[Chronique Série] Limitless S01 E01 – “Pilot”

Limitless-Pilote-Review

Synopsis : “Suite directe du film réalisé par Neil Burger avec Bradley Cooper, Limitless.”

Quand la télévision adapte le cinéma qui lui même adaptait déjà un roman. Après avoir réalisé le film L’Illusionniste et avant d’adapter le premier volet de la saga littéraire pour adolescent Divergente, le réalisateur américain Neil Burger s’est attaqué au roman d’Alan Glynn : The Dark Fields. Où l’histoire d’une drogue permettant au commun des mortels d’avoir accès à 100% de ses capacités cérébrales. (Puis en 2014; Luc Besson; Lucy… vous voyez où je veux en venir.) Limitless fut à sa sortie une très belle surprise. Un film au scénario qui ne révolutionne aucun genre, mais qui se sert de son propos pour tenter des choses. Un visuel déformé, quelques “gimmicks” jouant sur le son et l’image pour exacerber et mettre une image sur la transformation cérébrale du protagoniste. C’était l’avènement du premier super héros drogué avec Bradley Cooper dans le rôle-titre. Aujourd’hui, Eddie Morra coule des jours heureux ou presque (aucun spoil pas rassurez-vous) et la NZT circule encore aux États-Unis. Quel rôle Eddie Morra a-t-il dorénavant vis-à-vis du trafic de NZT puisqu’il en est lui-même dépendant ? Cette question fait partie intégrante du scénario du pilote de la série éponyme Limitless.

Quatre ans après la sortie du film, voici que débarque sur la chaîne américaine CBS une série faisant office de suite directe au film. Là est le principal intérêt de cette série. Il ne s’agit pas d’un remake ou d’un reboot, mais bien d’une suite directe. Évoluant dans la même temporalité que le film du même nom, Limitless s’attarde sur un nouveau personnage répondant au nom de Brian Finch. Un personnage qui possède une famille, mais qui professionnellement n’arrive pas à décoller. Le copycat de Eddie Morra. Comme vous avez pu le voir, contrairement à nos habitudes, nous n’avons pas inséré en début d’article le synopsis de la série, du film auquel elle fait suite, ou même de ce pilote. La réponse à la question pourquoi est très simple : le scénario de ce pilot est dans les grandes lignes un copier-coller de l’arc narratif principal du film et il s’agit d’une introduction à la série. Introduction qui est copieusement spoilée de A à Z dans le synopsis. Ne le lisez pas pour garder un minimum de surprise, tout en sachant que les rebondissements ne sont pas majeurs dans ce pilot.


En effet, le pilote de la série Limitless développe la personnalité du protagoniste, ainsi que des personnages secondaires qui vont évoluer de manière dépendante. En un peu plus de quarante minutes, ce premier épisode va réussir à caractériser ses personnages, tout en reprenant dans les grandes lignes la thématique de l’apport de la consommation de NZT, ainsi que sur dépendance et et son danger intérieur comme extérieur sur le consommateur. C’est sans surprise et prévisible, car déjà exploité au cinéma avec un autre personnage. Mais paradoxalement, l’épisode est extrêmement efficace et accrocheur grâce à son dynamisme obtenu par une réalisation, mise en scène et technique dans la continuité de ce qui avait été fait dans le film, ainsi que par l’exploitation du personnage d’Eddie Morra. Le protagoniste du film n’apparaît que quelques minutes à l’écran, mais il possède dorénavant un statut lui permettant de jouer les marionnettistes avec Brian Finch. Sans être présent à l’écran en tant que personnage principal (même si on l’annonce comme récurant), il n’en sera pas moins omniprésent grâce au contrôle qu’il peut exercer sur le protagoniste de la série. Un contrôle et un pouvoir qui par la suite, si la série a du succès, pourrait lui permettre de revenir en tant que personnage majeur et ce, sous un autre jour.

Prenant une direction scénaristique à l’image d’une série comme Mentalist, Limitless a les capacités de devenir une série de divertissement très intéressante si elle prend la peine de voir plus loin qu’une simple succession d’épisodes à enquêtes. Il faudra développer les relations entre les différents personnages et faire du trafic de NZT un fil conducteur. Sans oublier de conserver cet ambiance fun et décomplexée qui fait la force du film comme de ce pilote. Doté d’un casting convaincant, ainsi que d’une réalisation dynamique qui reprend à l’exactitude les “gimmicks” du film (colorimétrie froide ou chaude suivant la prise de drogue ou non, enchaînement de plans sur un mouvement vers l’avant, dédoublement du personnage…). Si vous avez aimé le film, tentez la série ou tout du moins ce pilote qui pourrait ne pas vous laisser de marbre et vous permettre de passer un agréable moment. Ça ne va pas au-delà, mais c’est du divertissement de qualité.


Rendez-vous le 30 septembre sur le site pour découvrir notre nouvelle chronique dédiée au deuxième épisode de cette saison 1 de Limitless.

 [supsystic-slider id=3 ]

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *