The Passenger réalisé par Jaume Collet-Serra [Sortie de Séance Cinéma]

Synopsis : “Comme tous les jours après son travail, Michael MacCauley (Liam Neeson) prend le train de banlieue qui le ramène chez lui. Mais aujourd’hui, son trajet quotidien va prendre une toute autre tournure. Après avoir reçu l’appel d’un mystérieux inconnu, il est forcé d’identifier un passager caché dans le train, avant le dernier arrêt. Alors qu’il se bat contre la montre pour résoudre cette énigme, il se retrouve pris dans un terrible engrenage. Une conspiration qui devient une question de vie ou de mort, pour lui ainsi que pour tous les autres passagers !”

Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Précédemment, dans la critique du film 24H Limit (à lire ici-même), nous évoquions les productions de Luc Besson et de sa société de production EuropaCorp dans lesquels l’acteur Liam Neeson s’était reconverti en antihéros bourrin et roi de la punchline. Aujourd’hui nous évoquons de nouveau un film avec une performance de Liam Neeson dans un rôle musclé, mais avec aux commandes un réalisateur qui prend à contre pied les réalisations d’un Olivier Megaton, d’un Louis Letterier ou d’un Pierre Morel, des réalisateurs tout droit sortis de l’écurie Besson. Il s’agit de Jaume Collet-Serra, dont la filmographie, commence à trouver un tout cohérent dans le registre de la série b.

The Passenger est un film qui se place clairement dans la continuité de Non-Stop, l’un des précédents films du réalisateur, les deux films étant séparés dans leur entre d’eux par Instinct de Survie, un pur exercice de style qui empruntait certains gimmicks au Jaws de Steven Spielberg, pour une série B où l’on suit la survie d’une surfeuse face à un dangereux requin. Non-Stop suivait un personnage, interprété par Liam Neeson qui est devenu l’acteur fétiche du réalisateur, qui traqué un terroriste caché parmi les passagers d’un avion qui menaçait à travers des SMS de détourner l’avion. The Passenger suit de nouveau un protagoniste, interprété par Liam Neeson, Michael MacCauley, un ex-flic qui prend tous les matins un train de banlieue pour se rendre à son travail. Jusqu’au jour où il reçoit l’appel d’un inconnu qui le force à identifier sous la menace un passager caché, avant d’atteindre le dernier arrêt du train. Un thriller rythmé selon une course contre la montre, tout comme le précédent Non-Stop.

Si Jaume Collet-Serra parvient à prendre à contre-pied les productions made in France d’un Luc Besson par cette série B, c’est avant tout par une certaine intelligence du récit, certes prévisible au possible par moment, mais roublard et efficace dans sa tension narrative, là où les scénarios d’un Luc Besson ne prennent pas la peine de sortir de la fainéantise. Bien évidemment, nous ne parlons de dialogues d’une riche écriture, mais de petits éléments scénaristiques bien huilés qui viennent s’ajouter à une mise en scène qui emprunte parfois à un style Hitchcockien, faisant de cette partie de Cluedo dans un train de banlieue une enquête policière efficace, où chaque personnage du train a sa fonction propre, sa personnalité (dessinée avec de gros traits un peu lourds et clichés pour certains), et son rôle dans l’intrigue.

Au niveau de l’interprétation de Liam Neeson, si elle ne manque pas d’embrasser parfois pleinement les clichés de l’ex-flic à la retraite vieillissant et du père de famille qui veut protéger sa famille, il faut reconnaître néanmoins que l’on éprouve plus de plaisir à suivre les aventures d’un Michael MacCauley avec ses faiblesses que celles de Bryan Mills, l’ex-agent des services secrets indestructibles de la saga Taken. L’un des défauts principaux du film réside dans le dernier acte, que Jaume Collet-Serra semble apprécié saboter comme dans tous ces précédents films, employant les grands moyens scénaristiques à coups de Set-Up/Pay-Off et de twists prévisibles, avec un suspense qui en rajoute des caisses, sans oublier le discours politique lourd et indigeste dont le réalisateur nous faisait déjà le privilège dans Non-Stop. Si Jaume Collet-Serra n’est pas un maître du suspense autant qu’un Alfred Hitchcock, son thriller musclé ne manque pas d’une certaine efficacité qui en fait un thriller du dimanche soir appréciable à sa juste valeur.

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