Un Jour Mon Prince réalisé par Flavia Coste [Sortie de Séance Cinéma]

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Synopsis : “Il y a presque cent ans que La Belle au Bois dormant est plongée dans un profond sommeil. Or jusqu’ici, aucun prince n’a réussi à la réveiller d’un baiser. Et le temps presse : si aucun candidat sérieux ne se présente, le royaume des fées risque de disparaître à jamais. La Reine Titiana envoie donc deux fées à Paris, Blondine et Mélusine, avec une mission spéciale : trouver l’homme idéal. Mais nos deux fées, propulsées au 21ème siècle, vont vite se rendre compte que la tâche est plus compliquée qu’elle n’y paraît… “


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Et si la belle n’avait jamais trouvé son prince et qu’il ne lui restait que quelques jours avant de rester indéfiniment plongée dans un profond sommeil ? Ni remake, ni prequel, ni suite au conte populaire connu de tous grâce aux différentes versions et adaptations qui ont pu voir le jour (cinéma et contes/romans), Un Jour Mon Prince se place avant tout comme une simple comédie. Une comédie qui va utiliser comme base scénaristique l’arc narratif principal du conte populaire et le remettre au goût du jour. Néanmoins, même si l’idée n’est pas des plus mauvaises, toujours dans l’optique de réaliser une comédie sans aucune prétention, le film n’en est pas pour autant une réussite. Premier long-métrage pour la française Flavia Coste, qui co-signe également le scénario. Première réalisation qui peine à convaincre à cause d’un scénario qui peine à convaincre à cause d’un sérieux manque d’audace et d’enjeux. Extrêmement limité – et enfermé – par l’histoire du conte, dont le scénario ne cherche pas à s’émanciper, il lui aurait fallût aller piocher dans l’absurde et le surréalisme pour permettre au spectateur de trouver son compte. Ce que Flavia Coste et Gabor Rassov (scénaristes du film), ne font presque pas. Quelques fulgurances, quelques blagues et situations décochent quelques sourires, mais ils sont minoritaires. Minoritaires face à une mise en scène caricaturale et un scénario qui accuse un retard phénoménal. Le film se veut moderne, comme une modernisation du conte populaire, mais apparaît comme daté et raté. Alors que paradoxalement on a envie de l’aimer et de l’apprécier à cause de son casting canadien.

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Sarah-Jeanne Labrosse et Mylène Saint-Sauveur qui se demandent bien comment sauver ce film…

Coproduction franco-canadienne, Un Jour Mon Prince trouve son punch et son originalité dans ce mélange franco-canadien. Ce mélange, tant dans le phrasé et les expressions employées que dans le casting réalisé. Des seconds rôles biaisés et stéréotypés (Pierre-François Martin-Laval cabotine au possible), mais au premier plan, un duo qui n’a pas la langue dans sa poche. Les jeunes actrices canadiennes Sarah-Jeanne Labrosse et Mylène Saint-Sauveur portent littéralement le film sur leurs épaules. Une bonne humeur communicative et une énergie à toute épreuve leur permettent à elles seules d’embarquer le spectateur dans leur virée parisienne. Elles apportent ce grain de folie qui manque tant au film dans sa généralité, mais ne peuvent le sauver pour autant. Quelques expressions (certaines vraies, d’autres imaginées pour le film) tendent à sourire – l’interprétation des actrices y est pour beaucoup – mais encore une fois, le film se bride, et ce, volontairement. Fausse suite au conte populaire estampillé comme étant un conte pour petites filles, le long-métrage va dans ce sens et semble avoir peur d’ouvrir la porte du burlesque, de l’absurde et du fantastique. Alors que tous les éléments sont réunis pour et que le duo principal ne demande qu’à s’amuser sans concessions, le scénario se limite à n’être qu’une comédie simpliste et datée qui manque de fantaisie et de folie. Ce n’est pas dans sa réalisation didactique ou sa photographie presque naturaliste et sans âme que le film trouvera son souffle. Pas mauvais ni honteux, juste déjà oublié.

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