Wonder Woman réalisé par Patty Jenkins [Sortie de Séance Cinéma]

Synopsis : “C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.”


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Je fais partie de cette génération qui a eu le bonheur de découvrir la série télévisée avec Linda Carter dans les années 1980 sur TF1 puis La 5. Merci mamie ! Le cadre est posé pour vous exprimer à quel point j’attendais cette adaptation. En quelques plans, dans le Batman V Superman de Zack Snyder, Gal Gadot avait réussi à renouveler avec force le personnage de Wonder Woman. Donc, l’origin story (comme on le dit) était attendu. D’autant qu’il faut reconnaître que chez DC, depuis le départ de Christopher Nolan, il est compliqué de faire venir les super-héros. Non, loin de moi l’envie de critiquer à outrance : Suicide Squad est sympathique malgré une méchante peu charismatique, le Man of Steel et BvS souffrent tous deux d’une pose trop philosophique des personnages et de combats finaux à la limite de l’overdose voire grotesque (coucou Dragon Ball Z). Trêve de blabla, installation dans la salle pour me plonger chez les Amazones et comprendre qui est la guerrière, celle qui doit sauver le monde.

On vous demande d’être discrète Diane Spencer !

Malgré les 2h21, le film passe comme dans un rêve ! Le scénario tient la route : les enjeux sont clairement posés, l’origine de Wonder Woman est décrite avec précision. Et surtout, les acteurs qui incarnent les héros sont d’un naturel incroyable au point qu’ils s’effacent derrière leurs personnages. Bien entendu Gal Gadot en Wonder Woman est convaincante, et réussie son baptême du feu. Quant au casting qui l’entoure, il lui vole par moment la vedette. Tout d’abord les amazones Connie Nielsen et Robin Wright (impeccables), puis le héros, Chris Pine. Il est tour à tour drôle, touchant, investi et habille son costume dramatique avec une réelle prestance. Que dire encore des seconds rôles : ils jouent tous leur partition à la perfection : David Thewlis, l’amusante Lucy Davis, l’inquiétante Elena Anaya (en docteur Maru) et le terrible Ludendorff (interprété par Danny Huston). Enfin, reste les trois compagnons Charlie, Sameer et Chef sont hilarants dans leur envie d’en découdre avec les projets du savant fou (le docteur Maru) pressé par Ludendorff d’éliminer tout le monde alors que la fin de la Première Guerre mondiale se dessine.

Je vous entends déjà : une Guerre mondiale ? On dirait Captain America placé dans la Seconde. Mais la comparaison s’arrêtera là. Patty Jenkins (la réalisatrice) arrive à s’approprier le personnage pour réussir à lui faire vivre une réelle aventure qui place Wonder Woman au milieu des hommes pour qu’elle les sauve. Et surtout la réalisatrice montre à quel point une femme sait diriger un film à gros budget aux enjeux forts et réels. Elle prouve aussi que le scénario en plaçant de l’humour, réussit à flirter avec le meilleur de chez Marvel. Patty Jenkins permet enfin la jonction entre un univers sombre (les moments dramatiques sont très forts) et l’humour qui faisait tellement défaut aux premiers films de chez DC depuis la renaissance de Superman par Zack Snyder. Alors, tout n’est pas parfait : on comprend trop vite qui est le méchant Arès, on est encore une fois gavé par le combat final où ce dernier en fait des tonnes (les effets spéciaux sont lourdingues) et on pourra reprocher sans doute une légère naïveté de l’héroïne qui pourtant lui va à ravir.

En résumé, naïf, fort, psychologique, rythmé, inventif, féministe, Wonder Woman est le film de super-héros dont rêvait DC depuis le retour de l’homme sans collant. Si tout n’est pas encore au point, cette Amazone ouvre la voie de tous les possibles pour DC Comics !

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