The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros [Critique]

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“Un produit commercial, mais divertissant”

“Ce n’est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville.  Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui.  Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp.”

Seulement deux ans après la sortie du tant critiqué The Amazing Spider-Man, Marc Webb et son équipe rempilent une seconde fois, pour non pas The Amazing Spider-Man 2, mais The Amazing Spider-Man : Le Destin d’un Héros. On ne dit pas merci aux distributeurs/producteurs français pour avoir donné un tel nom au film, mais mis à part sa longueur excessive, ce titre correspond pleinement au film qu’il présente. Suite directe ou presque à The Amazing Spider-Man, ce dernier avait laissé Peter Parker seul face à son destin, devant choisir entre respecter sa parole donnée au préalable au Captaine Stacy et sauter dans les bras de celle qu’il aime. Il était en proie aux doutes et devait faire un choix même si celui-ci le blessait lui ainsi que celle qu’il aime, Gwen Stacy. Il est bien beau de faire de tels choix dans un premier film, mais le but d’une suite – qui plus est directe -, est de retrouver un personnage désemparé et ne sachant pas quoi faire. Que ni-ni, avec la scène d’introduction de The Amazing Spider-Man : Le Destin d’un Héros on débute un nouvel arc narratif centré sur les parents de Peter Parker. Film commercial, dont Marc Webb a seulement le droit de contrôle sur la caméra et sur la direction de ses acteurs, on sent dans le script de ce film, une envie de développer et d’utiliser plusieurs d’arcs narratifs. Comme la série de livres pour enfants, Martine, on retrouve dans ce film plusieurs arcs narratifs que l’on pourrait qualifié de Peter et ses Parents, Peter avec Gwen, Peter avec Max Dillon, Peter retrouve Harry Osborn…

Ce scénario développe en tout et pour tout une dizaine d’arcs narratifs dont cinq sont centrés sur des personnages bien spécifiques. Grâce à un montage dynamique et à un film dont la durée – finalement trop courte pour tout le contenu qu’il souhaite exploité – est de 2h15 sans générique, le film s’en sort bien, car il arrive à utiliser tous les arcs narratifs. L’histoire entre Peter Parker et Gwen Stacy évolue correctement sous nos yeux, et on comprend immédiatement quelles relations entretiennent les personnages entre eux. Tous les arcs narratifs s’entremêlent et se rejoignent timidement, mais correctement. On retiendra notamment une très belle utilisation de l’industrie Oscorp qui sert finalement de “hub” central aux rencontres entre Gwen, Max Dillon et Harry Osborn. Le scénario est donc efficace, mais son aspect commercial et stéréotypé. Le but d’un commercial est de vendre son produit au plus vite pour que les rentrées d’argent soient au beau fixe. Ils ont appliqué exactement la même chose au scénario de ce film et ça fait mal. Chaque arc narratif existant dans ce scénario est utilisé sans en exploiter la majeure partie. Malgré une belle présence à l’image de la romance entre Peter Parker et Gwen Stacy – Mark Webb, réalisateur du superbe 500 Jours Ensemble… -, même cette histoire n’est pas exploitée dans son intégralité. Chaque personnage est intéressant et toutes les relations naissantes et déjà préalablement existantes le sont également, mais elles sont seulement survolé et utilisé dans le but d’arriver à un final explosif et spectaculaire. Max Dillon, humain malheureusement rejeté par ses confrères, a besoin d’affections, a besoin d’aider quelqu’un pour se sentir vivant. Sa personnalité est au combien intéressante. À la fois antipathique et attachant, on éprouve une certaine forme de pitié pour lui et on comprend ses sentiments, mais à l’image ils sont seulement survolés. Pour ajouter de la grandeur et de la folie à ce personnage, le film passe par un traitement sonore qui est impeccable.

L’opposition entre le thème d’Électro et celui de Spider-Man est superbe et nous offre un affrontement qui est à la fois visuel et sonore, mais encore une fois cet affrontement est gâché par un besoin de vite passé à un autre personnage ou un autre arc narratif pour en finir au plus vite. Cette précipitation commerciale, régie par l’odeur de l’argent est répugnante et presque scandaleuse puisque ça gâche en partie le potentiel d’une œuvre cinématographique. Toutefois, si on fait outre ces problèmes scénaristiques, il reste un scénario efficace pour un film dont la volonté principale est d’offrir un divertissement explosif et spectaculaire dont le rythme ne monte pas crescendo, mais reste contant et explosif du début à la fin. Très efficace dans son genre, The Amazing Spider-Man : Le Destin d’un Héros est un blockbuster au combien sympathique durant lequel vous en prenez à la fois pleins les yeux et plein les oreilles. Après nous avoir gracieusement offert une trentaine de vidéos promotionnelles, on était en proie aux doutes concernant les effets spéciaux et l’aspect pop du film. Usant de couleurs explosives et d’une colorimétrie qui n’a jamais été aussi vive, il faut dire que visuellement le pari était risque, mais il est réussi. Le premier affrontement entre Électro et Spider-Man est impressionnant et malgré une réalisation qui use un peu trop du 360 degrés en steady cam pour nous dévoiler les lumières de la ville, on en prend plein la vue.

Aérienne et fluide en toute circonstance, malgré des plans inutiles et des cadrages qui peuvent être audacieux comme complètement à la ramasse, Mark Webb dirige son film convenablement et permet une belle visibilité sur les affrontements qui sont central au film. De plus, on notera une 3D qui pour une fois renforce en l’immersion et permet de donner une tout autre aux déplacements de Spider-Man, malgré une luminosité malheureusement réduite. Redouté par certains, attendu de pied ferme par d’autres, The Amazing Spider-Man : Le Destin d’un Héros est un bon divertissement alors qu’il aurait pu nous mettre une claque. Laissant dans la cave d’Oscorp l’aspect dramatique du destin de Spider-Man, à cause d’un scénario qui se perd dans un nombre trop important d’arcs narratifs et de personnages – dont la moitié sont inutiles -, il nous reste un scénario convenable, permettant la mise en place de scènes d’actions virevoltantes et impressionnantes. Doté d’un casting convaincant, d’effets visuels pop et chatoyants ainsi que d’une bande sonore incroyablement percutante, ce film a tout du blockbuster permettant de passé un moment agréable sans se blesser un neurone. Commercial, stéréotypé et frustrant, mais efficace, impressionnant et divertissant.

3/5

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