Comme des Bêtes (Critique l 2016) réalisé par Y. Cheney et C. Renaud

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Synopsis : “La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.”

Ne vous êtes-vous jamais réellement demandé ce que pouvez bien faire vos petites bêtes à poils et à plumes toute la journée ? Si tel est le cas, ce nouveau film d’animation de chez Illumination va enfin y répondre. C’est à ce studio que l’on doit Moi, Moche et Méchant et surtout Les Minions (d’ailleurs un petit court-métrage avec vos Minions préférés fait l’ouverture de la séance).

La bande-annonce laissait entrevoir un film plan-plan qui aurait tout montré sans plus aucune surprise. Vous auriez tort de vous arrêter à celle-ci. En effet, tout le sel de l’histoire vient dans le fait de se demander ce qui se passe quand la porte est fermée et surtout ce qui se passe quand on introduit un élément perturbateur dans le rouage du quotidien de Max, le héros de l’histoire. L’intérêt de ce film d’animation réside dans la confrontation entre un petit chien tout mignon et sympathique (même s’il n’est pas tout blanc non plus) et Duke, un gros bon chien récupéré de la fourrière par Kelly. En clair le buddy-movie par excellence digne d’une rencontre Eddie Murphy/Nick Nolte ! Et c’est à la faveur d’un arrêt dans le parc avec un dog-sitter totalement crétin que l’aventure commence enfin… au bout d’une petite demi-heure qui pourra paraître un peu longue. Mais ensuite l’action démarre et le film ne souffre d’aucun temps mort au point de nous faire oublier une introduction vue et revue via le trailer.

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Le film raconte comment dans l’adversité l’ennemi du jour peut devenir l’allié du moment. En permettant la rencontre d’un monde d’animaux adorés et chouchoutés face à un monde d’animaux abandonnés au point qu’ils veulent éliminer la race humaine, le film soulève la question de l’abandon des animaux domestiques à la fois quand on part au travail et en même temps quand on se rend compte qu’ils sont affectueux, mais qu’ils prennent une place telle qu’ils posent la question du temps à leur consacrer… et si les abandonner n’était pas le plus facile. D’où la création d’un monde des égouts terrifiant où le salut passera forcément par l’entraide et l’amour. Oui, vous avez bien lu : l’amour !

Arrêtons-nous sur le casting vocal en français : il est impeccable, car Philippe Lacheau n’en fait pas des tonnes et trouve en François Damiens un complément idéal : Florence Foresti est juste épatante qu’on en vient même à regretter que le film ne soit pas en version live et bien entendu, Willy Rovelli prête sa folie et son esprit déjanté à Pompon le lapin machiavélique et totalement allumé (comme l’acteur justement).


En Conclusion :

Comme des Bêtes est le film d’animation qui ravira les plus petits comme les plus grands avec l’envie furieuse de se procurer un petit animal domestique en sortant de la salle. L’histoire est drôle et inventive et les personnages suffisamment attachants pour que l’on ait envie de rester avec eux jusqu’à la fin. Reste à espérer que ce film ne sera pas gâché par une suite qui ne serait qu’une machine à cash espérée par le studio. En tout cas, il est certain que le studio Illumination Entertainement devient un grand du film d’animation qui sait proposer autre chose que le film d’animation : Les Minions.

[usr 3.5]


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