Les Huit Salopards – Retour sur une édition DVD et Blu-Ray décevante

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Synopsis : “Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…”

The Hateful 8 en DVD, Blu-Ray et édition spéciale Fnac le 25 mai 2016

Critique du film Les Huit Salopards réalisé par Quentin Tarantino


Dire que la sortie vidéo de la dernière oeuvre de Quentin Tarantino, Les Huit Salopards, était attendue est un léger euphémisme. Un Quentin Tarantino est toujours un événement, que ce soit au cinéma ou en vidéo. Les Huit Salopards est un film qui a son nombre de détracteurs, mais également d’adorateur. Comme vous pouvez le lire dans la critique ci-dessus, nous faisons partie de la seconde catégorie sur le blog. Nous nous sommes donc procuré sans hésiter une seule seconde, une version du film. Histoire de bien faire les choses, nous avons opté pour l’édition spéciale FNAC avec son Steelbook en édition limité et la bande originale signée Ennio Morricone. Proposée à 24.99€ c’est un prix élevé, mais pas excessif et dans la moyenne des sorties récentes en Blu-Ray.

Éditée par M6 Vidéo, qualitativement parlant, l’édition Blu-Ray du film s’en tire avec les honneurs. Le titre en haut de l’image sur un bandeau rouge sang, que l’on retrouve également en bas de l’écran afin de mettre en valeur un menu horizontal, avec en son centre une bande-annonce qui tourne en boucle. Rien de choquant, rien de créatif, on est en terrain conquis, mais ça suffit amplement, malgré une bande-annonce découpée assez étrangement.  Le mixage sonore est de qualité, avec une piste 5.1 DTS-HD et une piste 2.0 Dolby Digital en VO et VF. Rien de choquant encore une fois et le fait qu’il n’y ai pas de 7.1 n’est pas dérangeant. Peu de foyers en sont équipés et on ne peut les blâmer pour ça. Venons en maintenant aux défauts, puisqu’il y en a et plus qu’on ne l’aurait aimé.

Tout d’abord, passons en toute logique par le menu principal. Aucun sous-menu chapitrage. Il va être impossible d’accéder au chapitre de notre choix et pour un film dont la durée avoisine les trois heures c’est ce qu’on appelle une honte. Beaucoup de spectateurs, voudront regarder le film, mais n’auront peut-être pas trois heures à passer devant leur téléviseur donc opteront pour le voir en deux fois. Ils devront donc relancer le film et magique, en lançant une nouvelle fois la lecture du film et en faisant apparaître le menu, apparaît un sous-menu nommé  Chapitres. Donc, pourquoi ne pas l’inclure dans le menu principal puisqu’il est programmé dans le disque ?

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Filmé intégralement en 70 mm, Les Huit Salopards dispose d’une image au format “Anamorphic en 2.76:1”. Une image qui joue donc sur l’horizontalité de l’écran, écrasée en ses bords haut et bas par deux bandes noires. Pour profiter au mieux du film, il vous faudra posséder un bel écran d’au minimum 100 cm de diagonale. La mise en scène et le sens du cadre de Quentin Tarantino permettent d’apprécier le film sur n’importe quel téléviseur, mais le plaisir sera malgré tout réduit. Comme vous êtes en droit de le savoir, Les Huit Salopards a été proposé dans deux versions différentes lors de sa sortie cinéma. Une version 70 mm allongée de 15 minutes avec entracte non compris et une version cinéma de 167 minutes. Bien évidemment, vous aurez compris que le DVD, comme le Blu-Ray ne disposent uniquement de la version courte de 167 minutes. C’est décevant, même si c’est un choix en cohérence avec celui du cinéaste américain qui voulait avant tout que le film soit vu en 70 mm et non en numérique.

Venons en aux bonus, avant de finir par le packaging. En terme de Bonus, ce n’est pas la joie. Lorsqu’un spectateur dépense 24.99€ dans un DVD ou Blu-Ray, il est en droit d’avoir du contenu et du bon. L’édition Blu-Ray du film dispose de Quatre Featurettes dont la durée totale avoisine les 40 minutes. Certains sont intéressants, entendre les acteurs et le cinéaste parlé du film est toujours intéressant pour les passionnés, mais on reste dans du bonus de vente. C’est éloge sur éloge, laissant en arrière-plan ce qui nous intéresse véritablement à savoir des images de tournage ou encore un vrai making of. Ce que l’on n’a pas ici. On retiendra malgré tout l’ajout de la Bande Originale en CD et non dans une version digitale dans l’édition spéciale FNAC, ce qui n’est pas négligeable.

Parlons maintenant de la dernière chose fâcheuse et qui met en rage. Le steelbook de l’édition spéciale FNAC, mais également l’édition steelbook classique proposée dans toutes les boutiques. Comme vous allez pouvoir le voir sur les photos, le recto et verso sont de qualité. Rien d’exceptionnel au verso, mais c’est suffisamment sobre et bien finalisé pour ne pas décevoir les amateurs et collectionneurs. Majoritairement, ceux qui achètent les steelbook sont des collectionneurs et aiment avoir un produit bien finalisé. Ces derniers vont être bien déçus en ouvrant le boitier et découvrant un intérieur littéralement vide.

Qui en plus d’être vide, se trouve avoir trois emplacement de disque alors qu’il n’y en a que deux. Concernant l’édition classique, il n’y a qu’un seul emplacement, pour un disque, mais toujours pas d’image à l’intérieur. C’est ce qu’on appelle une honte, puisque ce n’est ni plus ni moins que du recyclage. Le recyclage permettant de prendre des boîtiers non utilisés pour un précédent film et les utiliser pour celui-ci. La société n’a pas à en fabriqué d’autres ou à en commander. Ça permet de faire des économies et donc au final du bénéfice puisque les premiers acheteurs se rueront sur celle que l’on appelle l’édition limitée spéciale. C’est encore une fois honteux et prendre les acheteurs pour des cons. Cette édition est loin d’être moche, mais au prix de 24.99€ on est en droit de s’attendre à plus de contenu et à surtout un packaging bien mieux finalisé.

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Liste des Bonus :
  • Le “Grand 8″ de Quentin Tarantino (durée : 4’57”)
  • Samuel L. Jackson présente le fabuleux Panavision 70mm ! (durée : 7’30”)
  • Entretiens avec Quentin Tarantino et les comédiens (durée : 17’54”)
  • Avant-première à Paris (durée : 10’47”)

 


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