Iron Sky {Critique}

 

“En 2018, les nazis reviennent sur terre pour former le quatrième reich.”
———————————————————————————————————-
Pour faire clair, il y a tous les films existants et il y a Iron Sky. Iron Sky n’est pas un OFNI, c’est pire que ça, mais c’est surtout mieux. Quand on voit de quoi va traiter ce film, on sait très bien qu’on va tomber sur un nanar, mais quel genre de nanar on se demande bien ! Le plus ironique dans tout ça, c’est qu’il ne s’agit pas d’un nanar à proprement parler grâce à une seule et magnifique chose qui sont…
…les effets spéciaux. Au début du film, on sent le nanar à plein nez avec des hideuses incrustations d’astronautes marchants sur la lune, puis ils découvrent une base et là déjà on voit l’étendue du talent des designers. Malgré cette base très convaincante, on voit vite arriver les décors en plastiques, mais on fait très vite abstraction des décors puisqu’ils entrent parfaitement dans la tonalité du film. On entre dans cette ambiance décalée et complètement folle très rapidement puis commence la seconde partie du film et débute réellement un nouveau film. On rentre dans une nouvelle conquête spatiale, avec des effets spéciaux éblouissants. Les incrustations sont loupées, les décors sentent le plastique, mais les effets spéciaux sont magnifiques. Grâce à ses effets spéciaux, on rentre dans une nouvelle ère, celle de la série b moderne. On a un mélange assumé entre le moche et le magnifique techniquement parlant, mais comme dans n’importe quelle série B, on a une ambiance complètement décalée et un second degré omniprésent.
———————————————————————————————————-
La forme de la base des nazis sur la lune nous met déjà dans l’ambiance et dans le ton du film. Rien que le fait que les nazis aient fuis sur la lune après la Seconde Guerre mondiale, on pouvait s’attendre à avoir un ton ironique et un second degré très développé dans le film, mais ce second degré dépasse toutes nos espérances. Le film se prend au sérieux dans ses propos afin de nous proposer un réel fil conducteur, mais il ne se prend jamais au sérieux dans le contexte et dans tous les évènements qui vont se produire. A aucun moment, on assiste à une satire de la politique mené aux États-Unis ou autre. Il suffit de dire que Sarah Palin est la présidente des États-Unis et que la représentante des forces de l’ordre sur Terre est une bimbo peu farouche aux attributs généreux pour voir dans quels délires le film compte nous emmener. Et ce n’est qu’un début, puisque le film monte crescendo pour finir dans une apothéose digne d’une réalisation Tarantino (bien évidemment, la comparaison n’est pas à prendre au premier degré).
Avec ce Iron Sky, on a un film qui monte crescendo sur tous les points. Les effets spéciaux sont de plus en plus surprenants, les séquences sont de plus en plus folles et le contexte devient de plus en plus déjanté grâce au scénario, mais surtout grâce aux dialogues qui sont de plus en crus et violents dans leurs propos. Au départ on a un film et des personnages qui sont sur la réserve, mais plus la tension monte, plus les personnages se lâchent. Chacun dans leurs domaines, ils apportent une touche de folie différente. Certains seront déjantés, car ils vont se lâcher alors qu’au début ils étaient réservés alors que d’autres seront toujours aussi fous, mais se calmerons par moment. C’est simple, on a une vraie série B moderne qui possède un second degré qui est omniprésent : dans le scénario, dans l’utilisation des effets spéciaux, dans le caractère des personnages, dans la bande sonore, dans les dialogues et…
———————————————————————————————————-
…même dans le casting. Les acteurs qui jouent dans ce film ont bien compris dans quoi ils sont et ils savent ce qu’ils doivent faire. Les premiers rôles sont très convaincants, ils ou elles sont drôles, mais surtout ils surjouent et ça c’est très important pour un film qui ne se prend pas au sérieux. Ils ne surjouent pas tous, mais ne sont pas là pour jouer sérieusement et ça se ressent. On sent que les acteurs s’amusent et prennent du bon temps pour nous offrir un film complètement délirant.
Enfin bref, vous l’aurez compris, ceux qui aiment les séries B auront trouvé en ce Iron Sky le maître qu’il manquait depuis ces dernières années. On a enfin la série B qui se moque d’elle-même, tout en étant sérieuse dans son contexte qui lui n’est que pure folie. C’est un film déjanté, qui ne doit surtout pas être pris au premier degré, mais qui doit être vu, car il est bluffant, jouissif, plaisant, mais surtout extrêmement convaincant.

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *