Alors T’as Aimé ? | Double Avis sur Inferno par Ron Howard

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Synopsis : “Dans “Inferno”, le célèbre expert en symbologie suit la piste d’indices liés au grand Dante lui-même. Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer… “


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Alors, à défaut d’être un grand auteur de cinéma, Ron Howard a toujours un été un bon faiseur. De Cocoon à Rush en passant par La Rançon ou encore Anges et Démons, il a toujours conçu des divertissements de bonnes factures. Des thrillers bien ficelés, souvent prévisibles, mais qui réussissent à maintenir le spectateur en haleine jusqu’au plan final. Du cinéma grand public, car spectaculaire et avec un tout cohérent sans chercher à être révolutionnaire. Le cinéma a besoin de faiseurs comme celui-ci, et ce qu’il fait, permet à tout à chacun de passer un agréable moment dans une salle obscure ou dans son salon. Ce sentiment est l’exact sentiment que l’on ressent une fois la projection du film Inferno achevée. Troisième opus de la saga basée sur les œuvres littéraires écrites par Dan Brown, Inferno est un divertissement agréable au visionnage, car doté d’un rythme effréné et d’une histoire haletante.

En l’espace d’une introduction de cinq minutes, le cinéaste pose les bases de son récit, cible celui qui sera le méchant de l’histoire et explique par le biais d’un monologue dicté par ce dernier, ce qu’il menace de faire et pourquoi. Simple, concise et dynamique grâce à un enchaînement effréné de plans. Tout est contextualisé, le spectateur n’a plus qu’à se laisser embarqué par ce qui va devenir une course poursuite d’un peu moins de deux heures de durée. Si l’on remarque quelques bonnes idées d’écriture (tel que la façon dont Robert Langdon arrive sur les lieux de l’enquête afin d’éviter le fameux : “We have to call Robert Langdom. We need him !”)  afin que le film ne puisse être qualifié de conventionnel, Inferno reste un thriller prévisible, fait d’incohérences et de facilités scénaristiques. Un jeu de piste qui tient en haleine, mais dont les nombreux retournements de situations – et surtout de vestes – n’aident en rien à cacher les diverses incohérences qui vont de cette manière s’empiler les uns sur les autres.

Divertissement qui cherche le dynamisme et à créer le spectacle avant tout, Inferno dispose d’une réalisation des plus didactiques et d’une mise en scène qui occulte littéralement l’arrière-plan du cadre. Tout est au premier plan, les cadres sont majoritairement serrés sur les personnages et sur les actions qu’ils réalisent. Le but est que tout aille vite et que les actions s’enchaînent avec cohérence, fluidité et sans perdre le spectateur. Ça fonctionne, mais les plans sont courts, simplement fonctionnels et la mise en scène n’est pas suffisamment travaillée pour offrir de belles perspectives et ouvrir le cadre. Il en résulte néanmoins un divertissement de qualité, un jeu de piste plaisant à regarder et haletant notamment grâce à la bande originale signée Hans Zimmer. Une bande originale qui ne rentrera pas dans les mémoires, mais qui mélange astucieusement sonorités orchestrales et électroniques. Des compositions qui implémentent aux séquences l’intensité nécessaire, celle dont ne dispose pas la mise en scène. Plaisant, mais aussitôt vu, aussitôt oublié.

par @Kev44600

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Pas les mêmes arguments, mais un avis partagé !

Alors, revoilà le professeur Langdon qui depuis le Da Vinci Code enchante nos salles de cinéma (certes tout dépend de l’amour que l’on a pour les ouvrages de Dan Brown). À chaque fois, c’est un succès et à chaque fois la critique se déchaine sur le film… d’un autre côté, les histoires sont basiques donc peut-être vaudrait-il mieux s’énerver sur l’auteur, non ? Mais là n’est pas le sujet. Alors t’as aimé ?

L’histoire est la recherche par des énigmes disséminées sur la route d’un virus qui pourrait disséminer l’humanité. On ne change pas un scénario qui gagne : Tom Hanks, des énigmes, de la réflexion. Et une enquête menée tambour battant ? Et bien non ! Si l’interprétation est presque sans faille (Felicity Jones et Sidse Babette Knudsen sont impeccables, on ne peut pas en dire autant d’Omar Sy et de Tom Hanks par moment qui semble fatigué), Ron Howard n’arrive pas à insuffler le rythme nécessaire. Rythme qui manque à l’histoire pour que le film se suive avec un réel plaisir.

En réalité, ce n’est pas que le film soit mauvais, on passe un moment sympathique mais il lui manque de la dimension. Ben Foster n’est pas charismatique en savant fou qui rêve d’anéantir l’humanité. De même les retournements de situation sont tellement prévisibles car la réalisation n’aide pas à entretenir le suspense. Reste le final qui fait un peu frissonner mais ce n’est pas suffisant. Il est peut être temps que cela s’arrête non ?

par @Manu_Calafiore

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[ctt template=”5″ link=”SYd1t” via=”yes” ]”Alors T’as Aimé ?” | Ron Howard signe un divertissement de qualité, même si déjà oublié. Simple Film Popcorn. #Inferno via @CineCinephile[/ctt]


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