[#3 Chronique SF] Le Cinquième Élément réalisé par Luc Besson

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“Au XXIII siècle, dans un univers étrange et coloré, où tout espoir de survie est impossible sans la découverte du cinquième élément, un héros affronte le mal pour sauver l’humanité.”

Le Cinquième Élément est le second film de science-fiction de Luc Besson et sûrement le meilleur de tous jusqu’à ce jour ! Si nous faisons un rapide listing de la filmographie de Besson, celui-ci s’oriente aujourd’hui vers des sois disant « blockbuster » bourré d’actions, tout en ayant délibérément choisi de délaisser l’humour présent dans des films comme Le Cinquième Élément. Heureusement, il avait tout de même réussi à nous épater avec des films comme Le Cinquième Élément, film dont il est réalisateur, mais également scénariste.

Tout commence en 1914, lorsqu’une équipe de chercheurs découvre en Égypte une arme extraterrestre regroupant 5 pierres représentant chacune les éléments du feu, de l’eau, de la terre, du vent, et un cinquième pour l’instant inconnus, tout cela dans le but d’éviter un cataclysme se produisant tout les 5000 ans. C’est quelques minutes plus tard que ces fameux extraterrestres, Les Mondoshawans débarquent sur terre pour récupérer leurs éléments tout en remerciant les humains de les avoir protégés tout ce temps. Cependant, ces derniers les mettent en garde d’une future attaque allant se produire dans 300 ans. Une introduction au film qui nous met rapidement en appétit sur ces mystérieux êtres venu d’ailleurs. Ils ont un coté un peu « steampunk » et ont du poids à perdre, mais on aime bien, la suite !

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Nous sommes maintenant propulsé 3 siècles en avant, vous l’aurez vite compris, la menace est présente et met en danger la planète terre. Nous avons pourtant bien essayé notre meilleur armement sur celle-ci, mais il n’y a rien à y faire ! Au fait, ces fameuses pierres, ça ne serait pas le moment de s’en servir ? La problématique du film se met en place, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais on accroche.

Changement de scène, nous découvrons Korben Dallas, la trentaine, chauffeur de taxi, anciennement militaire et vivant dans un semblant d’appartement ou tout est conçu et optimisé pour prendre le moins de place possible. De la science-fiction ? Oui et ça commence fort. Lit encastrable, réfrigéra-douche avec « auto-wash ». Les cigarettes, pas encore électroniques, sont conçues pour produire de moins en moins de fumée. Tout y est. Des décors merveilleusement bien réalisés et un excellent concentré d’humour dans ces quelques minutes grâce à tout plein de petits détails bien pensés, car jouant astucieusement sur la psychologie décomplexée et fragile de Korben Dallas qui fait rire grâce à quelques répliques savoureuses. Le charme de Bruce Willis convient parfaitement pour ce rôle d’ex-militaire reconverti en tant que banal chauffeur de taxi, peu prudent, ou les points du permis de conduire avoisinent zéro.

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Les fameux Mondoshawans réa-paraissent. Souvenez-vous ces derniers avaient prévu le désastre et viennent maintenant prêter main-forte auprès des humains. Manque de pot, leur vaisseau se fait détruire par des aliens terroristes, nommés les Mangalores, et se crashent lamentablement sur la terre sans aucunes informations sur la localisation des pierres. Oups dommage…

On aperçoit des effets spéciaux globalement bien maîtrisés avec des plans rapprochés sur les pilotes des vaisseaux qui nous rappellent fortement les batailles de Star Wars : Un Nouvel Espoir ou encore Le Retour du Jedi.

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Un peu d’action, des explosions et tout espoir de sauver notre chère planète bleu est réduit en miettes… bien que … non … on dirait qu’il reste un bout de bras Mondoshawan encore vivant dans les débris. Nous n’avons plus qu’à récupérer l’ADN et en reconstituer une sorte d’humain mutant ?

Décidément en 2214 on ne manque pas d’idées pour sauver l’humanité ! Un retournement de situation assez hors du commun, on étonne le spectateur et il faut dire que cette reconstitution féminine est plutôt séduisante, merci Milla Jovovich. Les très gros plans sur Leeloo nous transmettent parfaitement les émotions qu’elle ressent, perdu dans ce monde hyper actif où il n’y a pas une seule seconde à perdre.

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Suite à cette renaissance, tout se chamboule. On attaque un rythme plus soutenu où l’action s’enchaîne rapidement. On nous laisse découvrir la belle ville de New York au 23e siècle, bouchonnée de voitures volantes au dessus et en dessous de vous. Une planète pas si déférente de la nôtre, si on y repense. Un monde futuriste à 100 %, où les voitures dégagent cette touche d’évolution constante des technologies, tout en conservant une touche de rétro quand on voit le tableau de bord du taxi de Korben Dallas et un extérieur qui rappelle les anciens taxis new-yorkais des années 50. Après tout, ce n’est qu’un vulgaire taxi !

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Les chemins de Korben et cette jeune femme reconstitué du nom de Leeloo se rencontrent, les propulsant tous deux vers un avenir qui sort de leur routine habituelle. Arriveront’-ils à récupérer les pierres et à sauver l’humanité tout entière ?

Autant vous dire que c’est le film « made in » Luc Besson à ne pas louper. Avec un casting et un budget purement américain, on a du mal à croire à un long métrage français et c’est pourtant bien le cas. Ce film a obtenu le César des meilleurs décors et il est nettement justifié. Une critique de notre monde actuel, de plus en plus consommateur et consumériste, mais également autodestructeur en souhaitant résoudre les problèmes uniquement avec les armes. À noter également de sublimes costumes crées par le célèbre couturier Jean-Paul Gaultier. Action et humour sont rythmés à la perfection grâce à un casting de choc, Gary Oldman dans le rôle du méchant Zorg nous joue l’ironie tandis que le déjanté Ruby Rhod interprété par Chris Tucker est l’hystérique animateur- radio de la bande. La piste sonore est plaisante, mais reste discrète, heureusement que la Diva est là pour raviver une scène d’action absolument superbe et utilisant astucieusement le montage parallèle. C’est cette parfaite harmonie action/humour en fait un divertissement SF pleinement maîtrisé avec de nombreuses références cinématographiques qui font sourire. Comme quoi, avec un scénario pourtant basique, on peut faire du très bon ! À voir et à revoir !

4/5

Par @Clemaul

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