Star Wars: Transmédia et Mythe de la Femme, l’univers fictionnel qui a impacté notre culture collective

(affiche utilisée créée par Matt Ferguson)

Introduction: Star Wars, une licence que tout le monde connaît et qui a eu plus d’impact qu’on pourrait ne le penser sur notre culture collective. Ici pas de critiques des films, pas une grande analyse ou théorisation (il en existe des dizaines toutes plus ou moins pertinentes), mais un regard général sur cette saga emblématique par le biais de trois notions que sont: le Nouvel Hollywood, le Transmédia et le Mythe de la Femme au Cinéma. Des notions et analyses qui pourraient être développées davantage, on pose la nappe !”

Quelques lignes de texte qui surgissent et s’enfoncent au loin dans la galaxie. Quelques notes de musique qui vont s’estompées à la fin du déroulé du générique. Puis une transition spatiale avec un vaisseau ou une planète qui entre dans le champ de la caméra. Il n’en faut pas plus pour faire frissonner toute une communauté et faire comprendre à une population plus large qu’on ne pourrait le penser, que le film qui va s’ouvre devant leurs yeux ébahis fait partie d’une saga qui a marquée le septième art, tel que nommait le cinéma le critique et philosophe italien Ricciotto Canudo. Nous sommes en 1977, le démocrate Jimmy Carter est à la tête de ce pays transcontinental que sont les États-Unis et qui se remet difficilement de sa défaite au Vietnam (fin en 1975) et de la crise du Watergate (1974, affaire d’espionnage politique qui aboutit à l’éviction de Nixon alors président). Le communisme, porté par l’URSS n’a de son côté jamais paru aussi puissant et renforcé avec une nouvelle expansion de ses troupes en Europe. D’un point de vue socio-politique, cette année 1977 n’a décidément rien de beau pour les États-Unis. Du point de vue culturel et plus précisément cinématographique, ce n’est pas bien mieux avec moins de 40 millions d’entrées enregistrées au Box Office Américain en 1973. Soit le chiffre le plus bas de l’histoire du Box Office des États-Unis. Mais au sortir de la guerre du Vietnam, la population américaine ne va pas se laissée aller, reprenant petit à petit le chemin des salles obscures (les États-Unis redeviennent leader mondial en dépassant la France en 1987).

Le besoin de divertir se fait ressentir et c’était sans compter sur l’arrivée de deux cinéastes faisant partie intégrante de ce que l’on appelle le Nouvel Hollywood, à savoir: Steven Spielberg et George Lucas. Si ce dernier a encore tout à prouver, malgré les sorties en 1971 et 1973 des films THX 1138 et American Graffiti, et ce, malgré les belles qualités des deux œuvres, ce n’est pas le cas du premier. Pas moins de 260 millions de dollars de recettes pour Jaws en 1975, pour un budget estimé à 8 millions. Un phénomène, qu’il va donc confirmer deux ans plus tard (et qui n’a depuis jamais cessé encore 40 ans après) avec le film Close Encounters of the Third Kind qui devra cependant se contenter de la seconde marche du podium. C’est donc un certain Star Wars (dont le titre change pour Star Wars: A New Hope en 1981 suite à une reprise en salles) qui aura le privilège d’être leader du Box Office Américain en cette année 1977 avec pas moins de 307 millions de dollars de recettes. Un chiffre qui monte à 320 millions de dollars en 1982 suite à sa ressortie, puis à 460 millions de dollars en 1997 suite à sa seconde ressortie. Tout simplement phénoménal, sachant qu’il faut prendre en compte que le dollar n’avait à l’époque pas la même valeur qu’aujourd’hui (avec la valeur actuelle on avoisinerait les 1.2 milliard de recettes). À l’international, on parle de 775 millions de dollars de recettes, soit environ 3.1 milliards de dollars de recettes avec la valeur actuelle du dollar.

Star Wars est devenu dès sa sortie un phénomène cinéphilique, un phénomène pour tout amateur de cinéma et de divertissement en règle général, tout art confondu. Les communautés se mêlent et se confondent pour découvrir ce space opera dont la principale force de communion se fait dans les nombreuses références incorporées par son auteur principal: George Lucas. On pense à l’écrivain Joseph Cambell pour la caractérisation de Luke Skywalker ; à l’impertinence républicaine et machiste du rôle type qu’incarne film après film John Wayne pour Han Solo ; à la traque de ce dernier dans le film The Searchers pour l’arc narratif principal du film (la quête à la rescousse de la princesse) ; au film de propagande Triomph of the Will réalisé en 1935 par Leni Riefenstahl pour caractériser l’Empire sous le contrôle d’un Empereur qui commande à distance ses lieutenants, ainsi qu’une armée aux soldats dénués de personnalités et d’humanité ; mais également au cinéma du japonnais Akira Kurosawa pour tous les éléments cités précédemment. Si l’on pourrait être à même de qualifier Star Wars d’adaptation américaine du premier film réalisé par Akira KurosawaThe Hidden Fortress, George Lucas a été suffisamment malin pour que ce ne puisse être le cas. Notamment en reprenant les caractéristiques des films précédemment susnommés précédemment afin de les incorporer dans ce qui fait l’essence de ce The Hidden Fortress: l’aventure.

Star Wars: A New Hope est en ce sens un pur film du Nouvel Hollywood. Un film réalisé par un véritable cinéphile qui aime voir des films et connaît l’histoire du cinéma sur le bout des doigts. Un cinéaste qui a une immense connaissance du cinéma et dont la volonté est de se servir de ces connaissances afin de réaliser ce qui, à son humble avis, pourrait être le commencement d’une grande trilogie destinée avant tout à un public jeune. Comme une volonté de la part de George Lucas, d’enseigner l’histoire du cinéma au jeune public au travers d’une œuvre de divertissement. Enseigner par le prisme du divertissement: le meilleur moyen (qui devrait être aujourd’hui repris dans les écoles par le prisme de Star Wars) afin de pousser le jeune spectateur à se renseigner sur les fondamentaux du cinéma. Se renseigner sur le genre du western par le biais des films de John Ford, voir en quoi le cinéma de Akira Kurosawa a pu inspiré, par de multiples manières, cette saga devenue mythique et découvrir quelques classiques de la période romantique du cinéma américain pour comprendre comment George Lucas, Lawrence Kasdan et Leigh Brackett ont écrit la romance entre Han Solo et Leia Organa, ainsi que caractériser les personnages en question, afin de ne pas tomber dans la facilité du copier/coller. Star Wars: À New Hope reprenait les codes instaurés par les grands classiques du cinéma (le cinéma de propagande étant une période sombre du cinéma, mais sur laquelle il ne faut faire l’impasse puisque démonstratrice de la force d’influence dont fait preuve cet art NDLR), avant d’en devenir un lui-même. Un classique du cinéma qui a influencé bon nombre de cinéastes, mais qui a également eu un impact considérable sur la pop culture et la culture collective.

Et si Star Wars avait en réalité la même symbolique et importance que peut avoir la licorne origami que trouve Rick Deckard dans l’édition Director’s Cut du film Blade Runner réalisé par Ridley Scott (édition sortie en 1992) ? Pour tenter d’apposer un argumentaire face à cette question, une mise en contexte s’impose. Dans son article intitulé La Licorne Origami Contre-Attaque (publié en 2013 dans le numéro 112 de la revue Terminal), le théoricien américain Henry Jenkins revient succinctement sur la signification de cette licorne origami non pas au sein de la diégèse (diégèse = univers fictionnel de l’oeuvre), mais auprès du spectateur. Un simple objet qui en surface n’a aucune signification particulière, mais qui va permettre au spectateur de se poser des questions sur la nature même de celui qui le trouve: « Rick Deckard est-il ou non un répliquant ? ». Une passerelle entre la fiction et la réalité, un moyen pour le spectateur de s’approprier l’œuvre et de se livrer à diverses interprétations. C’est ce que l’on nomme plus couramment depuis 2010 (mais qui existe depuis bien avant l’invention du cinéma avec des écrivains tels que Dickens, Balzac ou encore Dumas entre autres), date de l’acceptation par la PGA de la classification de « producer transmédia » grâce à Jeff Gomez: le transmdia storytelling. La narration transmédia pour sa traduction française. C’est une des nombreuses façons de concevoir ce système narratif. La narration transmédia c’est plusieurs choses bien distinctes. Plusieurs façons de faire (par exemple d’un côté l’appropriation d’une oeuvre par une communauté interprétative et de l’autre les MCU et DCU qui utilise la continuité narrative du transmédia afin de développer leurs univers respectifs), qui en viennent à un but commun: développer un univers fictionnel. Partir d’une source mère, pour ensuite raconter de nouvelles histoires toutes aussi fictionnelles, mais également les apporter dans le monde réel par le biais de livres, jouets… Film, télévision, radio, bande dessinée, publicité et toute autre technologie existante ou qui va venir à être créée, possède son intérêt qui lui est propre et le transmédia va permettre l’expansion de cet univers au travers de chacun de ces médias en les exploitants au mieux. Star Wars, étant devenue au fur et à mesure de son avancée dans le temps et de son imbrication dans la mémoire collective une licence à l’univers aussi gigantesque qu’indéfinissable, est la meilleure représentation à l’heure actuelle du transmédia storytelling. Cette licence vit de manière pérenne grâce au transmédia, grâce aux diverses communautés et notamment la communauté interprétative, à la sérialité des films et livres produits au travers de l’univers officiel ou légendes, aux romans épistolaires et à la subjectivité de chacun des auteurs qui produisent ces ouvrages…

Après cette explication d’explication au sein d’une mise en contexte, revenons-en à Star Wars et à la symbolique de son film mère (Star Wars : A New Hope). À l’image de nombreux éléments qui constituent le film mère (tel la licorne pour Blade Runner dans sa version Director’s Cut), c’est ce dernier et le long-métrage dans sa forme la plus générale qui fait, d’une certaine façon, office de passerelle transmédia afin de permettre aux spectateurs (fans, cinéphiles, cinéastes, spectateurs du dimanche…) de s’approprier l’œuvre de diverses manières. Façon d’influer sur la réalité (communautés actives avec en leur sein les cosplayeur, les auteurs de fans fictions…), ainsi que par acquis et de part son entrée dans la culture collective, et sur les œuvres qui sont sorties après 1977. Une culture collective liée à la culture individuelle et par lien logique à la culture de tout à chacun. L’on peut parler d’objectivité et de subjectivité, mais n’existe concrètement qu’un avis propre à chaque individu. L’on peut se dire objectif, mais cette même objectivité sera uniquement rendue possible grâce à un travail en amont, et par logique, à la culture de chacun. Réside dans cette objectivité dont il est question, une part de subjectivité qu’est celle de la culture individuelle, de ce que nous enseigné, puis montré nos parents, qui eux-mêmes ont à l’origine été formés par leurs parents… De cette culture individuelle, naît par la suite une culture collective, et ce, sans parler des diverses communautés dont les communautés actives (de ceux qui se livrent à des interprétations et qui développe l’univers grâce à la narration transmédia) qui est certainement la plus forte. Star Wars est une des œuvres qui a la plus grande reconnaissance au travers le monde, et donc eu un impact sans précédent sur les inspirations des œuvres post-1977. Une de ses notions, et non des moindres puisque surement la plus contemporaine de toutes, représentative de cette transmission entre Star Wars le cinéma d’aujourd’hui, est certainement : sa vision de la femme. Si aujourd’hui encore (en 2017 NDLR) la femme est montrée et utilisée dans certaines œuvres cinématographiques, américaines notamment, comme elle pouvait l’être dans les années 50/60, ce n’est pour autant plus une généralité.


« I don’t know who you are and where you came from, but from now one you do what i said to you. Okay ? »

Leia Organa (Star Wars : A New Hope, 1977)

Il y aurait des choses à dire, trop de choses à vrai dire, sur la place de la femme dans notre société. Sur l’évolution de la place qu’on lui accorde dans cette société masculinisée depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’à nos jours en passant par l’après-guerre, moment capital d’un lent changement qui progresse à la vitesse d’une tortue. Recentrons-nous simplement sur l’image de la femme dans le cinéma hollywoodien. Le cinéma est un art, qui comme l’essentiel des formes d’arts premières, régis par des hommes. Dans ce monde à part qu’est l’industrie hollywoodienne, la femme devient un objet de désir. Elle est utilisée dans les films pour attirer le protagoniste masculin grâce à son « sex apeal ». Hollywood repose sur l’image et il faut vendre aux spectateurs du rêve et pour cela les producteurs et réalisateurs vont faire appel à des actrices pour leurs physiques. Les rôles seront majoritairement à cette image, reposant sur le stéréotype de la femme objet au physique de rêve. Des personnages naïfs, filmés afin de satisfaire le regard du spectateur masculin. Marilyn Monroe, Margot Channing, Grace Kelly ou encore Ava Gardner seront les représentantes de la figure féminine au cinéma dans cette période. Certaines se rendront compte de cette exploitation de plus en plus normalisée de l’image de la femme dans le cinéma américain, puisqu’en surface réfléchi pour procurer ce même rêve aux spectatrices qui pourront ici s’identifier à des personnages féminins présents à l’écran même si faire valoir des personnages masculins, et le feront savoir [lire l’article « (1957), Le mythe de la femme au cinéma américain. Séquences, (10), 18–20 »]. Cette image évoluera petit à petit, les actrices vont se lasser de ces rôles, s’affirmer de plus en plus et en guise d’exemple, Marilyn Monroe offre sa plus belle interprétation dans le film Misfits (John Huston, 1960) où elle n’est pas sexualisée à outrance.

C’est avec ce type de prises de conscience, de prestations et de personnages, que le stéréotype de la femme au cinéma va se fêler, sans pour autant disparaître. 1977, Star Wars : A New Hope met en scène un groupe de personnages constitué de deux hommes et d’une jeune femme. Après avoir été brièvement montrée dans les premières minutes, la jeune femme va être enlevée. Dans le but de partir à sa rescousse, elle sera décrite hors champ (sans qu’ils ne puissent la voir en face à face ou la rencontrer) comme une princesse avec l’image à laquelle la terminologie renvoie (jeune, belle et riche), afin d’appâter les deux jeunes hommes. George Lucas se sert du mythe de la femme bâti de toutes pièces par la normalisation faite par le cinéma hollywoodien (le cinéaste appartient lui au Nouvel Hollywood donc renie cette ancienne norme) au sein de sa diégèse. Il se sert des codes pour mieux les détourner par la suite, créer la surprise et créer un personnage féminin principal qui a du caractère et qui ne sera à aucun moment sexualisée. Leia Organa est une jeune femme de petite taille, donc “inférieure” par la taille aux autres personnages auquel elle va faire face, mais dont le caractère et la prestance va lui permettre de leur tenir tête. Au travers de la mise en scène de George Lucas, on décrypte cette évolution, le passage de l’archétype du mythe de la femme et plus précisément, de la princesse qu’il faut secourir, à celui de la combattante qui va tenir tête à cet empire régie par des hommes qui vont la surcadrer plan après plan.

Même si George Lucas n’est pas un cinéaste d’exception (Irvin Kershner fera davantage preuve de d’inventivité à ce sujet avec une réalisation signifiante et surtout une direction d’acteur bien plus appuyée afin de faire ressortir leurs caractères sec et trempés respectifs), on dénote également cette volonté de mise à niveau, voire d’élévation de ce protagoniste féminin au travers du cadrage. Un cadrage qui vient se mettre petit à petit à la hauteur du personnage afin de ne pas faire ressentir une certaine petitesse, mais bien une grandeur caractérielle loin du mythe de la femme dans le cinéma Hollywoodien qui paraît à ce moment bien lointain. Ce personnage fort et emblématique dans le paysage cinématographique, l’est indéniablement grâce à son interprète. La regrettée Carrie Fisher, avait son caractère trempé, tel que tout le monde le sait. Un caractère qui se retrouve être à l’image du personnage, un caractère qui l’aura menée à dire ouvertement à la jeune Daisy Ridley durant le tournage du film Star Wars: The Force Awakens « […] not let your character to be subjected to similar objectification. », prenant en référence le fameux “costume” porté par Leia Organa au début du film Star Wars: Return of the Jedi. Un costume qui prouve que le cinéaste a cédé à ses envies masculines et n’est pas aller au bout de cette volonté de faire de Leia Organa une femme forte qui ne cesse d’agir. Un film qui malheureusement va à l’encontre de ce qui avait été établit dans les précédentes œuvres en appuyant son côté féminin et en faisant d’elle une mère attentive et bienveillante avant tout. Regrettable, mais néanmoins intéressant sur le plan analytique puisqu’apportant à Luke Skywalker et aux Ewoks l’affection maternelle qu’il n’ont vraisemblablement jamais eu et cette paix recherchée au milieu d’une guerre impitoyable. Celle qui en parle le mieux reste indéniablement Carrie Fisher:


« In Return of the Jedi, she gets to be more feminine, more supportive, more affectionate. But let’s not forget that’s these movies are basically boys’ fantasies. So the other way they made her more female in this one was to have her take off her closes. »

Carrie Fisher (propos tiré de l’article « (2017), Dockterman, Eliana; Carrie Fisher played the first truly kickass princess. TIME, (Special Edition), 36-38 »

Telle la licorne origami de Ridley Scott qui pousse à l’interprétation et à l’activation de ses neurones pour chercher à trouver sa signification, Star Wars a marqué l’histoire du cinéma et bien plus encore grâce à son créateur et à tous ceux qui ont permis le développement de cet univers fictionnel pas comme les autres. Qu’elles soient actives ou non, les communautés continuent à faire grandir cette saga dans l’esprit collectif et certains semblent en avoir compris l’essence et les codes. Gareth Edwards et Rian Johnson, pour ne citer qu’eux, ont dans leurs dernières productions, renforcé les castings de leurs films avec plus d’actrices et des comédien(nes) d’origines diverses. Façon de pérenniser le travail initier par le Nouvel Hollywood, tout en le faisant évoluer suivant les mentalités du moment et en cherchant encore et toujours un toucher tous les publics, de toutes les manières possibles et imaginables. Une saga qui semble ne pas s’arrêter, qui ne s’arrêtera surement pas de sitôt si on en croit la volonté des Studios Disney à qui appartiennent les droits de la licence depuis 2009. Mais tant qu’il y aura des auteurs à la tête des projets et non de simples « Yes Man », on peut espérer que la saga ne perdra pas cette aura qui, malgré une prélogie proche de la catastrophe, semble n’avoir jamais été aussi forte. Il suffit de voir les interprétations faites à partir des trois plans ci-dessus, judicieusement montés à la suite en fin de bande-annonce, pour comprendre que Star Wars est une licence qui fait toujours réagir, fait frissonner le spectateur et pousse à l’interprétation et à la réflexion même hors de la salle de cinéma.


Rendez-vous maintenant en salles dès le 13 décembre 2017 au cinéma afin de découvrir le nouveau film Star Wars : The Last Jedi et que l’on puisse en parler, interpréter et théoriser.

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