Le Labyrinthe : Le Remède Mortel réalisé par Wes Ball [Sortie de Séance Cinéma]

Synopsis : “Dans ce dernier volet de l’épopée LE LABYRINTHE, Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED. Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du Labyrinthe.”


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Voici enfin le dernier volet de la trilogie du Labyrinthe débutée en 2014. Suite à l’accident de Dylan O’Brien, le tournage avait été retardé expliquant cet opus en février et non en octobre. Ce Labyrinthe : le remède mortel marque le final attendu pour comprendre comment Thomas pourra sauver son ami Minho et peut-être le monde. Mais aussi lui permettre de revoir Teresa, la traîtresse. En situant l’action, six mois après la fin du second volet, Wes Ball ancre l’histoire dans la Dernière Ville contrôlée par Wicked. Après le labyrinthe dans la verdure, la terre brûlée dans le sable et le désert, voici donc l’univers composé de verre et d’acier. Une logique en quelque sorte que le réalisateur a su respecter pour coller le plus aux livres. Dystopie de nouveau, univers futuriste où la réponse reste la réalisation de l’antidote au virus mortel répandu dans le monde. Qui a la solution ? Comment peut-il être enfin amené ? Est-ce que Thomas retrouvera Teresa pour lui faire changer d’avis ? Lui faire comprendre qu’elle n’aurait pas dû trahir ses amis pour Wicked ? Des questions qui ne resteront pas sans réponses, croyez-moi ! Le réalisateur propose aussi de nouveaux morceaux de bravoure telle la superbe scène d’ouverture et un final explosif en tout point. On retrouvera également les passages obligés du corps à corps avec l’ennemi principal, le toujours aussi sexy et détestable Aiden Gillen. Et bien entendu la classe de Patricia Clarkson aussi à l’aise chez Wes Ball que chez Woody Allen.

Si la fraîcheur des acteurs procure toujours autant de plaisir notamment Rosa Salazar dont le personnage prend plus d’épaisseur, le dernier volet permet de pousser enfin le “ouf” de soulagement. Non pas que le film soit sous tension permanente et que le générique final vienne nous sortir de cette pression. Mais simplement parce qu’il était temps que cela s’arrête ! Sans enlever les qualités techniques de la réalisation et des effets spéciaux, ni le montage convenable de Dan Zimmerman, le film est encore une fois trop long et par moment trop lent. 1h54 pour le premier volume puis 2h13 pour la suite et 2h22 pour ce final ! Il aurait été tellement plus appréciable de couper au moins 30 minutes. Cela aurait offert un rythme permanent créant cette tension que l’on ne ressent que lors de la prise d’assaut de l’immeuble en verre de chez Wicked.

Wes Ball n’est pourtant pas à blâmer, car il a respecté les livres et a réussi à imposer que ce dernier volet ne soit pas découpé. Vous avez bien lu : les producteurs avaient rêvé d’un double épisode pour conclure la trilogie comme cela fut le cas pour Twilight ou encore Hunger Games. Heureusement, il a tenu bon ! Et bien lui en a pris, car l’histoire aurait pu très vite devenir un calvaire. Nous n’en sommes pas à ce point pour ce Remède Mortel cependant. Heureusement, pour cela, que le casting fait le travail de façon investie notamment Thomas Brodie-Sangster ou encore… ah non pas de spoiler, ce serait criminel de vous dire qui pourrait bien revenir dans cette conclusion. On notera juste que de nouveau Kaya Scodelario n’a qu’une seule expression de jeu, ce qui rend par moment ses passages risibles tant elle est sensée être le pendant fort de Dylan O’Brien. Mais on ne peut pas tout avoir.

En résumé, ultime volet de la saga clairement adolescente, Le Labyrinthe : Le Remède Mortel s’essouffle par ses longueurs et sa prévisibilité. Les acteurs ne sont pas coupables, car c’est malheureusement le scénario qui s’étire en longueur voire dans des scènes inutiles. Ces dernières ralentissent l’histoire alors qu’il aurait été bon de réaliser un véritable feu d’artifice promis par l’excellente ouverture du troisième et dernier opus.

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