Cloclo {Critique}

“Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes… Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.”
Cloclo c’est le film que je n’attendais pas du tout, mais alors pas du tout, mais alors pas du tout ! et au final quel claque franchement. Ce n’est pas le chef d’œuvre annoncé et acclamé par beaucoup, mais il s’agit d’un excellent film et surtout d’un biopic qui est a la hauteur d’un J.Edgar voir plus grâce à un réalisateur qui va être reconnu à partir de maintenant.
Florent Emilio Siri ce nom ne disait quasiment rien chez beaucoup de gens, sauf ceux qui adhèrent au film de “genre” grâce à un film génial qui se nomme Nid de Guêpe. Déjà avec ce film il arrivait à mettre en place une ambiance, une atmosphère, mais il s’agissait d’un huit-clos, d’un film sombre et violent. Avec Cloclo il laisse ses ailes se déployer et il s’envole pour nous offrir une réalisation ahurissante. Il arrive avec sa mise en scène à mettre en place des émotions et surtout à mettre en avant tel ou tel facette du personnage énigmatique qui peut être Claude François. Sa mise en scène est minutieuse et c’est grâce à ça qu’il nous fait soit apprécier le personnage, soit au contraire le détesté, mais au final dans tous les cas il veut nous faire passer une certaine image qui ne sera jamais négative sans vraiment être positive. Ce qui au final reflète bien qui était Claude François.
Au départ même si le film est très lent à démarrer, on se demande bien en quoi cet homme est si particulier pourra voir un film qui lui rend hommage. Plus le film avance, plus on comprend pourquoi ce film est essentiel pour ceux qui comme moi ne le connaissait pas et même ne l’appréciait pas. C’est un homme qui est énigmatique quand tu le vois chanter, car tu le crois joyeux et il l’est. Chanté le rendait joyeux et il ne vivait que grâce à ça, car dans la vie privée il était psychologiquement absent. Même s’il était présent pour sa famille, il vivait avec ces fans, allait jusqu’à coucher avec certaines et ils formaient une grande famille. Ensuite à ça il faut rajouter qu’il était perfectionniste il voulait donc que tout soit droit, que tout aille bien et c’est pour cela que dès qu’il en a eu l’occasion il a commencé à fonder des société de production et autre pour qu’il puisse tout géré et tout avoir à son image. Si ces musiques sot encore écouter aujourd’hui c’est parce qu’il arrivait sans cesse à faire des musiques moderne avant tout le monde. Il était partout et voulait pas tout avoir, mais tout contrôler pour qu’on l’acclame.
Avec sa mise en scène, Florent Emilio Siri arrive à faire ressortir la facette du personnage au bon moment, c’est très précis et c’est remarquablement exécuter. Après il y a un sérieux problème de montage dans ce film. Un montage aussi intense et dynamique, c’est du jamais vu et c’est beaucoup trop. On va passer d’une séquence à l’autre en à peine quelques secondes et c’est trop rapide. Mais on ne sait pas pourquoi au bout d’une heure de film voir 1h30 le montage ralenti voir il diminue par deux pour devenir beaucoup plus classique, mais toujours aussi efficace voir plus, car à partir de ce moment là on peut voir la mise en scène sur la longueur avec des scènes à rallonges et des plans plus long qui retranscrivent plus d’émotions et surtout qui utilisent à merveille la bande sonore. Une bande sonore qui est à la fois composée de musiques de Claude François bien évidement, mais également de musiques exclusives composés par Mr.Alexandre Desplat. Tout cela nous offre un film qui alterne entre le sublime et le particulier avec un rythme qui n’est pas constant, mais qui monte en puissance plus le film avance.
Pour finir, avec la mise en scène l’autre grosse qualité de ce jeu est son casting qui est incroyable. A commencer par Jérémy Rénier est impériale, il n’est même plus dans le jeu et n’est pas non plus dans la caricature, il incarne Claude François. Il est surprenant, émouvant, énervant…génial. Ce film c’est pour lui une consécration, mais pas que pour lui puisque Cloclo c’est une flopée d’excellents seconds rôles. Benoit Magimel est excellent, comme on ne l’avait pas vu depuis longtemps et on découvre deux nouvelles actrices qu’on reverra d’ici peu qui sont Ana Girardot et Joséphine Japy. Rien que pour eux il faut voir ce film, pour voir leurs performances.
Cloclo c’est un film qui par d’un scénario qui peut paraître simple, car il parle uniquement d’une personne, mais cette personne est tellement complexe et intéressante que la mise en scène arrive  à mettre dans la lumière et révéler sous tous ces aspects. C’est très beau visuellement et esthétiquement, avec un casting incroyable et une bande sonore très intéressante qui arrive fluidement à naviguer entre les plus connues de Claude François et des compositions originales d’Alexandre Desplat.
 

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *