Le Grand Méchant Renard co-réalisé par Benjamin Renner [Sortie de Séances Cinéma]

Synopsis : “Ceux qui pensent que la campagne est un lieu calme et paisible se trompent, on y trouve des animaux particulièrement agités, un Renard qui se prend pour une poule, un Lapin qui fait la cigogne et un Canard qui veut remplacer le Père Noël. Si vous voulez prendre des vacances, passez votre chemin…”


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

cinetick[maxbutton id=”101″]


Voici le grand retour du magicien Benjamin Renner. Souvenez-vous en 2012, il avait porté sur grand écran l’adaptation de la bande dessinée Ernest et Célestine avec Vincent Patar et Stéphane Aubier. Avec un plaisir non dissimulé, ce petit film d’animation s’était frayé un chemin jusqu’au César du meilleur film d’animation et avait obtenu une nomination aux Oscars. Cette fois, Benjamin Renner décide d’adapter son ouvrage : Le Grand Méchant Renard en demandant un petit coup de main à Patrick Imbert. Pour la petite histoire, avant d’évoquer le film en lui-même, sachez que ces histoires sont en création depuis que l’auteur a l’âge de 10 ans. Chaque année, il offrait une nouvelle histoire à sa famille. Et pour ponctuer le tout, les animaux de cette ferme de malades agissent et réagissent comme des êtres humains ! Benjamin Renner reprend ici les grands principes de Jean de La Fontaine et de Marcel Aymé : parler de nos tracas du quotidien avec des animaux qui vivent et pensent comme nous !

Il faut sauver Noël : cela semble plutôt mal entamé !

Et un thème central revient : celui de la famille. Celle que l’on a, celle que l’on se crée, celle avec laquelle on a envie de grandir et d’évoluer. Sous la forme de trois contes, voici notre basse-cour réunie sur la scène d’un théâtre pour nous narrer des tranches de vie cocasse. À l’amateurisme d’une troupe qui ne sait plus trop où elle en est, s’offrent très vite devant nos yeux trois histoires complètes et hilarantes. Assurer la livraison d’un bébé qu’une cigogne blessée ne pourra réussir à accomplir. Voler des œufs pour prouver que l’on est le grand méchant renard, bien plus féroce et terrifiant que le loup. Et enfin tout faire pour sauver Noël et offrir aux enfants les cadeaux attendus. Chaque aventure n’étant pas sans conséquence sur nos personnages principaux.

Ces derniers sont tous aussi dingues les uns que les autres. Imaginer un peu : un cochon terre-à-terre, un canard colérique, un lapin barge, un renard qui va s’avérer “maman poule” et un chien qui fait juste office de concierge d’une ferme où les poules prennent le pouvoir. Les deux réalisateurs trouvent le juste équilibre entre poésie et humour. Simplicité du trait pour que ce dessin animé aille à l’essentiel : divertir ! Divertir et délivrer un message : “ensemble on est plus fort” même si les associations renard-poule, cochon-canard-lapin sont contre-nature. Calibré jeune public, ce film d’animation reste également plaisant pour les plus grands, car il fait appel au petit enfant au plus profond de nous. Et quand ces comédiens de pacotille l’ont trouvé alors ces trois contes vous transportent de bonheur, comme lors d’une veillée au coin d’un bon feu de cheminée.

En résumé, Benjamin Renner et Patrick Imbert choisissent la forme du dessin animé à l’ancienne pour proposer trois contes loufoques, drôles et décalés. Trois petites histoires mises en scène sous forme théâtrale rivalisant avec les grandes productions américaines. En apportant juste ce petit supplément d’âme qui parfois peut faire défaut aux grosses machines. Un pur bonheur de cinéma qui replonge en enfance. Cela fait un bien fou… au point d’avoir encore envie de croire au Père Noël. Si, si vous verrez…

[usr 4,5]


Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *