Le Grinch réalisé par Yarrow Cheney et Scott Mosier [Sortie de Séance Cinéma]

Synopsis : « Chaque année à Noël, les Chous viennent perturber la tranquillité solitaire du Grinch avec des célébrations toujours plus grandioses, brillantes et bruyantes. Quand les Chous déclarent qu’ils vont célébrer Noël trois fois plus fort cette année, le Grinch réalise qu’il n’a plus qu’une solution pour retrouver la paix et la tranquillité: il doit voler Noël. »


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

Les rues sont déjà imprégnées des odeurs de sapins fraîchement coupés, le chocolat chaud coule à flot et la course aux cadeaux est lancée, à quelques jours de Noël et des fêtes qui marquent la fin d’une année bien chargée, une certaine bête verte refait son apparition sur nos grands écrans. Dix huit ans après avoir été incarné par un Jim Carrey fantastique, Le Grinch repointe le bout de son nez dans une nouvelle adaptation, mais cette fois dans une seconde version animée (la première version est sortie en 1966). Une adaptation du roman éponyme écrit par Theodor Seuss Geisel dit Dr. Seuss et sorti en 1957.

Difficile de s’attaquer à un film culte de la culture populaire et à un livre aussi connu que celui du Grinch, cette bête verte aux traits humains qui déteste Noël, pourtant c’est un pari relevé par Yarrow Cheney, réalisateur de Comme des bêtes, et Scott Mosier, producteur et scénariste à succès. C’est donc sous la coupe des studios d’animations Illumination, ceux qui ont fait naître Moi, Moche et Méchant, que le bougon Grinch signe un retour divertissant où l’humour et l’émotion forme un mariage heureux. Tout commence par un plan séquence remarquable sur un petit village fictif, Chouville, où Noël est une tradition importante. Sapins par millier, pulls de Noël kitsch et douceurs sucrées à foison sont les mots d’ordre des habitants, les Chous, de ce petit village en hauteur. Mais le Grinch, brillamment doublé par Benedict Cumberbatch (dans sa version originale et Laurent Laffite pour la version française), accompagné de son fidèle compagnon Max, n’a que faire de cette gentillesse débordante qui lui donne le vertige.

C’est dans cet équilibre du bon et du méchant que s’établit un long-métrage parfaitement bien dosé entre les gags et autres gadgets bien trouvés (la maison du Grinch est une véritable caverne d’Ali Baba). Les différentes couches de lecture qui permettent à tous les publics, petits et grands, de retrouver un peu de cette magie. Celle loin des cadeaux et du commerce nauséabond de la saison. On est loin du film de Noël insipide qui occupe massivement nos dimanches après-midi pluvieux. Si le long-métrage n’arrive pas au niveau des studios aux grandes oreilles, il en frôle, de par son énergie et les émotions qui s’en dégagent, la même volonté. Seul véritable point négatif, les similitudes avec le grand succès des studios, Moi, Moche et Méchant, qui facilite certains passages et qui enferment certains personnages, notamment celui de Cindy Lou, dans des arcs narratifs déjà connus.


« Le Grinch est un film d’animation divertissant, drôle et émouvant qui, à quelques jours de Noël, dépose une note de magie sur nos grands écrans. »





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