Baby Boss réalisé par Tom McGrath [Sortie de Séance Cinéma]

Synopsis : “C’est toujours un choc de voir ses parents rentrer à la maison avec un bébé dans les bras – surtout quand il porte une cravate, qu’il se balade avec un attaché-case et qu’il a la voix d’un quinquagénaire !

Si Tim, 7 ans, ne voit pas d’un très bon œil ce «Baby Boss» débarquer chez lui, il découvre qu’il a en réalité affaire à un espion et que lui seul peut l’aider à accomplir sa mission ultra secrète…

Car Baby Boss se prépare à un affrontement titanesque entre les bébés et…. les toutous, charmants petits chiots qui vont bientôt être vendus pour remplacer les bébés dans le cœur des parents ! “


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

cinetick[maxbutton id=”60″]


“Who’s The Boss ?” Dans le domaine de l’animation, la réponse à la question n’est clairement pas la société américaine de production : DreamWorks Animation. Face aux studios Disney et Pixar, DreamWorks Animation fait pâle figure et semble être uniquement en mesure de se confronter à Illumination Entertainement. Alors qu’elle existe depuis à peine 10 ans, la société fondée par Chris Meledandri, ancien de chez Disney a supplantée DreamWorks Animation. Fondée quant à elle en 1994, notamment par un certain Steven Spielberg. On pense notamment à la trilogie Moi, Moche et Méchant qui cartonne, aussi bien outre-Atlantique que sur notre territoire. Alors que le troisième opus de la trilogie s’apprête à sortir, voici que DreamWorks Animation abat une nouvelle carte de son jeu. Une toute nouvelle licence, qui ne devrait être qu’un film indépendant et non le lancement d’une nouvelle saga à l’instar d’un Dragons, saga sur laquelle repose l’intégralité du studio et dont le troisième et dernier opus ne cesse d’être repoussé. Baby Boss, voici le nom de cette nouvelle licence censée redonner un coup de boost à une société de production qui peine à se renouveler. Les productions DreamWorks Animation se doivent d’avoir un concept fort et un scénario de qualité. Leur moteur graphique commence sérieusement à daté et les animations, même si de qualités, font pâle figure à côté de ce que produisent les animateurs de chez Disney Pixar. Visuellement parlant, Baby Boss part déjà avec un sérieux handicap. Animations datées, textures plates, lumière uniforme, colorimétrie aux choix marqués manquants de détails… un tout qui manque clairement de finesse et de relief. On omettra pas quelques fulgurances et idées visuelles qui viennent enrichir le film (imager le monde des rêves…) et dire qu’il ne sera finalement pas sans surprise. Des défauts qui peuvent être comblés par la réalisation et la mise en scène, ici signée Tom McGrath à qui l’on doit la trilogie Madagascar.

Irrévérencieux, intelligent et stratège, ce Baby Boss est le roi !

Baby Boss n’est pas un grand film de mise en scène. Quelques gags fonctionnent grâce à un jeu de perspective ou à une mise en scène dynamique inculquant au film un rythme imparable, mais majoritairement, si Baby Boss s’avère être une petite réussite c’est grâce à son concept. Implanter la conscience, la réflexion et la façon de vivre d’un homme de quarante ans dans le corps d’un bébé de trois ans et faire comprendre aux spectateurs que c’est tout à fait normal. Une histoire invraisemblable et dont le surréalisme va permettre tout et son contraire à des scénaristes qui s’en donnent à cœur joie. L’insolence du protagoniste fait rire et sourire, d’autant plus lorsque cela provient du corps d’un bébé. Il se permet tout, se croit tout permis et lorsqu’un bébé n’en fait qu’à sa tête, tout en usant un vocabulaire riche et au phrasé dynamique, ça fait forcément mouche. Un concept fort qu’embrasse pleinement le film dans sa première heure. La dernière demi-heure, bien trop conventionnelle et prévisible baisse malheureusement le rideau trop vite sur la part d’originalité du projet. La mise en place de l’univers, la contextualisation de l’histoire et la rencontre des personnages principaux vont donner lieu à des scènes très amusantes. Amusantes, notamment pour les adultes. Puisque oui, Baby Boss est un film d’animation qui pourrait bel et bien plaire davantage à un public adulte, qu’à un jeune public. Ce dernier ne comprendra pas toutes les blagues, jeux de mots et autres sous-entendus tendancieux (n’exagérons rien cependant) qui feront sourires et rires les plus âgés. On en vient donc à se poser la question : “À qui est destiné ce Baby Boss ?” Il n’a pas les personnages héroïques ou les qualités visuelles nécessaires pour émerveiller les plus jeunes, mais réussi à faire rire les plus âgés grâce à son concept et à son protagoniste dans lequel le spectateur peut se retrouver et en rire. Cependant, le public adulte lui reprochera son scénario prévisible, sa structure narrative des plus classiques et son moteur graphique daté. Attendons de voir si le film trouvera son public, en attendant, il n’en demeure pas moins un divertissement de bonne facture grâce à une première heure qui déroule les actions et situations à une vitesse folle.

[usr 3]


Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *