Dragons 2 [Critique]

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“Tandis qu’Astrid, Rustik et le reste de la bande se défient durant des courses sportives de dragons devenues populaires sur l’île, notre duo désormais inséparable parcourt les cieux, à la découverte de territoires inconnus et de nouveaux mondes. Au cours de l’une de leurs aventures, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, dont le mystérieux Dragon Rider. Les deux amis se retrouvent alors au centre d’une lutte visant à maintenir la paix. Harold et Krokmou vont se battre pour défendre leurs valeurs et préserver le destin des hommes et des dragons.”

Menés par le valeureux Harold et son Furie Nocturne Krokmou, les vikings Astrid, Rustik, Gueulfor, Kranedur et leurs compatriotes, coulent des jours heureux dans leur village de Beurk. Depuis que le maître dragon Harold a décidé de montrer aux vikings de son village que les dragons ne sont pas une menace, mais qu’au contraire ils pourraient vivre en harmonie au sein d’un monde où règnerait la paix, les vikings et dragons n’ont jamais été aussi heureux. Mais c’était sans compter sur l’arrivé d’un terrible viking, prêt à tout pour anéantir le bonheur des habitants de Beurk. Toujours porté par des valeurs qui ont toujours été centrales dans les productions provenant du studio Dreamworks, Dragons 2 se déroule cinq années après la fin du premier épisode. Acclamé et porté comme l’un des meilleurs films d’animation de ces dix dernières années, Dragons était et reste la fierté du studio d’animation qui commence à prendre de l’ampleur, depuis notamment la légère baisse de régime provenant de chez Disney Pixar. Trop occupé par la réalisation du film d’animation Les Croods, paru il y a maintenant un an chez nous, Chris Sanders laissa l’entière responsabilité de la réalisation du second opus de la saga Dragon au jeune Dean DeBlois, déjà co-réalisateur sur le premier épisode.

Décidant de réaliser cette suite tant voulue par les producteurs à la seule condition, qu’on le laisse mettre en place non pas un, mais deux films afin de faire dans un premier temps de Dragons une trilogie, Dean DeBlois n’a pas le droit à l’erreur et devait impérativement offrir aux spectateurs un film d’animation grandiose afin de ne pas faire couler le navire mis à flot quatre années auparavant. Sûr de lui, malgré sa courte filmographie (c’est seulement son troisième long-métrage en tant que réalisateur), Dean DeBlois fonce et ne prend pas peur devant l’envergure de la tâche à accomplir. Souhaitant faire de ce Dragons 2, le “The Empire Strikes Back” de la saga Star Wars, il décide de s’emparer des personnages et des thématiques utilisées et mises en place dans le premier film, afin de les pousser dans leurs derniers retranchements. Plus sombre et dramatique, Dragons 2 réussi à conserver la jovialité et l’ambiance enfantine du premier film, tout en apportant de la noirceur et une dramaturgie, si représentative des suites qui ont marqué l’histoire du cinéma. Le plus intéressant avec une suite, c’est la façon dont le réalisateur et ses scénaristes réussissent à utiliser de nouveau des personnages qui ont déjà tout donné dans un premier long-métrage. Ils sont déjà connus et aimés des spectateurs et ils ne doivent pas les décevoir.

Dans un esprit conservateur, Dean DeBlois (ici seul aux commandes du scénario, simplement supervisé par Tom Owens) a décidé de faire honneur aux personnages qu’il commence à connaître comme sa propre famille. Aussi sympathiques qu’au premier jour, Harold et les autres n’ont pas changé, mais ils vont devoir changer. Harold en première ligne, devra faire face aux difficultés de la vie. Il en sortira forcément grandi, mais devra passer par des moments heureux comme malheureux. Nous sommes en terrain conquis et connu d’avance. Dragons 2 est un pur produit Dreamworks, usant de thématiques devenues emblématiques à ce studio et à l’un de ses créateurs qui n’est autre que Steven Spielberg. Le passage de l’enfance à l’âge adulte, la lumière de l’éveil qui devient de plus en plus sombre à cause des épreuves imposées par la vie elle-même, les valeurs que porte une famille, l’amour qui aide à surmonter certaines épreuves… Ce sont des thèmes chers à Dreamworks et des thèmes qui sont ici au centre du scénario de ce nouvel épisode dans la saga Dragons. Admirablement bien narré, Dragons 2 ne surprend pas de par sa qualité d’écriture ou par les différents rebondissements présents ici et là. Il surprend parce qu’il réussit à émouvoir, à faire rire et à faire frissonner malgré des thèmes qui sont convenus et sans grandes originalités.

L’on pourrait dire de ce Dragons 2 qu’il est légèrement paresseux puisqu’il n’invente rien, mais il n’en est rien, puisqu’au lieu d’inventer quelque chose, il va plus loin, en remettant au goût du jour un mot qui perd de plus en plus de résonance à nos oreilles qui est l’adjectif : épique. On dit d’un film qu’il est épique lorsqu’il nous fait frissonner et qu’il nous offre un spectacle visuel inoubliable, mais un film épique, c’est avant tout un film qui possède ses moments de grands spectacles, comme ses moments d’émotions. Un film auquel on peut employer cet adjectif est souvent un film qui dispose de léger creux dans le rythme afin que l’émotion puisse prendre la place qui lui revient de droit. Dragons 2 est un film épique, c’est un film qui redonne à ce mot toutes ses lettres de noblesse. Entre moments de bravoures spectaculaires et moments d’émotion, sans oublier un ton léger permettant au spectateur de resté proche des personnages grâce à quelques répliques comiques ou moments de tendresse, Dragons 2 éblouit et donne le sourire.

Visuellement bluffant (oui j’ai bien dit bluffant), ce film d’animation conserve la patte Dreamworks (visages ronds, une colorimétrie chatoyante…), mais la pousse plus loin et délivre un film aux textures plus fines, aux jeux de couleurs et lumières épatants, aux animations de plus en plus fluides et où les textures ne sont plus unicouleur. Quand Dreamworks tend vers l’animation le réalisme, tout en conservant une dimension fantaisiste et enfantine tellement représentative du studio. Dreamworks voit grand et grâce à Dean DeBlois et à son équipe technique (John Powell réalise ici une très grande composition qui joue habilement entre émotion et aventure), ils trouvent en la licence Dragon un fer de lance. Une licence sur laquelle il faudra compté dans le futur et sur laquelle on pourra compter pour nous éblouir d’épisode en épisode.

4.5

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