Retour chez ma Mère (Critique l 2016) réalisé par Éric Lavaine

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Synopsis : “Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l’appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !”

Voilà le genre de film totalement calibré pour être une petite comédie sympathique qui n’apportera rien, mais qui fera sans doute du bien. La petite comédie de fin mai / début juin vite consommée et vite oubliée. Un film faisant suffisamment d’entrées pour juste rembourser son budget ! Je sais, présentez ainsi, cela ne fait pas du tout envie… et vous auriez tort d’arrêter là la lecture de cette critique… car non, ce n’est pas une petite comédie vite oubliée et oubliable !

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce Retour chez ma Mère réveille un maximum de souvenirs : une envie de se sentir bien, d’être en famille, dans un cocon agréable seulement pour 5 minutes.

En effet, passé ce temps de rodage, on a très envie de râler : Jacqueline (génialissime Josiane Balasko) a cette manie de vous réveiller aux aurores aux sons de Cabrel ! En poussant toujours le chauffage au maximum et en vouant un amour sans borne à Princesse, son chat (il faut bien remplacer les enfants partis). En effet, passé les 5 minutes de bien-être, on sait pourquoi on est parti et pourquoi revenir est un peu compliqué. Même si finalement on adore retourner là dans ce cocon.

Retour chez ma mère (duo)Retour chez ma mère


Éric Lavaine, après Barbecue, prouve qu’il arrive à rester dans l’air du temps pour prendre la température du moment : « ça va mieux » soi-disant, alors ce film prouve que malgré le chômage et la crise, cela peut aller en mieux, mais avec une seule valeur : la famille !

Et c’est bien la famille qui est au centre de ce Retour chez ma Mère, pour mieux resserrer les liens et prouver que c’est grâce à elle que l’on peut s’en sortir, si on accepte les changements et que la vie continue. Car le film pose aussi la question suivante : comment vivre le deuil du père, comment accepter que sa mère reprenne une vie de femme, comment faire face à ce changement ? Et bien avec amour au risque de bâcler le final qui arrive un peu trop vite à mon goût… sabrant ce côté de bien-être qui vous a bercé tendrement.

Cependant, Retour chez ma Mère reste un feel-good movie où le retour en famille est propice au choc des générations : bien entendu, la scène de l’adresse mail est déjà culte, mais le diner de famille est aussi drôle que décalé. Une histoire qui prône la famille comme valeur refuge quand on perd son emploi, même si c’est sans doute là une des parties les moins réussies du film.

On jette un oeil sur le casting : Alexandra Lamy revient en forme dans un rôle qui lui convient, car elle doit contenir son émotion et sa colère pour ne pas forcer le trait : cela lui va très bien. Elle est entourée de Mathilde SeignerPhilippe Lefebvre et Jérôme Commandeur qui la servent parfaitement. Et surtout, c’est un film qui réinvente Josiane Balasko : elle passe à un autre statut. Celui de mère géniale et adorable, de mère totalement décalée montrant à quel point elle est plus qu’indispensable au cinéma français.


En Conclusion :

Un film qui fait du bien et qui réveille des sensations enfouies au plus profond : l’amour de la mère, les chamailleries avec les frères et sœurs et surtout un retour aux sources prouvant qu’en famille, on peut se reconstruire. Et malgré une fin bâclée, le film est une petite comédie sympathique qui pourrait tout avoir d’une grande et qui ensoleille ce mois de juin chagrin.

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