Deepwater Horizon réalisé par Peter Berg [Sortie de Séance Cinéma]

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Synopsis : “La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams, électricien sur la plateforme et père de famille, connaît les risques de son métier mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell. En revanche, tous se méfient de la société locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, il sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser… Le seul courage de Mike et ses collègues suffira-t-il à limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l’être ?”


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…
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Alors, Deepwater Horizon raconte l’histoire de Snake Plissken qui souhaite se rendre sur la Mother Base, avant de s’en échapper ! Bon, vous imaginez bien que le film Deepwater Horizon n’a absolument rien à voir avec la saga vidéoludique créée par Hideo Kojima (Metal Gear Solid ndlr) et les films de John Carpenter (New York 1997 et Los Angeles 2013 ndlr). Et c’est bien dommage, car avec ça, il aurait peut-être été plus divertissant et intéressant. Basé sur un fait réel ayant eu lieu en avril 2010, Peter Berg c’est emparé de cette histoire dramatique afin de produire un film catastrophe tout ce qu’il y a de plus hollywoodien. Au travers de cette oeuvre cinématographique, le metteur en scène américain dévoile avoir été essentiellement intéressé par l’aspect spectaculaire de l’histoire. Il s’attarde sur la nuit où la plateforme pétrolière a explosé, causant la mort de 11 personnes. Ce qui l’intéresse, c’est faire un film spectaculaire, où les différents personnages vont vivre un véritable cauchemar. Par le biais d’un montage qui ne va cesser de faire des allers-retours entre la maison familiale du protagoniste incarné par Mark Wahlberg et la plateforme pétrolière, le drame va être également présent par petites touches pour faire des coupures dans l’action. Ce qui n’est pas plus mal, mais ce ne sont des plans nécessaires qu’afin de renforcer l’aspect tire-larme du film. Il n’y a rien d’humain dans la mise en scène de Peter Berg, tout est fait pour dire au spectateur qu’il doit être ému à ce moment précis. Une émotion factice au possible. Formellement et fondamentalement ultra-conventionnel, tant dans son montage, que dans sa façon de raconter l’histoire ou de caractériser les différents personnages, ce Deepwater Horizon ne surprend à aucun moment, passant littéralement à côté de son sujet.

En se focalisant sur l’aspect spectaculaire de la catastrophe, Peter Berg relègue au second plan le drame humain, écologique et judiciaire. Le cinéaste américain met en avant le courage d’employés prêts à risquer leurs vies pour sauver celles de leurs collègues. Ils sont courageux, mais en se focalisant sur cet aspect de la catastrophe, Peter Berg ne dévoile aux spectateurs qu’un simple “World Trade Center 2.0”. Comme l’impression de revivre la catastrophe du 11 septembre 2001, mais sur une plateforme pétrolière. Le traitement des personnages, le point de vue adopté par la narration, une narration en deux temps (longue contextualisation avant le déclenchement de la catastrophe), cette plateforme faite de métal qui va littéralement prendre au piège hommes et femmes… tout y est similaire. Il aurait été plus intéressant d’analyser les retombées judiciaires – démontré que la catastrophe est due à un patron avare – et psychologiques. De plus, à cause d’une mise en scène qui manque d’audace, ainsi que d’une réalisation beaucoup trop didactique et mouvementée, le plaisir pris devant les séquences dites spectaculaires est minime. Les mouvements de caméra accompagnés de mouvements présents à l’intérieur même du champ de la caméra (personnages plus explosions par dizaines) détruisent toute compréhension de l’action. On se rend compte que c’est spectaculaire, mais l’on ne comprend pas chaque élément de l’action.

Beaucoup trop mouvementé pour être agréable, aucune surprise, aucune originalité aussi bien techniquement que scénaristiquement… difficile de trouver l’élément qui permettra à ce Deepwater Horizon de s’émanciper face à une concurrence féroce. Le duo Mark Wahlberg/Kurt Russell peut-être ?

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[ctt template=”5″ link=”eKPcw” via=”yes” ]”Alors T’as Aimé ?” Peter Berg se focalise sur l’action et le spectaculaire au détriment du vrai drame humain. #Deepwater via @CineCinephile[/ctt]


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