. Enfin, Dan Gilroy montre une maîtrise de l’image et de la caméra qui pourrait lui valoir une nomination, sans doute pas l’Oscar, mais au moins braquer les projecteurs sur sa personne… et à juste titre.

 

  • Vincent de Theodore Melfi: c’est Netflix qui distribue le film chez nous directement sur son réseau câblé et non pas en salles. Ce sont les Weinstein qui produisent et pourraient permettre enfin la première statuette tant désirée par Bill Murray. En sept semaines, 36,7 millions de dollars de recettes : cela peut sembler peu bien entendu face aux blockbusters mais ce petit film indépendant prend une ampleur considérable. Notamment parce que Bill Murray pourrait enfin obtenir une petite statuette, mais aussi parce qu’il remet en course Melissa McCarthy et Naomi Watts dans des rôles d’actrices légères et drôles mais surtout parce qu’il les remet au premier plan.

 

  • Et aussi Birdman de Alejandro González Iñárritu: Michael Keaton devrait aussi partir dans la course aux Oscars. Pourquoi ? Parce que présenté à Venise, le film a fait son petit effet magique. C’est surtout le grand retour d’Iñárritu après Biutiful permettant à Bardem de recevoir un prix d’interprétation à Cannes. Certes, pas de prix à Venise pour Keaton, mais encore une fois 17,2 millions de recettes pour un film qui n’est pas encore sorti dans tous les cinémas de la planète et qui remboursera sans souci ses 18 millions de budget. Si on ajoute une nomination aux Oscars, le film pourra engranger 25 millions et ce serait parfait pour Iñárritu !
Up-and-Down-BirdmanBirdman, un film Twentieth Century Fox France

 

  • Enfin, on conclura avec La Légende de Manolo de Jorge R. Gutiérrez: magique, bouleversant, drôle et d’inspiration très Guillermo Del Toresque (oui, je peux le dire), ce book of life (dans la version originale) a séduit les plus jeunes au point de réussir à obtenir 48,3 millions de recettes sur le sol américain. Là, c’est un échec car le budget est de 50 millions de dollars… pourtant à l’international, le budget s’équilibre fortement : 88,2 millions. En fait, l’échec n’est pas réel car pour les Oscars, la légende de Manolo est en bonne position pour le meilleur film d’animation de l’année et surtout, la fête des morts aura trouvé un écho aux USA, à tel point que désormais, on ne va plus confondre Hallowwen avec la fête mexicaine. Aussi demi-succès, semi-échec : laissez-moi pousser le curseur vers le succès mérité pour ce bijou.

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 Up-and-Down-John-Wick

  • Ouija de Stiles White. Il y a une règle aux USA : toujours viser un certain public en fonction de la fête du calendrier. Ainsi, les amoureux ont droit à leur film pour la Saint Valentin, les enfants à leur film de Noël et les ados à leur frisson d’Halloween. Ouija fait partie de cette catégorie : une groupe d’amis, une planche de spiritisme et la libération d’esprits terribles. Présenté ainsi, le film ne donne pas envie et pourtant positionné pile sur le créneau jeunes ados, il a cartonné en salles. Après la poupée Annabelle, cela fait donc un nouveau succès pour le genre « horreur » dont on prédit souvent la fin mais qui renaît toujours de ses cendres. Au total, ce sont 50,3 millions de recettes pour un budget de 5 millions de dollars : pour un premier film, Stiles White réussit un coup de maître !

 

  • The Imitation Game de Morten Tyldum: véritable surprise ! En trois jours, ce biopic sur la façon dont le mathématicien Alan Turing a réussi à décoder la fameuse machine Enigma des Nazis durant la Seconde guerre mondiale, engrange : 482 000 dollars sur 4 salles. Vous avez bien lu : seulement, quatre salles, juste de quoi le préparer pour la course aux Oscars. Les salles vont ainsi se multiplier par le bouche-à-oreilles pour permettre également un écho pour les Oscars et les nominations qui auront lieu le jeudi 15 janvier 2015. Et de vous à moi, ce film est magistral : Benedict Cumberbacht devrait connaître ici sa première nomination aux Oscars et Keira Knightley devrait obtenir la précieuse statuette pour son second rôle épatant. Réponse : le dimanche 22 février 2015 (enfin dans la nuit du dimanche au lundi pour nous en France).

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  • John Wick de David Leitch et Chad Stahelski: échec cuisant ! Keanu Reeves aura donc beaucoup de difficulté à faire de 2014, l’année du renouveau. Malgré un scénario convenable et solide, le film ne plait pas aux USA : 40,7 millions pour un budget de 20 millions… je vous vois venir : « mais il ne sait pas compter celui-ci ! ». Et bien si, malheureusement, la campagne promotionnelle a coûté tellement cher et les espoirs fondés sur Keanu tellement fort que l’on ne pourra pas lancer de franchise… et oui, c’est là que le bât blesse : il était prévu que Keanu lance une franchise et relance sa carrière. Si pour le dernier point, c’est envisageable, pour la suite, ce n’est pas possible… quel avenir possible pour monsieur Reeves ? Encore du travail en perspective pour l’acteur afin de revenir au premier plan, sans doute sous la caméra de Nicolas Winding Refn pour une relecture de l’histoire du Dr. Jekyll.

 

  • Suite des mauvaises surprises: Alexander and the terrible, horrible, no good very, bad day de Miguel Arteta. 64 millions de recettes pour un budget de 28 millions, c’est pas mal, non ? Mais c’est tellement peu pour Steve Carell plutôt habitué à 150 millions en quelques semaines. En fait, il faut voir que de semaine en semaine, le film n’a pas réussi à se maintenir : -40% de moyenne en moins de semaine en semaine depuis le 10 octobre. Et surtout, pour son week-end de sortie, ce Disney n’a réussi à vendre que 18,3 millions de dollars de recettes. C’est donc faible : la faute à un mauvais calibrage de la sortie car en effet, la nouvelle réalisation de Miguel Arteta était le film familial typique de Thanksgiving. Dommage donc !

 

  • On conclut avec la plus mauvaise surprise de la semaine : Fury de David Ayer. Ratage total ! Malgré une histoire forte, une reconstitution exemplaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, le film s’est planté partout où il a été présenté : trop long, des effets spéciaux ratés (les tirs des armes à feux sont maintenant équipées « Star Wars »… si, si, regardez et vous ne pourrez que penser aux films de Lucas), des acteurs habités mais qui s’embourbent dans des langueurs inutiles. Voilà pourquoi Fury n’aura pas su séduire les foules malgré un casting investi : Brad Pitt et Shia LaBeouf totalement sidérants dans cette histoire. Allez on oublie et on passe à autre chose ?!
 Fury-Brad-Pitt-Critique-Image-7Fury, un film

Qui aurait pu dire que Keanu Reeves ne réussirait pas à emporter l’adhésion avec son nouveau rôle d’action hero désabusé ? Qui pouvait prévoir le succès en demi-teinte de Fury avec pourtant Brad Pitt ? Ou encore l’excellente stabilité de St Vincent ? C’est aussi ça la magie du cinéma, surtout aux USA.

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Up-and-Down-Exodus

De grosses pointures et du beau monde est attendu en salles aux USA… parfois des sorties purement US et parfois des films qui pourraient surprendre, jugez plutôt :

  • Les Pingouins de Madagascar qui ont très mal démarré son week-end, le dernier de novembre.
  • Wild de Jean-Marc Vallée avec une sublime Reese Whitherspoon : Oscar en vue ?
  • Exodus : Gods and kings de Ridley Scott: totalement allumé sur le net et les réseaux sociaux car le réalisateur a choisi Christian Bale et Joel Edgerton pour jouer un Hébreu et un Egyptien. En clair deux blancs car Hollywood n’aurait pas d’acteurs suffisamment bons dans les rangs de la diversité pour interpréter cet homme de foi et ce pharaon ?
  • Le remake de la comédie musicale Annie avec la jeune : Quvenzhane Wallis, découverte dans les bêtes du Sud sauvage.
  • Et surtout un affrontement se prépare : Le Hobbit, la bataille des cinq armées (dernier volet) face à La Nuit au Musée 3 : Le Secret des Pharaons avec Ben Stiller et le regretté Robin Williams.
  • Le nouveau délire de Seth Rogen qui s’adjoint les services de James Franco : The Interview de Evan Goldberg et Seth Rogen (aussi derrière la caméra).
  • Et la mise en image du scénario des frères Coen par Angelina Jolie: Unbroken avec la révélation Jack O’Connell (épatant dans ’71) pour un biopic sur la vie du coureur olympique, Louis Zamperini.
  • Into the Woods de Rob Marshall: encore une adaptation de comédie musicale (par monsieur Chicago quand même !!!) sur grand écran avec une exceptionnelle Meryl Streep. Et d’ailleurs, voici la bande-annonce :

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Et sans doute quelques autres bonnes surprises non citées aussi mais dont on reparlera lors du prochain point box-office…

 

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BOX-OFFICE USA (au 30 novembre)

Et depuis janvier, comment se comporte les 10 films les plus vus aux USA ?

RANG TITRE RECETTES
1 Les gardiens de la galaxie 331,8 millions de $
2 Captain America : le soldat de l’hiver 259,8 millions de $
3 The LEGO Movie 257,7 millions de $
4 Transformers : l’âge de l’extinction 245,4 millions de $
5 Maléfique 241,4 millions de $
6 X-Men : Days of Future Past 233,9 millions de $
7 Hungers Games : la révolte – Partie 1 225,7 millions de $
8 La planète des singes : l’affrontement 208,5 millions de $
9 The amazing Spider-Man : le destin d’un héros 202,8 millions de $
10 Godzilla 200,7 millions de $

 

Bilan de tout ça : Une grande nouveauté : le succès en cours du troisième volet d’Hunger games qui devrait encore grappiller des places. Reste l’arrivée du Hobbit pour décembre et sans doute l’entrée parmi les 10 premiers des nouveaux héros proposés par Disney. De beaux cadeaux de Noël en l’occurrence !

Source : Box Office Mojo (http://boxofficemojo.com/yearly/chart/?yr=2014&p=.htm)

 

 

La conclusion du mois

On se donne rendez-vous l’année prochaine pour découvrir les chiffres de décembre et se poser la terrible question : le box-office US sera-t-il à la hauteur de 2014 et donc dépasser les 10 milliards de recettes car pour le moment, c’est juste 9,19 milliards soit à peine le niveau de 2011. Très clairement un été 2014 pourri en est la conséquence.

 

D’ici là, n’hésitez pas à vous rendre en salles pour une toile ou plus… et bien entendu : Enjoy !

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0 commentaire sur “[Up and Down] The US Version, une fin octobre et un mois de novembre interstellaire

  1. Je vous trouve un peu dur avec John Wick et Fury. Fury n’est un gros hit, mais prêt de 200 Milion de recette mondial pour 70 Milion de budget (hors marketing) j’appelle pas sa un ratage, un demi succès au pire. John wick 20 million de budget 120 Milion de recette mondial, des critique globalement positive, et un fort potentiel en dvd c pas mal non plus. Peut loin des attentes je ne sais pas, mais pas médiocre

    1. Pour répondre à la place d’Emmanuel qui écrit cette chronique, on ne parle ici que des recettes cumulées sur les territoires américains. On juge uniquement sur les chiffres et attentes au niveau du Box Office US. Pour ce qui est de l’international, c’est une autre chronique (trois chroniques dédiées au Box Office, une France, une US et une Internationale).

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