Dolittle, le voyage Post-Marvel raté de Robert Downey Jr.

Synopsis : « Après la perte de sa femme sept ans plus tôt, l’excentrique Dr. John Dolittle, célèbre docteur et vétérinaire de l’Angleterre de la Reine Victoria s’isole derrière les murs de son manoir, avec pour seule compagnie sa ménagerie d’animaux exotiques.
Mais quand la jeune Reine tombe gravement malade, Dr. Dolittle, d’abord réticent, se voit forcé de lever les voiles vers une île mythique dans une épique aventure à la recherche d’un remède à la maladie. Alors qu’il rencontre d’anciens rivaux et découvre d’étranges créatures, ce périple va l’amener à retrouver son brillant esprit et son courage.
Au cours de sa quête, le docteur est rejoint par un jeune apprenti et une joyeuse troupe d’amis animaux, dont un gorille anxieux, un canard enthousiaste mais têtu, un duo chamailleur entre une autruche cynique et un joyeux ours polaire, et enfin un perroquet entêté, le plus fiable conseiller et confident de Dolittle. » 

Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

Nouvelle adaptation tant redoutée des contes de Hugh Lofting, déjà conspuée par la critique américaine, faisant office d’échec commercial retentissant au Box-Office US, Le Voyage du Dr Dolittle nous arrive avec une réputation peu glorieuse, celle d’un lourd accident industriel servant de prétexte au passage Post-Marvel de son acteur, Robert Downey Jr.

Adaptation vendue comme plus proche des romans d’origine par rapport aux précédentes adaptations avec Eddie MurphyLe Voyage du Dr Dolittle s’annonçait comme un conte pour enfants, à l’image de son prologue animé qui laissait présager pendant quelques minutes une jolie fable avec un certain charme désuet. Mais il suffit de voir la première apparition de l’acteur à l’écran pour comprendre qu’il n’en sera rien. 

Dans la peau du docteur, Robert Downey Jr. livre une performance en totale roue libre, au point que cela devient affligeant aux yeux du talent de l’acteur. Si on connaît le goût pour les performances burlesques de l’ex-Iron Man, notamment dans les Sherlock Holmes de Guy Ritchie, ici, l’acteur pousse le curseur jusqu’à l’overdose, enchaînant les gags et les bouffonneries avec une certaine lourdeur. Le seul intérêt de cette nouvelle adaptation réside dans le but d’offrir à l’acteur une nouvelle franchise dans laquelle s’épanouir avec un nouveau rôle de composition. Cette transition Post-Iron Man s’avère être un lourd échec, aux vues du Box-Office US catastrophique qui semble avoir tué toute possibilité de mettre en chantier une quelconque suite, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. 

Le Voyage du Dr Dolittle est bien l’accident industriel redouté, tant le film ressemble à un produit inachevé sorti dans l’urgence. Mise en scène impersonnelle au possible, animaux numériques d’une laideur absolue dont les effets spéciaux rappellent les pires heures des VFX numériques du début des années 2000. Il faut attendre le générique de fin pour être définitivement achevé par le casting de doublages qui se cache derrière ces animaux laids. En version originale : Emma Thompson en perroquet, Marion Cotillard en renarde française, Ralph Fiennes en tigre névrosé, Rami Malek en gorille, John Cena en ours polaire, Octavia Spencer en Can, Tom Holland en chien à poils longs. Ajouter à cela le cabotinage d’acteurs tels qu’Antonio Banderas (nommé actuellement à l’Oscar du meilleur acteur, rappelons-le) et Michael Sheen en méchant qui enchaîne les grimaces embarrassantes, et vous obtenez le casting le plus étrange de ce début d’année qui résonne comme un énorme gâchis dans le paysage de l’industrie hollywoodienne.          

Le Voyage du Dr Dolittle trouvera peut-être son public auprès des enfants en bas âge, qui y verront un peu de magie dans la dimension conte anglais de cette nouvelle adaptation. Les parents, en revanche, subiront un supplice assez affligeant et dénué de magie. Tandis que les fans de Robert Downey Jr. finiront la séance en PLS, constatant le ratage de ce rôle Post-Marvel pour l’acteur que l’on espère retrouver plus inspiré dans ces prochains rôles, en souhaitant que cette transition ne soit qu’un sacré mauvais pas. 


« Le Voyage du Dr Dolittle fait office de lourd accident industriel à Hollywood. Un produit inachevé d’une laideur affligeante où Robert Downey Jr. trouve dans sa transition Post-Marvel son pire rôle à ce jour. »


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