Seven Sisters réalisé par Tommy Wirkola [Sortie de séance Cinéma]

Synopsis : “2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparait mystérieusement…


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Seven Sisters , blockbuster de fin d’été, arrive après la concurrence de La planète des Singes – Suprématie, Dunkerque  ou encore La Tour Sombre. Et surtout, après avoir été vendu, pendant une longue promotion, comme un blockbuster ambitieux sur son concept d’anticipation SF. Un univers dystopique au bord de la surpopulation, où une loi n’autorise qu’un seul enfant par foyer. Sept sœurs jumelles adoptent l’identité unique de Karen Settman (Noomi Rapace interprète à elle seule les sept personnages) afin d’outrepasser la loi promulguée par le gouvernement dirigée par Nicolette Cayman (Glenn Close) dont le visage est omniprésent sur des affiches de propagande. L’action du film se déroulant durant la campagne de réélection du gouvernement.

Les soeurs Settman (Noomi Rapace) réunies dans un même plan

C’est ce contexte politique qui fait la crédibilité de toute la première partie du film de Tommy Wirkola. Les scénaristes Max Botkin et Kerry Williamson, conçoivent un univers réaliste ancré dans les difficultés sociales et économiques de l’Amérique actuelle. Par sa mise en scène, Tommy Wirkola s’autorise à dépeindre avec froideur et violence cet univers. A l’image de la science fiction inquiétante apparue au début des années 2000 avec des films tel que Minority Report de Steven Spielberg.

Malheureusement, une fois son intrigue installée le scénario découle comme toute bonne machine hollywoodienne parfaitement huilée. La seconde partie de film plus nerveuse, qui même si efficace, fait preuve d’une complaisance dérangeante vis-à-vis de la violence. L’univers de Seven Sisters n’est finalement réduit qu’au stade de «prétexte». Un concept peu original et déjà épuisé dans son principe, qui ne sert qu’à introduire le véritable point fort du film : les sept personnalités des sœurs Settman. La narration et le montage, ainsi que la mise en scène, se basent sur le fonctionnement de ses personnages et de leurs personnalités. La performance remarquable de Noomi Rapace, qui prête ses traits à chacune des sœurs et à leurs personnalités multiples, les rend attachantes. L’actrice devient alors l’attraction principale de ce blockbuster.

Outre la performance de l’actrice et le concept de son univers dystopique, le scénario enchaîne les révélations pour amener au twist final, survendu par la promotion du film, qui se révèle finalement prévisible, délivrant un message confus et ambigu sur notre société. Après s’être vendu comme l’un des blockbusters les plus ambitieux de cet été, Seven Sisters s’avère ne pas être le renouvellement du genre tant attendu. À défaut d’un scénario prévisible qui ne dépasse guère son concept séduisant et la performance de son actrice, Seven Sisters déçoit, tout en restant un divertissement efficace.

Le film est interdit aux moins de 12 ans

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