[Critique Vidéo] The Age of Adaline réalisé par Lee Toland Krieger

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Synopsis : “Après un accident qui aurait dû lui être fatal, la belle Adaline cesse de vieillir. Aujourd’hui, bien qu’ayant vécu près de huit décennies, elle est toujours âgée de 29 ans. Après avoir mené une existence solitaire afin de ne jamais révéler son secret, une rencontre fortuite avec le philanthrope et charismatique Ellis Jones, va raviver sa passion de la vie et de l’amour.”


Je parle très souvent d’e-cinéma et de direct to video. Je m’en suis rendu compte en pensant à cette intro, avec une envie irrépressible de vous faire un topo sur les films qui sortent directement sur nos petits écrans, mais je l’ai déjà fait. Cette fois, il est par contre nécessaire de signaler l’aspect aléatoire de ces sorties, car aujourd’hui c’est d’un leader du box-office américain que nous allons parler. Certes pas un très bon film, mais je ne mélange jamais la qualité artistique d’un film et l’argent, pour la simple et bonne raison que s’il y avait corrélation entre la qualité d’un film et le box-office qu’il engrange, ça se saurait. Donc aujourd’hui, nous parlons d’un film qui est sortit directement par la case grand écran, malgré son immense succès à la maison, j’ai nommé The Age of Adaline.

Autant que vous le sachiez, je ne suis pas le genre de personne qui regarde un film au premier degré en “débranchant son cerveau” comme le veut l’expression. Je ne dis pas cela dans une optique condescendante et je ne juge pas les gens qui le font. Simplement, si je veux regarder un mauvais film, il faut qu’il soit assez mauvais pour en devenir risible, et ainsi devenir bon au deuxième degré. Dans tous les autres cas, j’attends d’un film qu’il me divertisse (dans le sens noble du terme) sans que je n’ai besoin d’abandonner mon intellect en chemin. Et encore une fois, je ne dis pas cela pour me sentir supérieur ou juger, c’est tout simplement le cas et je tenais à vous le signaler avant de parler du sobrement retitré Adaline.

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S’il était important de préciser cela, c’est parce qu’Adaline m’a été vendu de cette manière, comme un film regardable “en posant son cerveau, si on aime les comédies romantiques”. Un mauvais film en somme, mais qui l’assumerai, comme si cela allait le rendre plus regardable ou plus noble. Mais quand je dis “mauvais film” cela ne veut pas dire “pire film de l’année” mais simplement un film qui n’est pas bon. Pas dans les abimes de la médiocrité, mais qui ne s’élève jamais au-dessus de la masse des comédies romantiques un peu “gnan-gnan” ou des films “pas prise de tête”.

Pourtant Adaline avait de quoi être un bon film, un équivalent romcom de Benjamin Button, ou une sorte de parallèle efficace du chef-d’œuvre de huis-clos qu’est The Man From Earth. Contant l’histoire d’une jeune femme qui ne vieillit plus après avoir été frappée par la foudre après un accident de voiture (d’accord, le postulat de base rend sceptique), Adaline n’arrive pourtant jamais à assez émouvoir. Il lui manque quelque chose. Une actrice principale mieux dirigée, une véritable ambiance, une réalisation qui arrêterait de s’appuyer sur sa photographie. Et c’est dommage, car d’un film qui aurait pu être une grande œuvre mélancolique sur la solitude, ne ressort qu’une bluette qui expédie sans beaucoup d’émotion ses thématiques sur le temps qui passe et le monde qui change autour d’une héroïne qui ne vieillit jamais.

En Conclusion :

Jamais assez émouvant, ni innovant, Adaline se contente d’un minimum syndical technique autant que scénaristique très dommageable, et ne semble jamais vouloir aspirer vers autre chose qu’un film de romance pépère, qui engrange de l’argent sans inventivité, ni envie de tirer son public vers le haut. Dommage.


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