IRIS réalisé par Jalil Lespert [Sortie de Séance Cinéma]

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Synopsis : “Iris, la femme d’Antoine Doriot, un riche banquier, disparaît en plein Paris. Max, un jeune mécanicien endetté, pourrait bien être lié à son enlèvement. Mais les enquêteurs sont encore loin d’imaginer la vérité sur l’affaire qui se déroule sous leurs yeux. “


Les lumières de la salle de cinéma s’allument, tu te repositionnes sur ton siège pour avoir fière allure parce que la position “je m’installe comme à la maison” ce n’est pas trop ça, et là, ton ami(e) se retourne vers toi et te pose la question fatidique…

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Alors, très attendu de ma part depuis la publication de sa bande-annonce, cet IRIS ne m’a pas laissé de marbre. Les lumières de la salle rallumées, je ne savais quoi dire, quoi penser. Remake du film Chaos, réalisé par Hideo Nakata (Ring, Dark Water…) et paru en France directement en DVD courant avril 2010, IRIS est un film de genre français qui ne laisse pas indifférent. Thriller qui se veut “hitchcockien” dans les grandes lignes de son scénario, mais qui se révèle être avant tout paradoxal puisque tout aussi éblouissant, qu’ennuyant. Si le film déçoit de prime abord, c’est avant tout à cause d’une narration qui va chercher à rendre complexe ce qui ne l’est pas. Pourquoi chercher à rendre complexe une histoire qui ne l’est pas, car déjà exploitée au cinéma à de multiples reprises ? Prévisible et cousu de fil blanc, l’emploi d’une narration déconstruite – usant de flashback et flashforward – donne au spectateur l’impression qu’on le prend pour l’idiot qu’il n’est pas. En plus de cela, cette narration dessert le rythme du film, ainsi que l’histoire en elle-même. Une histoire qui dans sa finalité ne va plus avoir de sens concret et dont les personnages vont se contredire. Les trop nombreux rebondissements n’y sont également pas pour rien.

Cependant, si les trop nombreux rebondissements et cette narration brouillonne donnent l’impression d’une histoire illogique, subsistent quelques pistes et idées intéressantes. Idées qui vont être exploitées et développées par la mise en scène et la réalisation de Jalil Lespert. IRIS est une œuvre plastique, un long-métrage à la direction artistique très forte. Les cadres sont soignés, leurs compositions intéressantes et toujours dans l’optique de la mise en valeur des corps par la lumière. La lumière prédomine dans l’espace et sublime les acteurs, à défaut de sublimer les décors, qui ne restent ici que de simples décors. Les couleurs sont vives, luxuriantes, en parfait accord avec l’aspect bourgeois et propre sur soi que se donne le film. Aspect et image, en connotation avec les thématiques qu’exploite le scénario et ce monde qu’il explore. Le masochisme, l’envie constante de jouer, la perversité de l’être humain et non uniquement de l’homme ou de la femme. Les personnages incarnés par Charlotte Le Bon, Romain Duris et Jalil Lespert sont en ce sens tous égaux. Des êtres différents, provenant de classes diverses, mais aux pulsions sauvages et animales identiques.

Résulte en sous-texte une légère satire intéressante de la haute société et une œuvre cohérente dans sa globalité. La magnifique direction de la photographie signée Pierre-Yves Bastard sublime des personnages bien incarnés et mis en scène, filmés avec passion et sensualité par le réalisateur Jalil Lespert. Malgré de belles choses, des thématiques intéressantes, la seule et importante ombre au tableau reste ce scénario et cette narration laborieuse. Un défaut qui va laisser un goût amer. Celui d’un film plastiquement magnifique, mais qui aurait pu être encore meilleur, encore mieux rythmé et percutant s’il n’avait pas cherché à être complexe pour rien.

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[ctt template=”5″ link=”i8tFI” via=”yes” ]”Alors T’as Aimé ?” | Œuvre plastique magnifique où la lumière sublime les corps des acteurs. Côté narration… #IRIS via @CineCinephile[/ctt]


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