Assassination Nation réalisé par Sam Levinson [Sortie de Séance Cinéma + Concours]

Synopsis : « Dans une banlieue sans histoire, quatre adolescentes font l’objet du jour au lendemain d’une attention médiatique quand leurs données personnelles sont piratées. »


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Retrouvez plus d’informations sur le film sur la page facebook du distributeur Apollo Films

Faut-il être fils ou fille de pour faire du cinéma ? Fort heureusement que non, mais ne nous leurrons pas, ça aide énormément. Permettre d’avoir un regard sur ce monde si particulier dès la plus petite enfance, puis pouvoir bénéficier des conseils et de l’aide de l’entourage afin de permettre d’y faire son entrée par la grande porte. Un parcours du combattant raccourci, qui ne devient pas pour autant un bac à sable de cours de récréation. Telle est la vie qu’a décidée de mener, ou tout du moins pour le moment de tenter, Sam Levinson. Fils du scénariste, producteur, et surtout réalisateur Barry Levinson oscarisé en 1989 pour le film Rain Man. Cinéaste américain à qui l’on doit également des œuvres telles que Sleepers ou encore Good Morning, Vietnam pour ne citer que les plus connues. Voir son fils âgé aujourd’hui de 33 ans sortir son premier film en tant que scénariste et réalisateur n’est donc en soit pas une immense surprise. D’autant plus que ce dernier a fait ses débuts au cinéma à l’âge de 7 ans en tant qu’acteur aux côtés de son frère. Papa a poussé ses fistons dans le monde impitoyable du cinéma, mais vont-ils ou en l’occurrence va-t-il réussir à lui survivre ? Si le nombre de Yes Man se multiplie pour le plus grand plaisir des grands noms de la production populaire américaine, nombreux sont les jeunes réalisateurs et réalisatrices qui émergent ces dernières années. Des cinéastes qui en veulent et qui démontrent une certaine envie de hurler toute la rage qui sommeille en eux. Le cinéma, meilleur moyen d’expression afin de faire passer un message clair, net et extrêmement précis.

Il y a un peu plus de deux mois à l’heure où sont écrites ces quelques lignes, sortait sur les écrans américains et nord-américains un film nommé Sorry to Bother You. Comédie absurde cocaïnée qui se servait avec panache et intelligence de l’absurdité des situations mises en place afin de dégager avec clarté un message social réel. Dénoncer les différentes formes de racismes qui régissent la société dans laquelle nous évoluons au quotidien. Un film aussi divertissant qu’engagé qui avait su créer l’évènement lors de sa sortie et ses diverses présentations. Dans la pleine vibe de cette mouvance indé qui cherche à faire du divertissement pop et engagé, débarque Assassination Nation, une œuvre cinématographique qui ne laissera certainement pas de marbre tous ceux qui oseront s’y confronter. Doté d’un titre et d’une affiche tous deux suffisamment évocateurs pour faire comprendre qu’il ne va pas être question de faire dans la délicatesse et dans la subtilité, Assassination Nation ne fait pas partie de ces films dont le marketing n’est pas représentatif de l’œuvre finale. Accrochez-vous, vous n’avez encore rien vu. Très pop, dynamique et porté par une bande originale pop/électro, Assassination Nation est en surface un divertissement qui rempli avec facilité le cahier des charges. Musique omniprésente, montage dynamique sans pour autant user d’un surdécoupage assommant et utilisation dans un premier temps du split screen afin d’accentuer ce même dynamisme (split screen qui n’apporte pas énormément à la narration, mais qui grâce à la concordance avec la musique permet au montage d’être encore plus percutant, encore plus intense) tout en permettant aux différents arcs narratifs d’évoluer simultanément. Le tout mis en image avec intensité grâce à des setup d’éclairage percutant à base de backlight dont une source de lumière souvent posée face à l’oeil de la caméra avant qu’un personnage ne vienne s’interposer. Difficile, voire même impossible de critiquer Sam Levinson en déclarant que son film manque de subtilité, tant il revendique par la technique vouloir heurter, percuter le spectateur.

Mettre en lumière des personnages qui ne semblent être que des personnages de fiction aux caractères et réactions exacerbées pour le cinéma pour finalement faire comprendre qu’ils ne sont de manière sous-jacente que le miroir de notre société. Ne pas se voiler la face. Oui des pères de familles, des responsables politiques, des jeunes hommes et jeunes femmes aussi pervers et irresponsables existent au sein de notre société et notamment aux États-Unis. L’Homme est un loup pour l’Homme, et surtout, l’Homme est un être capable de tout du pire comme du meilleur. Sam Levinson se sert du média qu’est le cinéma afin d’aller au bout de ce raisonnement. Tout n’est qu’exagération et provocation afin de faire comprendre que si notre société n’est pas à l’image de la ville de Salem et de ses habitants, elle pourrait tendre vers. Aussi innocentes que pussent être (ou ne pas être) les “Sorcières” de Salem exécutées en 1692 pour avoir soi-disant pratiqué de la sorcellerie, Lily, Bex, Sarah et Regan sont-elles également coupables ou victimes de la société ? Version moderne du procès des Sorcières de Salem, Assassination Nation démontre par sa cruauté et sa bestialité quels sont devenus les maux d’une société qui ne tourne vraiment pas rond. Machisme, Racisme, Fascisme, Féminisme, Transgenre (avec la présence au casting de l’actrice transgenre Hari Nef), Violence, Sex, Pornographie, Drogue, Viol, Alcool… tout y passe et si certaines thématiques sont survolées, c’est avant tout cet amoncellement qui va créer quelque chose. Une accumulation de problèmes qui va amener l’anarchie et le chaos. Une anarchie qui va aboutir en une véritable chasse aux sorcières. En un carnage aussi cruel que jubilatoire, grâce à des personnages rondement bien écrits. Si repoussantes dans un premier temps, le spectateur va apprendre à connaître ses quatre adolescentes victimes de la société. Du dégoût à la jubilation de les voir prendre les armes, pour dire à quel point le film va loin, mais tout en conservant du sens et une certaine cohésion dans ce qu’il raconte. On en vient à jubiler à la vision d’adolescentes de 19 ans qui se vengent armes à la main.

Cruel, brutal et sans aucune concession, Assassination Nation est un choc cinématographique. Représentation exagérée d’une génération complètement perdue et dénuée de limites, Sam Levinson réalise une œuvre aussi plaisante et divertissante qu’intelligente et choquante. Choquante non pas à cause de ce qui est montré, mais bel et bien, car c’est quelque chose qui pourrait être réel. Ceux qui pensent le contraire allez faire un tour dans les campus, sororités américaines/nord-américaines… Une œuvre percutante qui n’en oublie pas pour autant qu’il s’agisse néanmoins que de cinéma. Tout cela n’est que la partie immergée de l’iceberg. La partie émergée étant un divertissement pop, superbement rythmé et techniquement superbe. Mis en image par le directeur de la photographie Marcell Rév, Assassination Nation conquis grâce à un visuel ultra stylisé (sources de lumière artificielles avec des couleurs qui viennent vous titiller la rétine) et quelques fulgurances mécaniques magnifiques. Dont un (faux) plan-séquence de plusieurs minutes qui implique plusieurs personnages dans une chorégraphie sur les deux étages d’une maison pavillonnaire. S’il ne vous surprendra pas dans son déroulé qu’est celui d’une plongée au cœur des enfers, Assassination Nation vous captivera par sa technique, vous entraînera par son rythme et vous fera davantage prendre conscience par ce qu’il ose vous montrer.


« Cruel, brutal et sans aucune concession, tout en oubliant pas d’être divertissant, Assassination Nation est un choc cinématographique. »





CONCOURS

Paru le 21 septembre 2018 aux États-Unis et au Canada, la bombe Assassination Nation débarque enfin dans les salles de cinéma françaises ! Distribué par Apollo Film, le film réalisé par Barry Levinson prendra l’affiche dès le 05 décembre 2018 dans les meilleures salles.

A l’occasion de sa sortie, nous vous offrons 3×2 Places de Cinéma pour découvrir une des plus belles surprises cinématographiques de l’année 2018 avec la personne de votre choix et dans le cinéma de votre choix ! Pour participer il vous suffit de vous rendre sur notre page Facebook ou Twitter et de partager les posts dédiés au concours.

 

 


Concours ASSASSINATION NATION ouvert du mardi 27 novembre 2018 au dimanche 02 décembre 2018.
Les gagnants seront avertis par DM sur le média social de participation suite au tirage au sort le lundi 03 décembre 2018 à 00h.
Jeu-concours limité à la France Métropolitaine

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