Réparer les Vivants réalisé par Katell Quillévéré [Sortie de Séance Cinéma]

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Synopsis : “Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…”


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Adapté un livre n’est sans doute pas le travail le plus aisé au cinéma. Notamment quand il s’agit de proposer une relecture de Maylis de Kerangal. Il ne faut pas décevoir les fans, et dans le même temps, la réalisatrice (Katell Quillévéré) montre la vision qu’elle en a perçu. Remarquée avec le surprenant Suzanne (qui révéla pleinement Adèle Haenel), la réalisatrice n’a pas son pareil pour raconter des histoires d’une humanité sans pareil.

Et l’humain est au centre d’une histoire où la mort d’un adolescent peut offrir la vie à une femme ou plutôt la réparer. Après une entrée en matière cotonneuse comme dans un rêve, l’accident qui coûte la vie à Simon, place le spectateur dans un état de faiblesse puis de stress. Comment réagir à la place des parents ? Quelle décision prendre ? Est-il facile d’accepter le don d’organes pour permettre la vie d’autres ? En ce sens, Emmanuelle Seigner et Kool Shen sont d’une justesse impressionnante : ils ne jouent pas, ils sont ces parents déchirés qui se resserrent autour du départ de leur enfant. Accompagnés dans ce douloureux choix par un Tahar Rahim d’une sobriété exemplaire face à un médecin odieux, Bouli Lanners impeccable.

Et en face, Anne Dorval attend dans l’antichambre de la mort… et se demande donc si elle mérite ce coeur. Un coeur pour remplacer le sien qui peut lâcher à tout moment. Elle est sans fard, totalement débarrassée des folies de Cricket Rockwell ou de l’atmosphère “dolanienne” qui l’aurait totalement enfermée. Elle emporte le spectateur dans l’attente d’une greffe et de sa réussite. Épaulée par deux fils d’une sensibilité à fleurs de peau (Finnegan Oldefield et Théo  Cholbi), le film prend la direction de l’émotion sans forcer le spectateur à verser sa petite larme. Du grand art !

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[ctt template=”8″ link=”e3KgD” via=”yes” ]#ReparerLesVivants : émouvant sans être tire-larmes, une distribution parfaite, une fluidité dans la narration. Beau et simple à la fois… via @CineCinephile[/ctt]


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