L’Odyssée réalisé par Jérôme Salle [Sortie de Séance Cinéma]

lodyssee-film-critique-affiche

Synopsis : “1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.”


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…
cinetick

Alors, L’Odyssée est un long-métrage ambitieux et de qualité dévoilant que les États-Unis et plus particulièrement Hollywood, n’a pas le monopole du biopic. Le biopic est devenu depuis peu un genre à part entière, mais contrairement à d’autres, L’Odyssée n’est pas un simple biopic. Son récit est linéaire, les actions vont enchaîner des réactions et prises de conscience, mais l’histoire ne se concentre pas essentiellement sur le protagoniste. Le Commandant Cousteau n’est qu’un pion autour duquel s’articule le récit du film. Cousteau était encadré et bien encadré. Philippe, Simone ou encore Falco, chacun des personnages (qu’il soit attaché par lien de sang ou non au commandant) a eu un impact sur la vie de  Jacques-Yves Cousteau. Jérôme Salle le reconnait au travers de son film, offrant à chacun des personnages une réelle place au sein du film et non pas qu’une simple apparition. Cousteau est un noyau, noyau dont les événements ont fait qu’il devienne à la fois un passionné passionnant et un égoïste méprisant. Bipolarité bien retranscrite au travers d’un scripte qui n’en oublie pas pour autant de faire pérenniser un des messages que pouvait porter Cousteau au travers de ses films.

L’Odyssée c’est également une fable écologique qui va utiliser l’un des outils premiers du cinéma, à savoir l’image, afin de faire prendre conscience à tous et toutes que notre monde est en train de basculer, et ce, depuis plusieurs dizaines d’années déjà. Une fable écologique développée en sous-texte et sans que cela ne soit trop appuyé malgré des cartons en fin de film que l’on aurait pu éviter comme trop souvent. Au-delà de cette fable écologique, L’Odyssée est un véritable film d’aventure comme il s’en fait peu dans le cinéma français. Un film d’aventure transportant le spectateur aux quatre coins du monde, de la France à l’Antarctique en passant par de longues et magnifiques balades sous-marines. Ambitieux sur le plan visuel, si L’Odyssée réussit à transporter et magnifier ses environnements c’est grâce à sa non-utilisation ou presque d’effets spéciaux. Tourné en décors naturels, au cœur d’une faune sous-marine véritable, permet au film de gagner en consistance.

S’il n’est pas aussi spectaculaire que peut l’être un film hollywoodien – un montage très lent fait lorgner le film vers un cinéma plus contemplatif – il l’est tout de même grâce à son travail photographique. Ce que Jérôme Salle et son équipe ont réussi à faire est tout bonnement superbe et merveilleux pour tout spectateur réussissant à se prendre au jeu et ayant envie d’explorer les fonds marins aux côtés de la famille Cousteau. Une aventure assez lente, mais que l’on savoure avec plaisir grâce à une réalisation léchée, des acteurs remarquables de justesse et une bande originale douce qui ne cherche pas à amplifier l’impact émotionnel ou dynamique que peuvent avoir certaines séquences. Du beau cinéma.

[usr 4]

[ctt template=”5″ link=”fBe8c” via=”yes” ]”Alors T’as Aimé ?” Plus qu’un simple biopic, un film d’aventure enivrant qui magnifie ses environnements. #LODYSSEE via @CineCinephile[/ctt]


Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *