Pépite n°4 : “Moteur, ça tourne !” J.J. Abrams ressort la Super 8

Super-8


Mettre tout le monde d’accord avec les pépites, c’est compliqué et pourtant… il faut voir ce film dont je vais vous parler maintenant car il est une pure pépite féérique, magique et bouleversante.

Quelques mots d’introduction pour planter le décor : août 2010, pour la première fois, je vais en Argentine, à Buenos Aires plus précisément, pour rencontrer ma belle-famille. Ça c’est pour le contexte… et quand on est dans un pays étranger, on a parfois besoin de repères : même si je m’en sors un peu avec l’espagnol (oui, oui, on parle espagnol en Argentine), il faut pouvoir se retrouver un peu chez soi.

Une salle de cinéma est pour moi un lieu où j’ai mes repères. En août 2010, j’ai pu voir en salle, Captain America en 3D et surtout Super 8. C’est ce second film qui fait l’objet de notre pépite n°4… 4,50€ la place de cinéma ! 4,50€… vous vous rendez compte ! Mais ce n’est pas ce critère qui m’a fait craquer devant ce film. Et enfin, un pays qui propose toujours le film en version originale (certes sous-titré en espagnol) : toujours !

Ainsi depuis 2010, J.J Abrams est devenu mon héros de l’imaginaire et du retour avec plaisir en enfance.



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Synopsis : Été 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu’ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.


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J.J Abrams est un réalisateur et un créateur heureux. Papa d’Alias et de Felicity, il a su via ces deux séries renouveler l’espionnage à la télé (et révéler Jennifer Garner) et la série pour adolescentS (en révélant Keri Russell). Rebondissement, tension dramatique perpétuelle, don pour le cliffhanger, J.J réussit pleinement l’exploit de toujours captiver… et donc, les sirènes d’Hollywood se font entendre mais pourtant il n’ose pas se lancer dans un film au scénario original : il relance la série des Mission : Impossible (en mettant en scène le numéro trois de façon magistrale, rythmée et unique… dramatique dans sa première partie !) ou encore relancer l’U.S.S Enterprise pour lui permettre d’aller plus loin avec un Spock plus jeune et un Kirk qui débute au poste de capitaine.

Cependant, s’il se lance dans l’original, c’est avec Cloverfield (en 2008) mais qui n’est qu’une coproduction. Pourtant en y regardant bien, l’idée du premier film au scénario totalement neuf est là. Cloverfield reprend la thématique du found fortage incroyable avec les restes d’une caméra qui filme l’invasion… ok pas de spoilers si vous ne connaissez pas le film de Matt Reeves (co-créateur de Felicity justement). En tout cas, le point de départ de son premier film original est posé : la caméra.

Pour faire rêver, il propose de prendre une caméra que les plus âgés d’entre nous (je vous ai dit que je suis l’aîné chez CinéCinéphile) connaissent parfaitement : la Super 8.
Super 8 est cette caméra avec laquelle ce que vous filmiez prenait un temps de développement d’une durée minimale de 3 jours… il fallait donc attendre et être patient pour découvrir ce film sans son (à part celui de la pellicule qui tourne) et aux images au grain si particulier.


“Film sur les cinéastes amateurs des années 1970 et sur le cinéma qu’ils ont enfanté”, tels seront les propos de Steven Spielberg lors de la sortie de Super 8 en salles.

J.J lui offre là un cadeau magnifique : le grand Steven produit le film qui est une sorte de véritable déclaration d’amour à son cinéma. Beaucoup se sont essayés à rendre hommage au maître de la science-fiction et souvent cela a été moyennement réussi. Ici, J.J accomplit la prouesse de rendre hommage, de déclarer à quel point Spielberg l’a influencé et dans le même temps, d’offrir aux adultes, un retour dans un passé divin.

Hommage appuyé aux Goonies (la bande de jeunes qui fera tout pour s’entraider et mener l’enquête jusqu’au bout), à E.T (la balade en vélo bien entendu et la lutte contre l’armée), le grain de la pellicule, la façon de filmer à hauteur d’adolescents qui découvrent la vie et l’amour.

Arrêtons de suite le faux suspense du film : l’histoire est un tantinet prévisible (il y a bien un extra-terrestre dans le train) mais ce n’est pas là l’essentiel. Non l’essentiel est ailleurs : dans la découverte des premiers émois amoureux, dans la difficulté d’accorder le pardon alors qu’il sera salutaire, ou encore dans l’attente de véritablement savoir ce qu’il y a sur la bande du film de la caméra Super 8.


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Comment ne pas être d’accord avec ce point ? J.J Abrams maîtrise de bout en bout l’histoire en offrant des moments d’humour, de tendresse, d’évasion et d’action savamment orchestrés et dosés.

Magique également car il révèle en une seule scène, une actrice impressionnante de passion et d’émotion : Elle Fanning (petite sœur de Dakota qui était déjà un “choc” d’actrice face à Tom Cruise dans La Guerre des Mondes… de Spielberg ! Oh comme c’est étrange !).

Magique car J.J ne frustre pas les spectateurs : le film que réalise la bande de Joe est montré dans le générique final. C’est un moment qui est le véritable plaisir coupable du film car on “re-découvre” les montages typiques que l’on peut faire avec une caméra Super 8.

Et surtout, il met en scène le fantastique avec une véritable maestria : la scène du déraillement qu’il a réussi à rendre spectaculaire et incroyable, n’a pas fuité sur le net avant la sortie du film… J.J Abrams maîtrise la communication autour de son film à merveille (comme avec le prochain Star Wars) pour ainsi laisser la surprise totale et le plaisir entier pour les spectateurs, qui auront le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux.


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Produit par Spielberg (qui s’impliqua dans l’écriture), le film n’a coûté que 50 millions de dollars… et il en a rapporté 2,5 fois de plus : 127 004 179 millions.

Et plus de 260 millions sur toute la planète avec un joli 1 506 877 entrées en France.

Sorti en plein été, coincé entre la seconde partie du dernier volet des aventures d’Harry Potter : les reliques de la mort, la sortie de Cars 2 (qui se planta) et la planète des singes : les origines qui devint le succès que l’on connaît, Super 8 réussit à se frayer la place qu’il mérite. Mais surtout, c’est la sortie en DVD et Blu-Ray qui fit du premier film original d’Abrams, une pépite culte que l’on se transmet désormais en famille… et aussi en cours de cinéma : culte, je vous dis !


Un Mot de Conclusion...

Super 8 est un film qui vous met des étoiles plein les yeux. Un histoire dont il est difficile de ne pas tomber amoureux car il en ressort une nostalgie bien heureuse qui laisse un sourire sur les lèvres et une petite larme au coin de l’œil. Une pépite véritable !

Pour mieux vous convaincre que ce film peut vous mettre la larme à l’œil, on vous laisse sur une des compositions de la soundtrack du long-métrage signée Michael Giacchino : Letting Go. Une petite merveille, qui vous remémorera les plus beaux moments des films de votre jeunesse quelque soit votre génération.


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