xXx : Reactivated réalisé par D.J. Caruso [Sortie de Séance Cinéma]

XXX-Reactivated-Vin-Diesel-Film

Synopsis : “Xander Cage, sportif de l’extrême devenu agent d’élite, sort de l’exil qu’il s’était imposé, pour affronter le redoutable guerrier alpha Xiang et son équipe. Il entre dans une course impitoyable afin de récupérer une arme de destruction massive connue sous le nom de Boîte de Pandore. Recrutant une toute nouvelle équipe d’experts accros à l’adrénaline, Xander se retrouve au coeur d’une conspiration menaçant les gouvernements les plus puissants du monde. “


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

cinetick[maxbutton id=”32″]


Rob Cohen, Lee Tamahori et maintenant D.J. Caruso. La saga xXx semble être un bon moyen pour tenter de relancer la carrière de réalisateurs qui font toujours des films, mais ne possèdent plus l’aura hollywoodienne qu’ils ont pu posséder pendant un cours instant. Le cas Rob Cohen est différent puisqu’il était en 2002, le réalisateur parfait pour mettre en scène un divertissement tel que xXx. Sortant du succès Fast & Furious, il lui fallait continuer sur sa lancée et proposer au public un film à la recette similaire, mais encore plus spectaculaire. Repousser les limites, offrir du grand spectacle toujours avec Vin Diesel dans le rôle-titre. Même si le temps n’a pas joué en sa faveur (évolution de la technologie, propos du cascadeur hors la loi dépassé…), xXx demeure un divertissement de bonne facture. Parodie du film d’espionnage dont l’accent est mis sur l’action, les cascades et le grand spectacle. Une direction artistique extrêmement sobre, une réalisation et mise en scène didactique, mais un réalisateur suffisamment appliqué pour donner du souffle et de la lisibilité à l’action. Rob Cohen n’en fait pas des tonnes et se contente de faire du spectaculaire sans user d’effets numériques. Ce qui permet au film, sans le moindre doute, de fonctionner sur le public encore aujourd’hui en tant que simple divertissement. Alors que sa suite était d’une pauvreté et d’une nullité abyssale, car simplement faite pour amasser des dollars sans la moindre raison valable, l’on croyait qu’il n’était pas possible de faire pire. Il faut croire que le concept xXx n’était pas fait pour traverser les générations. xXx : Reactivated ou xXx : The Return of Xander Cage dans son titre original, est le film d’action le plus débile qu’il nous ait été proposé au cinéma depuis…

xXx-Reactivated-Vin-Diesel
Baboulinet pas content, Baboulinet met un coup de roue !

Non pas que le film soit une purge technique qui vous brûle la rétine à l’instar de n’importe quel film réalisé par Olivier Megaton, mais il atteint un tel sommet de débilité qu’il réussit à en devient divertissant. xXx : Reactivated est à ranger auprès d’un Batman & Robin par exemple. A savoir auprès des films qui enchaînent les idées toutes du plus mauvais goût les unes que les autres, et ce, avec la ferme conviction de réaliser un film “cool”. Faire du “cool” pour faire croire qu’il est “cool” et amusant alors qu’en réalité il est juste très mauvais. Un scénario pathétique (histoire sans intérêt, dialogues ridicules, amorces inexistantes, personnages caricaturaux…), une mise en scène en roue libre, des acteurs d’une nullité sans nom, une réalisation en pilotage automatique, une bande originale bruyante (à croire que Bryan Tyler devait être enfermé chez lui dans l’incapacité de se rendre dans le studio d’enregistrement), une DA fade au possible et un montage qui fait son mieux pour rendre l’action lisible. Une accumulation de défauts (sans parler du machisme et sexisme dont fait preuve le film), de choix de mauvais goût sur absolument tous les plans, et ce, dès le générique d’introduction, qui font que le film devient drôle, divertissant. xXx : Reactivated est tellement mauvais et ridicule qu’il en devient divertissant. Boosté grâce à ses scènes d’actions plus surréalistes que surréalistes, à ce “je-m’en-foutisme” improbable et à un jusqu’au-boutisme (qui aurait même pu aller encore plus loin), xXx : Reactivated emporte le spectateur dans une spirale inimaginable. D.J. Caruso et Vin Diesel sont convaincus par le film qu’ils proposent et s’amusent à ridiculiser les acteurs un par un. Pauvres Ruby Rose, Donnie Yen, Tony Jaa. Et surtout, pauvre Nina Dobrev à qui l’on remet le Grand Prix du personnage le plus insupportable de la décennie. Les deux hommes sont tellement convaincus de faire un bon film, un film amusant, que le spectateur en viendrait presque à y croire, mais va finalement finir par se moquer allègrement. xXx : Reactivated est divertissant, car jamais drôle lorsqu’il croît l’être, mais hilarant lorsqu’il se prend au sérieux. De plus en plus drôle et divertissant, car de plus en plus débile et raté. Le spectateur souri allègrement, moqueur de ce qu’il voit et ne passe finalement pas un si mauvais moment. Par peur de perdre un paquet de neurones vous avez laissé votre cerveau chez vous, mais non, ce film réussi quand même à vous faire fondre dans votre fauteuil tout en vous offrant la dose de spectaculaire demandée. C’est improbable. Ce film est un paradoxe. Ce film est à la fois un bon divertissement et le film le plus débile du moment. Il n’est ni bon, ni mauvais, ni mémorable, ni oubliable. Il est xXx : Reactivated.

[usr ?]


Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *