50 Nuances plus Claires réalisé par James Foley [Sortie de Séance Cinéma]

Synopsis : “Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Mais alors qu’Anastasia commence tout juste à s’adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian s’ouvre finalement à elle, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie commune avant même qu’elle n’ait débutée.”


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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C’est la fin des Nuances de Grey: ces 50 Nuances plus Claires marquent le final qui se veut explosif de la saga érotico-plan-plan adaptée de l’oeuvre de E.L James. Pour la seconde fois, James Foley tient la caméra pour mettre en scène la fin des aventures d’Anastasia Steele et Christian Grey. Cette suite débute par un mariage (il n’y a pas de spoiler, on le savait déjà à la fin de l’épisode plus sombre). Et qui dit mariage, dit lune de miel, discussion autour d’un éventuel bébé… rien de passionnant finalement.

La critique aurait été tellement simple si le film s’était limité à cette bluette entre un homme de pouvoir et une jeune fille innocente. Mais voilà, il ne faut pas oublier la vengeance du terrible Jake (interprété par Eric Johnson) contre Anastasia, contre Christian ou les deux ? Quel suspense ! Rassurons les fans, le suspense est peu présent, car l’intrigue secondaire plonge le film dans un thriller trop prévisible. À tel point que le film perd en énergie alors qu’il est celui qui dure le moins longtemps de la trilogie. Sinon, pour faire patienter les spectateurs entre les moments de thriller et de tension intense, une autre tension s’installe. Sensuelle et sexuelle celle-ci… autant que celle d’un film érotique du dimanche soir pour une chaîne de la TNT. La faute à qui ?

La faute à une réalisation léchée ? Certes de belles images, mais qui tournent autour de l’érotisme au point de le vider de toute substance. Les jeux sadomasochistes du couple marié désormais ne sont qu’une suite de passades pour amener au dénouement final. Anastasia réussira-t-elle à faire accepter à Christian la paternité qui s’offre à lui ? Des scènes érotiques qui feraient pâlir d’envie… personne ! Finalement personne, car le film n’offre pas le comptant de sensualité attendue. On ne pourra pas blâmer le réalisateur qui suit la veine “cul cul la praline” (comme disait mon grand-père) du précédent opus : à savoir un maximum de pudibonderies, un minimum de chair même si cette fois-ci, la vision des corps est à égalité entre la nudité de Dakota Johnson et celle de Jamie Dornan.

La faute à une histoire pathétique ? Même si pour cette aventure, les rôles sont par moment inversés : Anastasia devient dominatrice pour le bien de la cause des femmes ! On ne va peut-être pas aller jusqu’à ce point dans la mesure où madame Grey est toujours sous surveillance et ne peut pas forcément toujours choisir ce qu’elle souhaite : la scène du nom de famille sur le lieu de travail vaut son pesant de machisme. Mais pourtant, malgré tout, on ne ressort pas de la salle avec la même colère que pour les deux premiers opus. Certes la bande originale est de nouveau une bonne raison de découvrir le film, car elle est soignée et gorgée de tubes (on se souviendra toujours de la reprise de Crazy in love de Beyoncé en version sensuelle et sexy). Mais ce sont les acteurs qui relèvent un peu le niveau. Comment ? Simplement parce que dans leur jeu, on remarque cette pointe de second degré qui court durant tout le film. Et même si le reste du casting est plutôt aux abonnés absents, les petits moments d’affrontement entre Dakota Jonhson et les jeunes femmes qui rôdent autour de Christian sont du pur plaisir de mièvrerie et crêpage de chignons (on notera au passage la disparition pure et simple de Kim Basinger). Cependant, cela ne sera pas suffisant pour demander l’adaptation des quatrième et cinquième volumes contant l’histoire du point de vue de Christian. Non, on arrête là s’il vous plaît, merci !

En résumé, le final des Cinquante Nuances plus Claires n’apportent rien de plus que les nuances sombres présentées précédemment. À force de ne pas assumer le côté érotico-coquin des livres, l’histoire est vidée de sa substance. Il reste juste un léger second degré dans les dialogues à double sens interprétés par les acteurs qui poussent à sourire. Ces 50 nuances de Grey ne resteront pas dans les annales du cinéma même si chacun aura eu sa chance de montrer son talent. Mais il était temps que cela s’arrête… enfin.

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