[Critique] Code Momentum réalisé par Stephen Campanelli

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Synopsis : “Alex Farraday, l’une des meilleures braqueuses du monde, sort de sa retraite pour effectuer un dernier casse et s’emparer de précieux diamants. Lorsque son visage est accidentellement révélé pendant l’opération, elle est contrainte de fuir la ville. Elle devient la cible de la CIA et d’une organisation criminelle internationale, prête à tout pour la faire disparaître. Il ne s’agit pas que de diamants, mais Alex l’ignore encore. Alors qu’ils doivent la neutraliser par tous les moyens, les adversaires d’Alex réalisent rapidement qu’elle est la proie la plus dangereuse qu’ils n’aient jamais traquée…”

Depuis cette année, les films en direct to vidéo, vidéo à la demande et comme on l’appelle dorénavant, en e-cinéma prolifèrent. La vidéo à la demande trouve petit à petit sa place, et ce, même si la demande n’est pas forcément présente. À cause d’un manque de confiance de la part des distributeurs français et du piratage, beaucoup de films finissent rapidement dans les tréfonds des longs-métrages que l’on ne verra jamais de la plus légale des manières. Parmi eux, quelques pépites qui à cause d’un flop dans leur pays originel n’ont pas eu le droit à une sortie en bon et due forme, mais majoritairement des films d’action convenus et sans intérêts. Des films pour lesquels on se demande même comment des producteurs ont bien pu miser quelques millions de dollars dessus. Sur le papier, Momentum ou dans sa “traduction française” Code Momentum avait de quoi plaire. Qu’en est-il finalement ?

Les producteurs annonçaient le trio Olga Kurylenko, Morgan Freeman et Vincent Cassel (maintenant écarté du projet) au cœur d’un film d’action. On se dit pourquoi pas. Sauf qu’en quelques mois le rêve a tourné au cauchemar pour Stephen Campanelli dont c’est le premier film. Cauchemar est un bien grand mot puisqu’il est peut-être fier de son film et on l’espère pour lui. Néanmoins, il ne reste avec ce Code Momentum qu’un film d’action qui se prend bien trop au sérieux pour être catalogué en tant que série b et qui est trop mal écrit pour être catalogué comme un bon film d’action. Code Momentum raconte l’histoire d’une braqueuse de banque qui, suite à un braquage va être en possession d’une clef USB (décidément, Morgan Freeman a un problème avec les clefs USB) convoitée par le monde entier. Va s’engager une course poursuite, faisant d’elle l’ennemi public numéro 1 des forces de l’ordre et des mafieux. Décrite dans le synopsis, comme la plus grande braqueuse du monde, pendant le braquage, un de ses collègues va révéler le visage de la protagoniste aux otages et bandes de caméras de surveillance. Pour la meilleure braqueuse du monde, c’est ce qu’on appelle une belle boulette. Et ce n’est qu’une des absurdités que comporte l’histoire de ce film d’action.

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Vous l’aurez donc compris, meilleure braqueuse au monde ou non, l’histoire de Code Momentum est d’une nullité considérable. Cependant, attention à bien faire la distinction entre histoire sans intérêt et scénario bâclé. Un scénario ne se résume pas seulement à l’histoire, mais également aux dialogues et amorces de scènes d’action. Même si l’histoire du film est mauvaise et passe complètement au-dessus de la tête du spectateur, le scénario réussit à amorcer de belle manière les diverses scènes d’action. Grâce à quelques fulgurances de mise en scène, les scènes d’action s’enchaînent relativement bien et le film conserve durant sa première moitié un dynamisme assez agréable. Agréable pour un samedi soir entre amis avec tout ce que ça comporte. Ancien cadreur de formation, Stephen Campanelli se lance dans la lourde tâche de la réalisation avec ce film d’action. Une première réalisation foireuse, car Code Momentum se résume à un simple enchaînement de scènes d’action, mais pas dénuée de qualités.

D’une qualité plus précisément. Celle-ci n’est autre que le cadrage. Un cadrage qui n’est pas éblouissant, d’autant plus que les plans s’enchaînent très rapidement, mais qui permet à l’action d’être lisible. Il trouve toujours les cadres qui vont joliment sublimer les chorégraphies des scènes d’actions. Chorégraphies simplistes, mais pas désagréables au visionnage, encore une fois grâce au cadrage. Tout cela est emballé par une bande sonore redondante et artificielle, ainsi qu’un montage efficace, mais au rythme monotone. Ce qui n’aide pas au bon renouvellement du film, qui plus il avance, plus il devient inconsistant et difficile à regarder. Non pas que les scènes d’action ne soient plus de la même qualité, mais le manque de punch et la direction artistique insipide vont faire sombrer le film jusqu’à l’arrivée de son générique.


En Conclusion :

Code Momentum n’est pas un bon film. Il y a des films qui sortent en e-cinema et qui possèdent les qualités requises pour permettre aux spectateurs de passer un agréable moment. Outre la jolie Olga Kurylenko qui se démène tant bien que mal et tente de porter le film sur ses frêles épaules, ce Code Momentum ne réussit pas à convaincre. Les scènes d’actions ne sont pas dénuées de qualités grâce à des cadres soignés, mais la direction artistique insipide, le montage monotone, ainsi que le manque de charisme chez les méchants ne donnent pas aux scènes les éléments nécessaires pour nous emballer. Un film qui n’aura donc pas eu droit à sa sortie cinéma, mais ce n’est pas bien grave. Un joli raté qui ne restera pas dans les mémoires.


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