[Festival International du Film d'Amiens] Découverte d'un futur grand cinéaste et du rétro pour les jours 4 et 5

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Au démarrage, j’écrivais les rapports et critiques provenant du Festival International du Film d’Amiens très tôt le matin suivant la journée de festival. Maintenant, je suis rendu a écrire sur mes minutes de pause et le soir ainsi que la nuit afin de réussir à voir un maximum de films et à assister à un maximum d’évènements afin de pouvoir faire le tour de tout ce que je voulais faire durant cette 34ème édition du Festival International du Film d’Amiens. Je vous parlerais plus en détails de mon ressenti sur ce festival lors du dernier rapport qui arrivera le dimanche 23 novembre, mais en attendant, revenons sur les journées 3 et 4. Je vous vois déjà venir et vous demander : pourquoi combine t-il les jours 3 et 4 alors qu’il a dit dans le rapport du jour numéro 2 qu’il était plus agréable de faire un rapport par jour afin que l’article en question soit plus court et donc moins long et contraignant à la lecture. Si je souhaite procédé de cette manière pour ces deux jours, c’est tout simplement parce que les projections auxquelles j’ai assistés ne m’ont pas toutes plu et je ne souhaite pas vous parler en détails des films que je n’ai pas du tout aimé. Autant vous faire découvrir ou re-découvrir des films cultes, des nouveautés à ne pas louper ou de nouveaux cinéastes à en devenir.

Telle la journée numéro 3 du FIFAM, ce mardi 18 novembre débuta par une conférence et plus particulièrement, à un nouveau concept mis en place par le Festival International du Film d’Amiens cette année. Celui-ci ce nomme Pygmalion… rien à voir avec l’affaire Bygmalion bien évidemment. Découpé en deux parties (comme Hunger Games : La Révolte, tiens !), ce dispositif permet de donner sa chance à un jeune cinéaste à en devenir auquel le Festival souhaite donner sa chance et tout faire en sorte qu’il puisse réaliser et trouver des financements pour ses prochains projets. Le premier cinéaste auquel le festival a décidé de donner un coup de pouce se nomme Carlos Conceiçao.

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Boa Noite Cinderela, Goodnight Cinderella dans son titre international

Jeune réalisateur portugais qui possède une filmographie qui compte dorénavant 6 courts-métrages, Carlos Conceiçao est tout simplement la révélation de ce festival. Lors de cette première conférence, le réalisateur est revenu en quelques mots sur son expérience en tant que réalisateur, mais il nous a surtout présenté son dernier court-métrage qui se nomme Boa Noite Cinderela, avant de se lancer dans une session de questions/réponses avec les nombreux étudiants et autres spectateurs présents dans la salle.

Dévoilé pour la première fois en France à l’occasion de la Semaine de la Critique à Cannes en 2014, ce court-métrage n’est pas une adaptation du conte Cendrillon, mais une nouvelle vision du conte de Charles Perrault, adapté en 1950 par les studios Disney. Stylisé et dont les thèmes scénaristiques se voient poussé dans leurs plus gros travers, ce court-métrage est une grande leçon artistique et de réalisation. A la fois poétique et troublant, ce court-métrage utilise les codes du conte et ce les approprie afin de développer le point de vue du prince et non celui de Cendrillon. En plus d’un somptueux décors de château, dont chaque scène est éclairé à la simple lumière de bougies à la manière du directeur de la photo Vittorio Storaro, le film propose des plans en extérieurs d’une beauté à couper le souffle. Que ce soit en jardin ou en intérieur, la patte artistique, très gothique dans l’âme, magnifie chaque plan et rend ce court-métrage passionnant, déroutant de par son écriture audacieuse et astucieuse et magnifique. Tourné en 2012, mais monté durant prêt de deux années, ce court-métrage n’est en réalité par le dernier de Carlos Conceiçao, puisque Versailles fût tourné à la fin 2012, mais son montage fût plus court.

Diffusé lors de la deuxième conférence Pygmalion qui eu lieue le mercredi 19 novembre à 18h, ce Versailles est un court-métrage intéressant dans le traitement de ses personnages et dans le développement par l’image et non le dialogue de son thème principal qui est celui de la mort, mais c’est également le moins abouti de sa filmographie. Un rythme plus lent et des scènes qui s’enchaînent sans posséder de véritables liaisons, ce court-métrage aurait mérité d’être plus long afin que certaines idées puissent être correctement développé puisque chaque plan regorge d’idées, mais mériteraient un traitement plus en longueur. Bonne nouvelle, ce court-métrage et ses personnages pourraient être utilisés de nouveau, mais dans un ou plusieurs moyens ou long-métrages. On vous reparlera très prochainement de ces projets à venir et bien plus dans un autre article, puisqu’on a pu interviewer Carlos Conceicao lors d’une interview croisée, réalisée avec le rédacteur en chef d’un autre blog cinéma que vous pouvez retrouver dans notre blogroll (Ma Semaine Cinéma).

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O Inferno | Carne

En plus de Versailles et Boa Noite Cinderela, nous avons donc pu découvrir deux autres courts-métrages signés Carlos Conceiçao durant cette seconde présentation Pygmalion, qui se nomment Carne, premier court-métrage de sa filmographie, ainsi que O Inferno. Loin d’être conventionnels, même si O Inferno pour le coup dispose d’un récit linéaire qui joue autant sur l’image que sur le texte et la mise en scène, ainsi que d’une direction artistique plus claire et moderne, Carne et O Inferno proposent des scénarios cruels qui usent avec justesse et précision de thèmes difficiles comme le sexe et la religion.

Alors que Carne met en scène une nonne qui va rencontrer le Christ parce qu’elle a fauté et ne souhaite qu’une chose, être éprise d’un homme qui souhaite d’elle, O Inferno va dans le même sens, en usant de la sexualité comme moyen de pression entre un enfant qui menace de dénoncer le nettoyeur de la piscine de son père, qui a des rapports sexuels avec la babysitter et la gouvernante. Ce sont des bases scénaristiques que l’on ne retrouve pas dans un cinéma traditionnel ou hollywoodien et c’est ce qu’on aime pour le coup. Des scénarios aux thématiques difficiles à aborder, mais qui le font avec justesses et qui n’hésitent pas par moment à jouer sur du second degré ou à user d’un ton satyrique afin de ne pas sombrer dans un propos moralisateur ou du pathos. C’est juste, précis et d’une richesse fantastique. Pour ceux qui sont intéressé, les courts-métrages de Carlos Conceiçao seront diffusés à la Cinémathèque le  20 décembre et seront prochainement édité en DVD. De plus, il va bénéficier d’une résidence à la Villa Médicis à Rome afin de pouvoir achever ses prochains projets et scénarios dans le calme dire-t-on.

King-Kong-FIFAM-ImageKing Kong, un film Warner (réédition de 2007)

 

Durant ces deux jours de festival, j’ai également pu voir plusieurs films qui ne méritent pas que j’en parle durant de longues phrases, car ils sont déjà connu du grand public (tel l’extraordinaire Fantastic Mr. Fox ou la première version de King Kong qui date de 1933) ou totalement insignifiants, comme un certain Wanda diffusé dans la catégorie Œuvres Uniques. Pour ne pas vous mentir puisque sur les rapports du festival je dis tout… ou presque, j’ai dormis durant la moitié du film. Dans cette même catégorie, nous avons assisté à ce qu’on pourrait résumé comme la projection de la semaine. La projection d’un long-métrage réalisé par Stephen King lui-même : Maximum Overdrive.

Nanar totalement déjanté, Maximum Overdrive permet aux spectateurs de passé un excellent moment en ce moquant des acteurs du film qui jouent tous plus mal les uns que les autres, ainsi que des morts des personnages et diverses punchlines qui fusent à chaque instant sur une bande sonore bestiale signée AC/DC. Nommé à deux reprises aux Razzie Awards en 1977, cette adaptation du roman Trucks, déjà écrit par Stephen King, est un vrai nanar comme on aime en voir en plein milieu d’un festival. Ça permet de se détendre et d’en découvrir davantage sur l’armée russe, parce que oui, si vous ne le savez pas, l’armée russe dispose de satellites armées de canons lasers. Attention !

C’est donc tout pour les jours 3 et 4. On se retrouve donc très prochainement avec le rapport dédié au jour 6, jour sous le signe de la compétition, avec deux découvertes de films en compétition.

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