Snoopy et les Peanuts (Critique | 2015) réalisé par Steve Martino

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Synopsis : “Snoopy, Charlie Brown, Lucy, Linus et le reste du gang bien aimé des « Peanuts » font leurs débuts sur grand écran, comme vous ne les avez jamais vus auparavant, en 3D ! Charlie Brown, le loser le plus adorable qui soit, se lance dans une aventure héroïque, tandis que son plus fidèle compagnon, Snoopy, s’élance dans les airs à la poursuite de son ennemi juré le Baron Rouge.”

Tout d’abord apparus sous la forme de “comic strip”, les Peanuts font depuis longtemps parti de la culture internationale. Courtes bandes dessinées de quelques cases qui se succèdent, majoritairement 4 à 6 cases, le comic strip cherche à détendre le temps d’une chute le lecteur d’un journal. Un personnage récurrent va être l’acteur d’une action cocasse. Il va chuter, se moquer ou faire chuter un second personnage. C’est court, mais le fait de trouver chaque jour une nouvelle action de ce dit personnage permet de créer une affiliation immédiate avec le lecteur. Le rire passe plus facilement, car le lecteur connaît déjà ce personnage. Charlot a, à l’image de Snoopy, également été le héros de “comic strip”. Cette fois, l’on parle de Snoopy et des habitants de son village, les Peanuts. Ils sont de retour, non pas en vignettes, ni à la télévision, mais bien au cinéma. Snoopy et Les Peanuts pour la première fois au cinéma (après rectification, c’est bien la seconde apparition au cinéma de Charlie Brown après Un petit garçon appelé Charlie Brown en 1969), alors qu’ils ont déjà plus de cinquante ans. Une chose est sûre, ils ne les font pas et sont toujours aussi mignons.

Mignon, va être l’adjectif récurant et qui convient le plus à ce film d’animation de noël. Laissons de côté la saga L’Age de Glace qui se détériore épisode après épisode à une vitesse plus impressionnante que la fonte des glaces, pour nous focaliser sur cette nouvelle production des studios BlueSky. Changement de registre, tout en conservant le même public. Snoopy et les Peanuts est un film que l’on conseille avant tout pour un public qui a entre 3 et 13 ans. Ainsi que pour les parents et les amateurs de cinéma d’animation. Les adolescents et allergiques à la naïveté enfantine trouveront en ce film d’animation tous les défauts du monde. Notamment en son scénario. Snoopy et les Peanuts, use des stéréotypes mis en place par les diverses adaptations qu’ont connus les Peanuts. Les personnages majeurs bien connus des fidèles sont présents et possèdent les caractères qu’ils leur connaissaient déjà. C’est une adaptation fidèle en tous points, ce qui va permettre aux parents et cinéphiles qui connaissaient les Peanuts, de retomber en enfance le temps du film. Craig Schulz, scénariste du film aura réussi à faire honneur au travail de son père, Charles M. Schulz, créateur des Peanuts. On retrouve en ce film d’animation, un scénario bienveillant qui ne dévalorise jamais ses personnages. Des moments de tristesses vont surgir la bienveillance et la morale qui poussera les enfants qui se retrouveront en ce loser de Charlie Brown, à croire en eux et en leurs rêves.

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Snoopy et les Peanuts raconte l’histoire de Charlie Brown, enfant à qui il n’arrive que des malheurs, mais qui grâce à son fidèle chien Snoopy ne perd jamais espoir. C’est cette même histoire qui est ressassée depuis les “comic strip” originaux, qui ont par la suite été embellis d’arcs narratifs secondaires. Arcs narratifs qui sont également présents dans ce film, qui regroupe tout ce qui fait l’essence des Peanuts. Charlie Brown et son cerf-volant ; Charlie Brown et la fille aux cheveux roux ; Snoopy contre le terrible Baron RougeSnoopy et les Peanuts reprend les moments clefs de la licence et en a fait un film d’animation de plus de 1h20. Les références sont indénombrables, car retranscrite tant sur le plan visuel que sur le plan sonore. Certains thèmes présents dans les dessins animés et épisodes spéciaux sont présents dans le film en plus des compositions originales. Compositions signées Christophe Beck. La composante nostalgique est majeure dans ce film d’animation, mais celui qui n’aura pas grandi ou connu Snoopy ou les Peanuts (traduction différente suivant les époques et médias) ne trouvera pas un plaisir similaire au visionnage. Snoopy et les Peanuts c’est avant tout un film d’animation de Noël fait pour les tout petits, avec des personnages simplets et des gags enfantins. Les réactions ainsi que les différentes répliques que déclament les personnages sont excessives et très enfantines. Chose qui ne dérangera pas le spectateur aguerri, qui ne sera pas surpris par ce ton très enfantin porté haut et court par le film.

En sus d’un scénario extrêmement plat et sans surprise, Snoopy et les Peanuts possède un rythme inégal. Défaut notamment dû à une structure narrative construite à partir de plusieurs dizaines de scènes qui auraient pu être des courts animés à part entière. Les longueurs et moments de flottements sont maintenus à flot grâce à des séquences de rêves ingénieux dans leur mise en scène. Des séquences où Snoopy devient héros du film et qui s’avèrent être en contradiction avec le reste du film. D’une mise en scène qui joue sur l’horizontalité à l’image d’un “comic strip” avec des déplacements uniquement latéraux de la caméra, on passe à des séquences d’action vertigineuse. La trois dimension numérique déploie ses ailes dans des courses poursuites dynamiques et impressionnantes mêmes si redondantes à la longue. Le film a de véritables problèmes de rythme de ce fait et la sympathie, aussi forte peut-être être, envers les personnages n’y change rien. Les moins vaillants se rattacheront au style visuel apprêté à ce film, qui est véritablement unique. Un parfait hommage à la licence, avec un character design rétro, mais des environnements plus fouillés et aux textures plus fines. La direction artistique haute en couleur égaye les environnements en concordance avec cet esprit bienveillant et mignon qui enrobe le film.


En Conclusion :

Snoopy et les Peanuts est incontestablement le film d’animation de Noël. Sa date de sortie calée au 23 décembre 2015 est judicieuse. Les enfants trouveront en ce film d’animation des personnages attachants, une morale bienveillante et des séquences dans lesquelles ils pourraient se projeter avec humour et sympathie. Si la carte de la nostalgie fonctionnera pour les connaisseurs, les autres spectateurs pourraient rester de marbre devant un film gentillet et simplet, aux personnages stéréotypés. Reste un style visuel unique et des idées de mise en scène géniales qui usent, sans abuser d’un esprit cartoon. Ce qui ajoute un décalage et offre quelques beaux moments d’humour. Pas un grand film d’animation, mais un beau film d’animation pour les fêtes.


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2 commentaires sur “Snoopy et les Peanuts (Critique | 2015) réalisé par Steve Martino

  1. Les journaleux qui parlent à tort d’une première fois sur grand écran, à propos des Peanuts, n’ont pas visiblement pas étudié leur sujet ! Au cinéma, il y a déjà eu : Un petit garçon appelé Charlie Brown, film d’animation long métrage datant de 1969, avec une chanson du générique de la version française écrite et interprétée par Serge Gainsbourg…

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