3 Days To Kill [Critique]

3-Days-To-Kill-Critique-Image-1

“Ethan Renner est un redoutable agent secret résolu à renoncer à sa vie trépidante pour se rapprocher enfin de sa femme et sa fille, qu’il a longtemps tenues à distance pour les protéger. Lorsqu’on lui impose une ultime mission, il doit mener de front les deux combats les plus difficiles de sa carrière : traquer un dangereux terroriste et s’occuper de sa fille adolescente pour la première fois depuis dix ans…”

Nouvelle production EuropaCorp, 3 Days To Kill a tout du film qui ferait craindre le pire au spectateur. Réalisé par McG dont le dernier film se nomme Target, écrit par Luc Besson dont le dernier scénario en date est celui d’un certain Malavita…enfin bref il a tout pour être le navet de 2014 alors que nous sommes seulement au mois de mars. Mais ce serait tirer sur l’ambulance que de le juger avant même de lui avoir laissé une petite chance en salles. C’est donc pour cette raison que je me suis rendu à l’une des avant-premières provinciales proposées par le distributeur et je suis ravi d’avoir été surpris par le film. Lorsqu’on s’attend au pire, on peut toujours rire du spectacle auquel on a assisté, mais on peut surtout être surpris par un scénario pas si médiocre qui met plutôt bien en valeur le casting. Aussi improbable que ça puisse paraitre, c’est ici le cas, puisque 3 Days To Kill est un film d’action lambda qui dispose d’un scénario qui relève le niveau des films d’action disponibles au catalogue de la société EuropaCorp. 3 Days To Kill propose au spectateur de suivre les aventures de Ethan Renner, un agent secret qui commence à se faire vieux et qui pour une raison bien particulière, va prendre une initiative. Cette initiative et pas des moindres, va être de retourner auprès des siens qu’il a lâchement abandonné au profit de son travail.

Touchant le fond et se rendant compte qu’il n’a jamais été présent pour sa famille, il ne va pas essayé de se remettre en question, il va le faire. C’est là que le scénario s’avère intéressant, c’est dans le traitement du personnage et dans le traitement des relations qu’il entretient avec sa famille. Plus subtile qu’un Malavita bourrin et insipide, mais moins explosif et rythmé qu’un Taken, 3 Days To Kill est le juste milieu parfait entre une mauvaise production EuropaCorp et une très bonne production EuropaCorp. Plus humain que jamais, le personnage principal ne se pose pas de questions sur le futur qu’il pourrait partager avec ses proches, il agit. On est donc dans l’instantanéité et grâce à une mise en place légère des émotions, le spectateur rentre dans la partie et une once d’empathie se met en place entre ce dernier et Ethan Renner. Plus proche de nous que d’un John McClane proche de la retraite, Ethan Renner n’a rien du personnage “badass” ou de l’anti-héros prêt à tout pour la justice. Il est décrit et interprété – par un excellent Kevin Costner toujours au plus près du personnage – “d’un homme comme un autre” – agent secret tout de même – qui souhaite rattraper le temps perdu avec ses proches et les protéger des coups durs de la vie de tous les jours comme des méchants qui en veulent au monde entier. Même si 3 Days To Kill séduit grâce à son traitement des émotions – avec un coté plus français qui joue à la fois sur la tendresse et l’humour dont les Américains essayent de s’accommoder tant bien que mal dans l’écriture des films d’action – et dans l’écriture du protagoniste, il en reste un film d’action lambda où s’enchaînent, scènes d’actions invraisemblables et rebondissements téléphonés, le tout servi par le stéréotype même du méchant qui pourrait très bien être allemand ou russe suivant les modes.

Un certain Alfred Hitchcock disait “Meilleur est le méchant, meilleur est le film”, donc ce film devrait être un navet sans nom, mais il faut croire qu’un film sans méchant peut malgré tout procurer son petit effet. Si on met de coté un final prévisible et sans enjeu, ainsi qu’une course poursuite dans Paris trop vite bâclée – ce qui est dommage, car elle démarre de très belle manière -, les scènes d’actions nous permettent de prendre un malin plaisir à visionner le film, grâce à une réalisation qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui a le mérite de rendre l’action lisible en toute circonstance tout en la dynamisant. McG est un réalisateur qui, en terme de réalisation, n’a jamais réussi à nous épater et ce film n’est pas l’exception dans sa filmographie, mais il trouve les cadres et orientations de caméras adéquats à chaque scène. Qui plus est, il permet à la ville de Paris de rayonner et il peut même se permettre de la mettre en valeur par le biais de clichés certes, mais il joue avec et s’en sert honorablement d’un point de vue humoristique comme photographique. 3 Days To Kill partait pour être un film en carton, un film d’action bourrin et sans intérêt, mais il n’en est rien. Plus subtile dans son écriture qu’il ne pourrait le laissé imaginer, derrière son côté “entertainement” sans saveur réside de belles choses dont casting porté par un papa – alias Kevin Costner – à la fois drôle, violent et écolo ! Plus qu’un bon divertissement, un bon film tout simplement.

3/5

3-Days-To-Kill-Critique-Image-93-Days-To-Kill-Critique-Image-10 3-Days-To-Kill-Critique-Image-2 3-Days-To-Kill-Critique-Image-3 3-Days-To-Kill-Critique-Image-4 3-Days-To-Kill-Critique-Image-5 3-Days-To-Kill-Critique-Image-6 3-Days-To-Kill-Critique-Image-7 3-Days-To-Kill-Critique-Image-8

Commentaires Facebook

0 commentaire sur “3 Days To Kill [Critique]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *