Embrasse-moi ! co-réalisé par Océanerosemarie [Sortie de Séances Cinéma]

Synopsis : “Océanerosemarie déborde de vie, d’amis et surtout d’ex-petites amies. Mais elle vient de rencontrer Cécile, la “cette-fois-c’est-vraiment-la-bonne” femme de sa vie ! Même si elle ne lui a pas vraiment demandé son avis…

Il est temps pour Océanerosemarie de grandir un peu pour réussir à la conquérir. En sera-t-elle seulement capable ?”


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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“Une comédie romantique : chic !” Mais vous pouvez aussi vous exclamer : “une comédie romantique : encore ?!” Et de surcroît, une comédie romantique française ! “Embrasse-Moi !“, puisque c’est le titre de cette comédie romantique, va-t-elle se planter au box-office comme ce fût précédemment le cas pour Un Profil pour Deux par exemple. Il faut donc être original pour me séduire, car je suis quand même docteur(ès) comédie romantique ! Et c’est sa singularité, une comédie romantique lesbienne, qui pourrait bien surprendre et renouveler le genre. Le démarrage laisse pourtant entrevoir une catastrophe possible : l’installation de l’histoire et des personnages semblent fouillis et brouillonne. Les interventions des ex, prouvant que notre héroïne ostéopathe est plutôt une cumularde du sexe que de la romance, sont lourdes et pataudes. Ce n’est que lorsqu’elle rencontre de façon inattendue la biche de la forêt que la comédie romantique démarre. Au passage, le choix du métier est l’idée la plus subtile du film. Océeanrosemarie est une ostéopathe, soit une personne posée, utilisant ses énergies pour faire du bien à ses patients, alors qu’elle a beaucoup de difficultés à maîtriser les siennes pour construire une histoire d’amour.

Moment de bonheur pour Cécile et Océanerosemarie entourée de Sonia et de Ludo.

Embrasse-Moi !” suit un chemin balisé : la rencontre inattendue, la tentative délirante de conquête de l’être aimée (la scène de danse contemporaine avec les phobiques est excellente), le premier baiser, la première scène d’amour, la petite brouille, la réconciliation puis le dérapage et la happy end peut-être… et malgré ce chemin classique, on a très envie de suivre Océanerosemarie dans sa tentative d’enfin se poser. Pourquoi ? Parce que son histoire d’amour lesbienne est universelle. En reprenant les codes de la comédie romantique, l’actrice-réalisatrice et son coréalisateur Cyprien Val (à qui l’on doit l’étonnant Bébé Tigre) réinvente le romantisme en normalisant tous les amours ! Sans doute est-ce idiot de l’écrire, mais une histoire d’amour lesbienne sur grand écran devient enfin une histoire d’amour tout court !

Et puis dans ce film, il y a Alice Pol convaincante dès son apparition en jeune fille sur la réserve, étonnée par ce rentre-dedans et finalement surprise et ravie. Les ficelles sont grosses et pourtant, ça marche. Si cela fonctionne aussi bien, c’est que l’entourage de l’héroïne est impeccablement dessiné : Gérgory Montel, Sophie-Mary Larrouy, Nicole Ferroni, Isaach de Bankolé, Michèle Laroque et surtout l’impayable Laure Calamy dingue à souhait. Ce casting nous permet de croire du début à la fin au petit monde qui entoure Océanerosemarie et à son histoire d’amour qui semble être enfin la bonne. Certes, ce premier film a des erreurs de montage parfois gênantes, comporte des lourdeurs narratives et se conclut par une scène de discours au mariage moyennement réussie. Alors que cela aurait dû être le sommet du film… mais n’est pas Le Mariage de mon Meilleur ami qui veut et n’est pas Julia Roberts qui veut non plus. Néanmoins, cela n’enlève rien à la fraicheur et au charme de cette première réalisation qui joue la carte du tendre avec un certain bonheur et de façon souvent inattendue.

En résumé, Océanoerosemarie et Cyprien Val signent avec “Embrasse-Moi !” une comédie romantique sympathique en diable, rythmée et épatante aux personnages bien dessinés. Il est juste dommage d’attendre une si longue exposition pour enfin entrer dans le vif du sujet et vibrer à l’histoire d’amour qui naît sous nos yeux pour nous laisser quelques petites paillettes de bonheur au final et le cœur plus léger.

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