Les Incognitos, ces espions ne sont pas des pigeons


Synopsis : « Le super espion Lance Sterling et le scientifique Walter Beckett ont des personnalités radicalement opposées. Lance est relax, cool et il a du style. Walter est … tout l’inverse. Certes, il n’est pas très à l’aise en société mais son intelligence et son génie créatif lui permettent d’imaginer les gadgets impressionnants que Lance utilise sur le terrain. Alors qu’une mission tourne mal, Walter et Lance vont devoir unir leurs forces. Si ce duo excentrique ne parvient pas à s’entraider, le monde est en danger. »


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

Pour les Fêtes de fin d’année, vous avez le choix entre vous envoyez dans les étoiles avec la saga intergalactique Star Wars ou replonger dans le monde d’Arandel avec le second volet des aventures d’Elsa et Anna dans La Reine des neiges… un Noël Disney comme les autres sauf que la Fox (désormais sous pavillon de la souris de l’oncle Walt) a quelques petites pépites à écouler dont un film d’animation d’espionnage.

Sur le principe des opposés obligés de travailler ensemble, Nick Bruno et Troy Quane renouvellent la comédie d’espionnage en poussant le curseur d’un James Bond sous amphétamines, débarrassé surtout des contraintes de logique. En effet, dans quel film d’espionnage avez-vous la possibilité de voir le héros principal transformé en pigeon ? À part les derniers Mission : Impossible jouant sur l’effet du maquillage et des postiches façon Scooby-Doo (il faut bien l’avouer), on a rarement un espion transformé en animal.

Face à l’agent le plus célèbre et le plus imbus de lui-même, Lance Sterling va se retrouver le jeune geek ultime, Walter. Le physique de l’espion est tout simplement copié sur celui de Will Smith… d’ailleurs l’acteur prête sa voix dans la version originale. Cela en devient totalement troublant par moment au point que l’on rit de la mésaventure qui lui arrive. Être transformé en pigeon n’est pas ce que tout espion rêve de devenir… pourtant ces volatiles sont partout et deviennent finalement invisibles aux yeux de la population. Sauf lorsqu’ils rodent ensemble, ils deviennent alors ces “rats volants” dénommés plus d’une fois ainsi dans le film.

Mais pourquoi un pigeon au fait ? Tout simplement parce que Les Incognitos est l’adaptation d’un court métrage de Lucas Martell, Pigeon : Impossible. Une histoire où un espion se retrouve transformé en pigeon parce qu’il ingère la potion mise au point par le jeune geek Walter. Une potion qui devait le rendre invisible sauf que lors du test d’usage, une plume de pigeon a servi pour véritablement se rendre compte de la nocivité ou du bénéfice de cette trouvaille. Sur fond du geek incompris car bizarre, se cache aussi l’éloge de la différence à cultiver pour grandir et s’épanouir. En offrant le personnage à Tom Holland, tout au moins la voix, on ressent la gentillesse et la gaucherie qu’il met dans son personnage de Spider-Man. Cette fraîcheur est sans doute dans la voix mais elle se ressent dans le personnage créé. Un inventeur digne héritier du jeune Q actuel chez James Bond mais avec le grain de folie supplémentaire.

Car la folie parcourt cette histoire dingue d’un espion devenu un pigeon et dans le même temps accusé d’être à l’origine de l’utilisation d’une arme de destruction massive. Double identité ou là aussi visage masqué ? Le méchant Killian est loin d’être schématique. Certes il veut éliminer la race humaine mais pas tout le monde, seulement ceux qui l’ont transformé en ce qu’il est devenu. Une histoire de vengeance d’un homme seul face à un duo qui va devoir s’entendre pour sauver le monde. Et l’espion solitaire va devoir s’ouvrir aux autres et accepter cette drôle de famille pour sauver la planète. Car bien entendu, il n’y a pas que Walter dans le lot, il y a trois pigeons aussi idiots que délirants.

Non seulement la transformation de l’agent secret en pigeon crée un délire exceptionnel mais le fait qu’il se voit adjoindre trois pigeons dont un complètement siphonné participe de l’ambiance légère du moment que l’on passe devant ce film d’animation. L’intrigue est basique mais elle évolue avec des personnages épatants et remet le pigeon au centre du jeu : il devient un oiseau utile finalement ! Utile à la mission, utile pour permettre à Sterling de mieux comprendre ses nouveaux “pouvoirs” et enfin utile pour accomplir ce qu’il fait habituellement en solo : sauver le monde mais avec beaucoup plus d’humilité et moins de suffisance.

Des images fluides, des gags toutes les minutes et une réelle envie de s’attacher aux personnages font de ces Incognitos le remède efficace aux productions de Noël trop calibrées. Surtout, il y a l’envie de vouloir retrouver ces personnages prochainement car une franchise est tout à fait possible mais comme avec celle de Dragons, le spectateur en aura réellement envie. Et ce n’est pas le final qui laisse présager d’autres aventures qui veut cela, c’est simplement l’excellent moment de fraîcheur et de légèreté passé en compagnie de ces espions volatiles qui entraîne une envie de suite.


« Des images fluides, des gags toutes les minutes et une réelle envie de s’attacher aux personnages font de ces Incognitos le remède efficace aux productions de Noël trop calibrées. »


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