[Critique] The Raid réalisé par Gareth Evans

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“Membre d’une unité de policiers d’élite, Rama débarque au pied d’un immeuble délabré. Sa mission : capturer le baron de la drogue – un certain Tama – dont c’est le QG. Il s’agit d’un quartier ultra-dangereux où pas un seul policier ne s’est encore aventuré et l’immeuble est devenu un repaire de tueurs, de violeurs et de cambrioleurs en tous genres, bien conscients qu’ils n’y seront jamais inquiétés… Aux petites heures du jour, les policiers s’introduisent dans l’immeuble et s’acheminent peu à peu vers le dernier étage. Mais lorsqu’ils sont repérés par un indic qui en informe Rama, celui-ci ordonne à ses lieutenants de fermer toutes les issues et d’éteindre les lumières. Tandis que les policiers se retrouvent bloqués au 6ème étage, privés de tout moyen de communication avec l’extérieur, Rama mobilise ses hommes pour affronter les intrus. Rama et les autres policiers doivent désormais fouiller chaque appartement pour remplir leur mission et rester en vie…”

Plusieurs mois avant sa sortie sur nos écrans, français, The Raid a effectué un tour des festivals de cinéma et en a profité pour tout remporter sur son passage. The Raid est devenu “culte” grâce à cette traversée du monde qui lui aura permis de créer ce culte, tout en conquérant le cœur des milliers de spectateurs. De toute manière, il suffit de voir sa bande-annonce ou son affiche pour voir que la presse internationale est unanime sur ce film et n’en dit ni plus, ni moins qu’il s’agit d’un des plus grands films d’action de ces dernières années. Néanmoins, on se demande bien comment est-ce possible, car au vu de sa bande-annonce, The Raid ne semble d’avoir rien d’exceptionnel. Nous sommes de plus en plus habitués aux bandes-annonces mensongères qui embellissent trop les films, qui au final déçoivent de par quelques points négatifs ou un rendu global plus que médiocre alors qu’on était en droit de s’attendre à un film d’exception ou au minimum correct. On se pose donc la question existentielle : The Raid est-il, réellement le meilleur film d’action de ses dix à vingt dernières années ?

Lorsqu’on voit beaucoup de films qui plaisent dans une courte période, on a l’impression d’être trop gentil ou même de plus en plus laxiste, mais quand un film plaît fortement il faut le clamé haut et fort. Et il faut clamer haut et fort que le film The Raid est une pépite pour les amateurs de films d’action et de combat. Sur une (courte) durée de 1h40, le spectateur fait face à plus d’une heure de séquences de combats. Le film ne s’arrête que très rarement et conserve durant toute sa durée un rythme frénétique, qui embellit l’action et le montage supervisé par Gareth Evans lui-même. Le film est violent, très violent, mais ce n’est pas pour autant de la violence gratuite. Il y a une cohésion dans les scènes de combats et dans la dynamique inculquée par le réalisateur qui est de rendre les combats toujours plus violents et impressionnant au fur et à mesure de l’avancé du film dans le temps. Gareth Evans surprend et impressionne, puisqu’il s’agit seulement de son second long-métrage en temps que réalisateur et il semble être totalement dans son élément. À la fois scénariste, coordinateur des combats, monteur et réalisateur, il arrive à coordonné tous ces éléments ensembles dans le simple but d’avoir un film où la musique soit en rythme avec les combats, qui eux-mêmes soient parfaitement rythmés par la musique. C’est du grand art et pour un second long-métrage ça laisse pantois. Scénaristiquement, on ne va pas se mentir, le film tient sur un post-it, rien de plus. Plusieurs personnages vont être successivement mis en avant, mais on n’y fait que très peu attention. Le spectateur a finalement, même du mal à savoir qui va être le personnage central de ce long-métrage. C’est seulement une fois les premiers ennemis et policiers à terre, que l’on va pouvoir se rendre compte que l’on n’est pas simplement en face d’un film d’action bête et méchant et que ce scénario s’avère juste et nécessaire. Il possède un scénario très simple, certes, mais celui-ci réussit à incorporer des rebondissements sur la psychologie de certains personnages, qui vont être en lien direct avec la violence des combats. Une violence qui est brutale et exagérée par moment, mais qui n’est pas anecdotique pour autant.

Néanmoins, le film ne perd jamais de vu son optique principale qui est de l’action pure et dure. Contrairement à certains films d’actions qui se perdent dans la dramaturgie pathétique tel The Expendables, là le film ne s’égare jamais et n’a qu’une idée en tête c’est de nous offrir du combat, du combat et encore du combat. Du début à la fin le spectateur fait face à des séquences de combats toutes aussi mémorables les unes que les autres. Ce n’est pas du combat pour du combat. Le scénario amène chaque scène sur un plateau d’argent, grâce à la mort d’un personnage ou tout simplement la montée ou la descente d’un étage de la tour dans laquelle se déroule la majeure partie du film. Puisque oui, The Raid se déroule intégralement ou presque dans un immeuble et cet immeuble est parfaitement utilisé dans la mise en scène et dans la dynamique du film. Exécutées et écrites avec justesse et précision, les chorégraphies des combats, sont l’un des points essentiels du film. À la fois belles, mais extrêmement violentes, elles sont superbement mises en valeurs par la mise en scène de Gareth Evans qui devient un habitué du genre et qui s’améliore au fil de son avancé dans le métier de réalisateur. Sa mise en scène est très pointilleuse, avec des plans très précis qui sont parfois trop rapprochés, mais cela est fait, pour mettre en avant la violence des coups portés que ce soit par le héros ou contre lui. Même si certains plans sont trop rapprochés, à aucun moment ça ne nuit à la bonne visibilité et lisibilité des combats.

Violent, brutal, dynamique et frénétique, The Raid surprend et emporte tout sur son passage. Vous devez maintenant connaître ce film, puisqu’il s’agit d’une référence du genre depuis sa sortie, mais restera-t-il longtemps LA référence. LA référence en l’occurrence, ne serait-elle pas maintenant sa suite, The Raid 2 : Berandal ? À suivre…

4/5

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