La reine des neiges II, libéré et délivré pour de bon ?


Synopsis : « Pourquoi Elsa est-elle née avec des pouvoirs magiques ? La jeune fille rêve de l’apprendre, mais la réponse met son royaume en danger. Avec l’aide d’Anna, Kristoff, Olaf et Sven, Elsa entreprend un voyage aussi périlleux qu’extraordinaire. Dans La Reine des neiges, Elsa craignait que ses pouvoirs ne menacent le monde. Dans La Reine des neiges 2, elle espère qu’ils seront assez puissants pour le sauver… »


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

Six ans déjà… six ans que dans toutes les familles de France, un air entêtant et prise de tête a envahi les foyers. En prononçant le prénoms des sœurs d’Arendelle, Anna et Elsa, des parents se souviennent de toutes ces soirées où leurs oreilles ont enduré l’air entonné à tue-tête : Libérée, Délivrée… Cauchemar des parents, plaisir des plus petits, Disney propose enfin la suite de son plus grand succès : La Reine des neiges, inspirée du conte d’Andersen.

Pendant longtemps, Disney a préféré offrir ses suites directement en vidéo. Des exemples : Le Roi Lion, Le retour de Jafar ou encore Pocahontas. Seule entorse, Bernard et Bianca au pays des Kangourou en 1991. Puis Pixar est apparu avec Toy Story… et là, les suites sont devenues légions. Désormais, une suite pour le cinéma (autre que la Fée Clochette et ses déclinaisons) est possible mais à la condition que les auteurs aient quelque chose à raconter. Offrir du temps pour écrire un nouvel épisode, alors là c’est champagne… avec des glaçons ?

Pas forcément, car les premières images de cette Reine des Neiges II montre la cité d’Arendelle en automne avec des arbres aux couleurs éclatantes : rouge, orange ou encore marron. Une folie d’animation et une farandole de couleurs avec même par moments, l’impression d’être dans un film en prises de vue réelles tant les paysages sont magnifiés par le trait du crayon ou de l’ordinateur. Dès le début de l’histoire, même si Elsa et Anna sont réunies dans la cité et que tout semble aller pour le mieux, une voix vient troubler le sommeil d’Elsa. Quelle est-elle ? Quel est le lien avec son passé ? Va-t-on enfin comprendre comment la jeune reine a obtenu ses pouvoirs ? Le passé et le présent vont se mêler pour découvrir un pan de l’histoire des parents des deux jeunes femmes.

Ne vous inquiétez pas la neige reviendra mais cette fois, les quatre éléments sont aussi au programme. De la magie, des surprises, de nouveaux personnages comme les géants de pierre, un nouveau peuple aux pouvoirs magiques et beaucoup d’humour vont vous permettre de passer un excellent moment. La bonne surprise vient d’Olaf : il devient le véritable clown et héros indispensable de cette suite. Enfin les chansons sont également de retour. Rassurez-vous, pas de Libérée, délivrée qui reste en tête tout au long de la journée. Au contraire, une petite pique est envoyée avec beaucoup de dérision à ce souvenir “traumatisant”. La chanson Dans un autre monde (To the unknown en VO) ne réussit pas à surpasser l’entêtante ritournelle du premier opus, mais vous pourrez bien garder en mémoire pendant quelques jours la nouvelle ritournelle. Et surtout, vous rirez beaucoup au premier solo de Kristoff…

Cependant, même si les chansons sont aussi nombreuses que dans le premier volet, elles semblent de plus en plus présentes. Dès que l’on pense qu’un morceau musical est terminée, voici de suite une nouvelle chanson encore et encore et encore et encore… C’est bien là, la première limite de cette suite. Autant de chansons que dans le premier volet, mais elles semblent monopoliser l’histoire. Si certaines vous feront sourire ou avoir quelques larmes au coin des yeux, les prouesses vocales sur certains titres empêchent de comprendre parfaitement ce que chantent les héroïnes. Et là c’est un peu dommage car on se demande quelle est la réelle utilité d’avoir eu un intermède musical.

L’autre limite de cette suite est le scénario écrit par Jennifer Lee et Allison Schroeder. Les enjeux sont trop vite apparents et ne surpassent pas ceux du premier volet. L’histoire semble prévisible et les enjeux dramatiques ne culminent pas comme lors du final de la Reine des neiges de 2013. Pourtant Disney continue d’appuyer sur un des thèmes qui lui tient le plus à cœur : l’amour de la famille. La relation entre Elsa et Anna se renforcent : l’amour de la famille devient l’objectif principal des studios Disney. Une marque de fabrique que l’on voit se développer depuis les derniers films d’animation ou en prise de vue réelles des Noël passés : Coco, Vaiana et surtout l’année dernière Le retour de Mary Poppins.

1h44 qui file à la vitesse d’une glissade sur un toboggan gelé où chacun passera un agréable moment même si l’intrigue est un cran en-dessous de la première histoire qui comptait son lot de romance, de tristesse et de trahison comme dans un conte d’Andersen. Cependant ne boudez pas votre plaisir car les images sont magnifiques, l’animation est superbe avec de réelles innovations représentées par ce magnifique cheval de mer ou le feu follet salamandre-petit lézard (on ne sait pas trop) qui vous fera définitivement craquer.

Sans surpasser le premier volet, cette suite de la Reine des Neiges se regarde avec un réel plaisir et une joie non dissimulée. Un divertissement familial par excellence où les chansons restent en tête. En sortant de la salle, vous aurez envie de vivre dans le monde merveilleux d’Arendelle en souhaitant repartir très vite pour de nouvelles aventures car ce deuxième volet ne crée pas la sensation de trop et rien que pour ça, cette Reine des Neiges II est une belle réussite !


« De la magie, des surprises, de nouveaux personnages comme les géants de pierre, un nouveau peuple aux pouvoirs magiques et beaucoup d’humour vont vous permettre de passer un excellent moment. »


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